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Archive pour février, 2002

Le marketing sensoriel au service de la communication des entreprises

Alain Goudey est un musicien passionné de communication (ou le contraire…). Il propose aux entreprises de réfléchir à leur communication sonore ou sensorielle…explications !

Planète-RP : Pouvez vous nous présenter votre parcours et l’histoire de votre société ?

Alain Goudey : Mon parcours est assez original dans le sens où j’ai débuté mes études supérieures par les classes prépas maths pour finalement entrer dans une école de management orientée nouvelles technologies (INT Management), à l’issue de laquelle je me suis lancé dans un DEA de Marketing et Stratégie à Dauphine. L’idée d’AtooMedia, agence spécialisée dans la communication sonore et le design musical, est née dans ce contexte. Passionné de musique depuis l’âge de 5 ans, auteur, compositeur, et ayant effectué le constat que les entreprises n’exploitaient pas suffisamment le pouvoir de séduction et d’expression de la musique, AtooMedia était née.

La société a vu le jour il y a plus d’un an suite à un long travail (plus de deux ans) en amont sur la définition du concept que nous souhaitions développer pour les entreprise : l’Univers Musical et Sonore (UMS). Ce concept va au-delà de la simple identité sonore car nous travaillons la communication musicale et sonore dans son ensemble par une approche stratégique de cet aspect de la communication. L’entreprise est née dans un incubateur dans l’Essonne et grandit maintenant sur le sol parisien. Les deux fondateurs, Jean-Cyrille Renaud et moi-même, Alain Goudey, ont su s’entourer d’un certain nombre de compétences qui donnent toute leur force au savoir-faire de chacun des trois pôles de notre agence et qui se traduit sur l’objectif de qualité et de satisfaction client de l’agence.

Planète-RP : Quels services proposez-vous ? Quels sont vos clients ?

Alain Goudey : L’agence est organisée en trois pôles de compétences, avec chacun son public : un pôle conseil, un pôle création et un pôle recherche.

– le pôle Conseil pour aider les entreprises sur la dimension stratégique de la mise en place d’une bonne communication sonore,

– le pôle Création pour créer les éléments sonores de l’Univers Musical et Sonore. Il doit donc faire le lien entre les créatifs, les musiciens et les attentes des entreprises,

– le pôle Recherche qui s’adresse à tout le public de chercheurs dans le domaine de la communication musicale. L’objectif étant de centraliser les avancées dans ce domaine, dans un objectif de rationaliser les nombreuses actions de recherche actuelles.

Nous proposons donc tous les services nécessaires à une bonne utilisation du son dans la communication des entreprises : du conseil à la création des éléments sonores (voix, musiques, bruitages, …). Et nous garantissons un maximum de qualité en utilisant la méthodologie que nous développons et améliorons grâce à la recherche fondamentale réalisée par le pôle Recherche.

Un Univers Musical et Sonore (UMS) correspond à l’ensemble des sons, bruitages, voix et musiques mis en place pour faire reconnaître de manière distinctive une entreprise. L’UMS peut alors se déployer sur l’ensemble des supports de communication de l’entreprise : système téléphonique, site Internet, publicité radio & TV, sur le lieu de vente, le lieu d’accueil, d’attente, sur tous les supports multimédias (CD-ROM, bannières Flash, diaporama PowerPoint, …). L’UMS dépasse les notions d’identité sonore ou de jingle, car certes nous créons l’hymne de l’entreprise ou de la marque, mais nous créons tous les éléments sonores qui vont accompagner ou rappeler cet hymne sonore sur tous les supports audio disponibles, afin d’éviter la saturation du public vis-à-vis de la dimension sonore de la marque (et donc éviter les excès de certains dont la stratégie est de marteler les 5-6 notes de musique de leur jingle).

Nos clients sont essentiellement toutes les entreprises un minimum soucieuses de la qualité de leur relation client. En effet, à un niveau global et stratégique, ce sont surtout les grands comptes, les grosses PME et les institutions publiques, sur des projets multi-supports et relativement complexes. Par contre, pour des projets plus modestes, nous travaillons pour des sociétés plus petites types PME.

En vrac, nous avons travaillé pour : l’AAE-CELSA, l’INT, les Galeries Lafayette, mais également pour Linagora, ToolNet ou CYBO interactive, … Certaines de ces références sont disponibles sur notre site Internet : www.atoomedia.com.

Planète-RP : Comment évalue-t-on aujourd’hui le rôle joué par l’accueil sonore d’une société ?

Alain Goudey : Pour le moment, toutes les entreprises n’ont pas conscience que pour la plupart, leur communication sonore est désastreuse. Cela se constate généralement en tout premier lieu sur leur accueil téléphonique où Vivaldi, Mozart ou Beethoven restent les compositeurs préférés dans des adaptations parfois douteuses (en terme de qualité d’exécution et d’intégration sur le support). Pourquoi ce phénomène ? Tout simplement parce que les entreprises ne s’appellent pas elles-mêmes… Au-delà du téléphone, les actions de communication sonore sont généralement éparses et exemptes de réflexion. Exceptionnellement, quelques grandes marques ont une approche plutôt intéressante, réfléchie, et qui du coup fonctionne (DIM, Nestlé et Intel pour n’en citer que quelques unes).

Pour l’instant, la tendance générale est de considérer la dimension sonore de la communication comme superflue. Ainsi, sur le support TV par exemple, la musique du spot est généralement choisie en dernier et de toute façon en fonction du budget restant après toutes les phases de conception, réalisation, production des images… Tout est dit !

Concernant l’autre aspect de la question, quant à la manière d’évaluer un accueil sonore, vous comprendrez que je ne vous dévoile pas notre méthodologie, mais vous dirai que dans ce domaine, la logique est systématiquement de trouver le bon compromis entre : les objectifs stratégiques de communication des entreprises (en terme de supports choisis, de valeurs et de messages à véhiculer), les idées des créatifs, et surtout les attentes de la cible. Il faut donc une structure et une méthodologie capables de comprendre les besoins des entreprises, de parler le langage de la création et d’appréhender les attentes des consommateurs. C’est exactement ce que fait notre méthodologie CTES pour business Core, business Target, business Environment et business Strategy.

Planète-RP : Comment vont évoluer à votre avis les techniques mises en oeuvre pour l’accueil sonore des entreprises ?

Alain Goudey : Pour le moment le marché est très morcelé avec :

– beaucoup de petites structures (voire de musiciens individuels) qui prétendent faire de la communication sonore pour les entreprises. En fait, ils font parfois de la bonne musique, mais certainement pas de la communication d’entreprise.

– les grandes agences de communication qui ont, par obligation d’être globales, le devoir de faire de la communication sonore. Dans le concret, peu ont un vrai département spécialisé dans l’aspect sonore de la communication et elles font très souvent appel à des musiciens de la première catégorie.

– les agences spécialisées, qui des fondements méthodologiques plus ou moins avancés.

Le marché traduit réellement la maturité du secteur : c’est un secteur en devenir. Les entreprises vont prendre conscience de l’importance de cette dimension de leur communication et de ce que l’on peut réellement faire avec. On assistera vraisemblablement à une amélioration de ce côté là. La communication sonore et le design musical vont évoluer pour devenir aussi matures que le design graphique, avec, dans l’idéal, des formations académiques spécifiques. Cette évolution ne se fera pas tant sur l’aspect musique et techniques musicales, mais davantage sur l’aspect utilisation à des fins de communication d’entreprise, avec une meilleure compréhension du lien musique – comportement de l’individu et la mise en place d’outils de mesure concrets telles que les échelles d’émotions par exemple.

Je peux vous assurer que notre agence, AtooMedia, marque déjà une grande (r)évolution dans le secteur par son approche tri-partite grâce à nos trois pôles de compétences Nous entendons bien « faire bouger les choses » de manière positive. Les trois pôles travaillent dans une parfaite synergie au sein d’AtooMedia, qui est la première agence de communication sonore à mettre en place de tels moyens au service d’un unique objectif : « Faire entendre votre image… ». Suite à notre campagne de petits-déjeuners (dans toute la France), devant l’accueil très favorable dont ils ont fait l’objet et dans un souci justement de faire évoluer les choses nous comptons bientôt mettre en place des formations pour les décideurs en entreprises. Nous interviendrons également au sein des Grandes Ecoles et Universités pour sensibiliser les futurs décideurs à cet enjeu du marketing musical et sonore. L’appel est lancé, n’hésitez pas à nous contacter via notre site web :

www.atoomedia.com.

L’intermédiation hiérarchique n’est plus, vive le chat social

par Laurent Durgeat. Parmi les discours à la mode en matière de politique d’entreprise, on explique à qui veut l’entendre que le fonctionnement des économies modernes passe par un management participatif et une meilleure mise en relation des savoirs et des compétences. Les  » cerclés de qualité  » Japonais ont d’ailleurs représenté la première émanation sensible de cette tendance.

Pour rappel, l’histoire récente de la société parisienne nous apprend que de Montmartre à Montparnasse, il a existé des lieux où le brassage social était rendu aisé, du moins possible. Ces foyers de création transcendaient les clivages les plus engoncés.

D’une certaine manière Internet, quand il en est fait une utilisation intelligente, peut favoriser les rencontres les plus inattendues et réduire les fossés entre les hommes.

Et la communication dans tout ça. ? Et bien, au même titre que l’éditeur universel représente une révolution de velours dans le milieu feutré du journalisme, les espaces de discussion et autres listes de diffusion sont autant de regroupement de citoyens autour d’une idée ou d’un projet, et qui n’obéit qu’à la volonté de recréer un lien social et un fonctionnement proche du  » club « , à cette différence près que l’on ne peut pas créer de club en dehors du net, qui puisse rassembler des contributions aussi éloignées que celles que peuvent parfois contribuer à initier les clubs Internet.

Pour preuve, certains espaces de discussions francophones qui regroupent tout autant des Québécois que des Suisses et bien sûr des français.

Cette tendance au regroupement spontané de personnes et la facilité de contacter directement ou indirectement des personnes pouvant occuper une position sociale ou hiérarchique inférieure, égale ou supérieure à la sienne n’est pas sans conséquence sur le fonctionnement des médias et de la gouvernance d’entreprise.

L’émail se révèle par exemple, une redoutable arme de lancement de crise ( rumeurs, mails groupés…). Quant à la communication, elle doit s’accommoder de cette nouvelle citoyenneté électronique qui n’hésite pas à tourner en dérision, qui le logo d’une entreprise, qui un émail détourné à un manager d’entreprise et livré en pâture à des milliers de boîtes aux lettres électroniques.

LD

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