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Archive pour avril, 2002

Comment rater sa rentrée… et la réussir ?

Par Anne-Caroline Paucot

Conseils pour les Présidents, directeurs, patrons, chefs, responsables et autres importants

Il y a un an, bronzé et en forme, votre moral avait le moral. Votre société allait décoller. Deux tours se sont écroulées et vos espérances avec. Vos clients ont affiché un sourire désolé pour vous dire : « C’est intéressant, mais ce n’est vaiment pas le moment ».

Si de tels événements ne se produisent heureusement pas tous les ans, faire pire est un exploit à votre portée. Pour cela, équipez-vous d’un bulldozer et jouez les démolisseurs dans votre entreprise. Les dix éléments à détruire et conseils pour y arriver.

1. Les ambitions… Rêvez, abandonnez

Vos vacances ont été l’occasion de judicieuses réflexions. Vous allez inonder le marché avec des coquillages diffusant des messages pour une crème à bronzer ou des logiciels pour éloigner les moustiques de l’ordinateur…

Fixez vous un objectif commercial ambitieux. Mettez en place un planning. Considérez qu’il vous faudra un mois pour que la moitié soit atteinte, puis un autre pour le quart, un autre le huitième, un autre le seizième. Découvrez qu’après chaque progression, il reste une longueur à parcourir qui ne sera jamais nulle. Concluez que vous ne pourrez jamais atteindre votre objectif. Abandonnez-le.

2. La motivation… Démotivez pour motiver

Attendez 17 heures pour donner le travail à vos collaborateurs, Travailler tard ils adorent, ils n’ont rien d’autre à faire. Dérangez-les toutes les dix minutes pour vérifier que cela avance ou mieux restez derrière eux pour leur expliquer qu’ils s’y prennent mal. Ne leur dites pas que le boulot est prioritaire et urgent, ils doivent être assez télépathes pour le comprendre. Si un travail nécessite des instructions particulières, ne les écrivez pas, laissez-leur deviner. Si vous êtes content de leur travail, surtout gardez cela secret. En revanche, s’ils font une erreur, n’hésitez pas à en informer tout le monde. S’ils prennent une initiative, réprimandez-les. S’ils n’en prennent pas, déplorez leur laxisme. Grâce à ces pratiques, l’encéphalogramme motivation de vos salariés sera rapidement plat. Affligez-vous de cette mort chronique et rédigez un édito pour le journal interne sur la nécessité de se motiver.

3. L’efficacité… Confondez s’agiter et s’activer

Exigez le changement de la photocopieuse et de la machine à café, qui donne le mauvais exemple en crachant trop lentement les feuilles et le café. Avec un interlocuteur en direct et deux téléphoniques, pratiquez le « zapping conversationnel ». Changez d’urgence et de priorité toutes les cinq minutes et raccourcissez d’autant le délai nécessaire à leur réalisation. Convoquez des réunions pour décider l’heure de la prochaine réunion. Approuvez d’un hochement de tête lorsque vos collaborateurs parlent et concluez en disant : « Tout cela, c’est du blabla, il serait temps de se mettre au travail et de ne plus confondre s’agiter et s’activer. » En vertu du proverbe : « Un escalier se balaye par le haut », vous aurez bientôt un joli ménage à faire dans votre société.

4. Votre futur… Faites la grenouille

Le directeur commercial, le responsable développement, le comptable tirent des sonnettes d’alarme. Renvoyez ces oiseaux de mauvais augure dans leurs bureaux et ne vous laissez pas perturber par ces avertissements. Attendez. Si vous avez de la chance, votre société explosera en vol comme la navette Challenger (Avant le décollage, plusieurs ingénieurs ont tenté d’alerter les décideurs en disant qu’on risquait une catastrophe si le problème des joints des boosters n’était pas résolu. Ils n’en ont pas tenu compte.). Lorsque votre entreprise aura déposé le bilan, achetez deux grenouilles. Plongez la première dans l’eau bouillante. Elle réagira à ce signal fort en sautant hors de la casserole. Mettez la deuxième dans l’eau froide et faites chauffer doucement l’eau. Incapable de réagir à ces signaux faibles, elle finira par périr. Demandez-vous ensuite qui est le plus intelligent, vous-même ou le batracien ?

5. La créativité… Philosophez-la

Engagez un consultant, donnez lui votre montre. Payez le lorsqu’il vous donne l’heure. Commandez-lui un rapport sur le thème : « La créativité, une philosophie ». Lisez son instructive étude : « La créativité, c’est pour Descartes : j’y pense donc j’y suis ; pour Karl Marx : historiquement inévitable ; pour Freud : Le fait que vous vous en occupiez révèle un traumatisme lié à votre enfance ; Pour Platon : la nécessité est la mère de l’invention ; Pour Aristote : Qui peut le plus, peut le moins »… Diffusez le rapport et installez une boîte à idées sur votre bureau. Si elle est vide, convoquez le consultant et plaignez-vous du manque de créativité de vos collaborateurs. Il écoutera. Votre heure tourne.

6. La dynamique d’évolution… Réfléchissez vos refus

Faites de la compétence votre cheval de bataille. Déplorez que vos collaborateurs actuels en soient totalement dépourvus. Exigez que les nouveaux recrutés aient de l’expérience. Soyez intransigeant. Désormais, même les bébés de six mois engagés pour une photo publicitaire doivent en avoir. Quand un salarié vient vous demander une formation, réfléchissez. Considérez que seuls les bénéfices mesurables sont réels. Les bénéfices immatériels ne sont pas mesurables, donc pas réels. Refusez.

7. Les échanges… Laissez sans voix votre interlocuteur

Énoncez des phrases qui laissent sans réplique. Exemple : « Nous avons plus qu’une déontologie, nous avons une éthique. »
Obligez vos auditeurs à traduire vos propos. Exemples : Vous vendez de la formation, dites : « Notre société réunit les spécialistes de l’éducation cognitive qui développent une modélisation systémique des connaissances. » Vous virez un chef de service, dites : « Nous simplifions la chaîne logistique afin d’améliorer l’excellence opérationnelle. »
Cultivez le pléonasme. Frappez systématiquement deux coups. Exemple : « Ne nous faisons pas de fausses illusions, nous ne sommes plus en monopole exclusif. Pour atteindre le maximum de notre apogée, nous devons nous entraider mutuellement et avoir d’ambitieux projets d’avenir. Nous le ferons en constituant des binômes de deux personnes. « 
Placez global à tout bout de champ : une communication globale, une réflexion globale, une gestion globale, une pensée globale. En prime « glocalisez ». Le must, on pense global et on agit local.
Adoptez un langage multiculturel. Exemple : « Le brainstorming sur le reengenering était très challenging. Il faut faire du one click shopping ? J’ai trouvé un blogger qui a une killer appli. Je te brifferais demain. En attendant, si tu as le feeling, mail nos sleeping partners. « 
Abrégez vos propos : « Avec les RTT, je suis MDR (mort de rire). Notre BFR (besoin en fonds de roulement) nous met la TDC (Tête dans le cul), si le DG ne remue pas ASAP (as soon as possible) notre BP (business plan) ne sera plus OK. »
Rêvez maintenant d’écrire des textes lus dans le monde entier, qui provoqueront des réactions très émotives. Frappez à la porte de Microsoft. Ils cherchent des rédacteurs pour écrire les messages d’alerte.

8. La capacité à résoudre les problèmes… Optez pour les mauvaises solutions

Imaginez que si quelque chose est mauvais, son contraire est bon. Raisonnez comme cet officier américain au Vietnam qui disait : « Pour pouvoir sauver la ville, nous avons dû la détruire. »
Aggravez le problème en faisant toujours plus de la même chose. La solution peut devenir un problème. L’alcoolisme étant un grave problème, le gouvernement américain décida de l’interdire. Le remède fut pire que le mal. Braver l’interdit devint un sport national. Une industrie clandestine s’installa…
Niez le problème. Considérez que ceux qui le voient sont des personnes mal intentionnées qui sont à l’origine des difficultés.
Trouvez des bonnes solutions à des problèmes qui n’existent pas ou des solutions qui créent plus de problèmes qu’ils n’en résolvent. Si vous n’y arrivez pas, tentez l’Ena. À l’issue de ce cursus de formation, vous serez un expert.

9. La qualité… Adhérer à l’élite des contraires

Sensibilisez vos salariés à la qualité en les convoquant à une réunion avec un mail bourré de fautes d’orthographe. Arrivez en demi-heure en retard, ne justifiez pas votre retard. Proposez des transparents noirs sur fond bleu illisibles même au premier rang. Si vos salariés ne sont pas convaincus de la nécessité de la qualité, allez faire un stage chez les Bow-string. L’élite des Contraires est une tribu Cheyenne qui avait pour caractéristique de se comporter de manière inverse. Elle se lavait avec du sable, se sèchait à l’eau, reculait pour avancer, affrontait l’ennemi avec une arme ridicule…

10. L’humour… Prenez vous au sérieux

Froncez les sourcils afin de mieux confondre se prendre au sérieux et être sérieux. Managez le nez sur le guidon. Dés qu’un mur se présentera, l’accident sera inévitable. Évitez la distance de l’humour qui vous permettrait de voir l’horizon. Si malgré votre indubitable sérieux, un salarié mécontent de la diminution de salaires vous envoie un mail en disant : « Est-ce que le pluriel de salaire est désormais dé-risoires ? » Ne vous énervez pas, prenez vos affaires et partez faire un golf. Le golf, c’est un bon moyen de faire son trou. Vu l’état de votre entreprise, vous avez désormais besoin d’en creuser un profond.

Et un conseil pour réussir cette rentrée

Cherchez une rédactrice qui a du talent, de la réflexion, de la créativité et qui ne manque pas de culot. Trouvez Anne-Caroline Paucot. Visitez son site : http://www.hyaka.com. Appréciez ce travail d’amateur pro. Découvrez qu’outre la réalisation d’écrits traditionnels (articles de presse, audits, sites Internet, plaquettes, mailing, scénario de e-learning…), elle effectue des romans et des polars pour les entreprises. Appréciez ses références. Rencontrez-la et proposez-lui des contrats. La logique du gagnant-gagnant aboutira au fait qu’elle comme en tireront profit.

NB : Proposez également à cette indépendante de s’installer dans vos locaux. Elle est à la recherche de bureaux à partager.

Le droit d’auteur et les revues de presse

Planète-RP a posé quelques questions sur la situation des droits d’auteurs liés aux piges de presse à Dominique Fournier, directeur marketing et communication du fournisseur français de piges de presse, Pressindex.

PRP : Que représente la pige des sites Internet dans le volume des supports de communication que vous pigez ?

DF : Le contenu exclusivement Internet représente à peu près 20-25% des informations traitées par PressIndex, ce qui représente à peu près 500 sites en France ( et également en Grance-Bretagne où PressIndex a ouvert une filiale ).

PRP : Comment s’effectue la sélection des sites ?

DF : Nous nous intéressons au contenu purement informationnel. Nous nous livrons donc à un audit de chaque site autant sur sa forme que sur son fond. Par exemple, un site commercial ne sera pas sélectionné dans notre panel, si il ne propose pas un contenu à caractère informatif. Nos clients sont également moteurs dans l’évolution de la liste des sites surveillés. Ils nous avertissent de l’existence de nouveaux sites et attribuent indirectement un facteur d’importance en faisant remonter ces informations jusqu’à nous.

PRP : Cette approche exclut-elle les sites de diffusion de communiqués de presse ?

DF : Non, car nos clients souhaitent connaître les sites où sont repris leurs communiqués officiels. Et ces sites ( ex : Yahoo ! Finance ) disposent parfois d’une meilleure audience que beaucoup de médias plus élaborés.

PRP: En parlant d’audience comment, quid de la mesure des audiences sur ces sites ?

DF : Comme vous ne le savez, l’une des plus grandes difficultés sur Internet concerne la mesure de l’audience. Des instituts comme médiamétrie, avec leur outil Cybermétrie s’efforcent de fournir des informations les plus justes possibles. Ils surveillent aujourd’hui plus de 75 sites, en grande partie liés à des titres de la presse imprimée.

PRP : Quelle est la situation actuelle en France concernant les droits d’auteurs appliqués aux contenus numérisés et électroniques ?

DF : La situation n’a pas beaucoup évolué depuis un an… il est en interdit de mettre en ligne ou de publier sur un Intranet, et même d’afficher sur un écran d’ordinateur, quelque contenu intellectuel que ce soit, à moins d’en avoir obtenu l’autorisation par l’éditeur et d’avoir acquitté les droits liés à cette reproduction . Dans le cas des piges de presse cela réduit considérablement la marge de manoeuvre pour la constitution de panorama de presse…et je ne parle pas des archives de presse qu’il faut théoriquement détruire après une période d’utilisation. Reste la solution ( bancale, je l’admets ) de l’impression des fichiers numériques sans les visualiser au préalable. Cette solution décharge de l’obligation de demander des autorisations, mais pas de celle de payer les droits liés à la copie au CFC. Pour informatoion, le service extranet PressIndex propose d’externaliser les panoramas de presse en respectant les droits d’auteur ( dans la limite où on n’affiche pas les fichiers mais on les imprime seulement ), en gérant les droits liés à la copie.

PRP : Les entreprises sont-elles conscientes de leurs devoirs ?

DF : Malheureusement pas toujours. Dans leur esprit la confusion se fait toujour entre la copie à usage privé ( permise mais concernant l’individu en dehors de tout contexte professionnel ) et la copie à usage collectif ( c’est le cas des entreprises ) qui est réglementée.

PRP : Comment se calculent ces droits ?

DF : Il existe un formulaire à demander auprès du CFC et que l’on doit remplir en fonction du nombre de copie effectuée. Le barème diverge selon le titre et l’audience du média. Cela va de 5 cents d’Euros à 1 euro par copie…ce barème est dégressif…

PRP : N’y a-t-il pas moyen d’automatiser ces procédures ?

DF : Si, bien sûr, les technologies sont là pour ça. Soit vous disposer d’une équipe informatique et vous investissez dans un outil permettant d’automatiser l’enregistrement des impressions de fichiers numérisés, soit si vous êtes par exemple client de PressIndex, vous pouvez souscrire à une option de notre contrat qui vous permet d’être équipé d’une application spécialement conçue pour gérer la totalité de la procédure. 30% de nos clients l’utilisent déjà.

PRP : Nous sommes restés dans le cadre français. PressIndex est implanté dans d’autres pays européens ( ex : Grande-Bretagne ). Quelle est la situation chez nos voisins européens ?

DF : Chaque pays a sa manière bien lui de regarder midi à sa porte…en Angleterre par exemple, il existe deux sociétés d’enregistrements des droits liés à la copie, en Italie le système est complètement dérégularisé et le système des droits d’auteurs est donc neutralisé, en Espagne ce sont les agences de RPs qui proposent les services de pige de presse, en Belgique les éditeurs de sont regroupés en syndicat pour gérer les droits…bref rien n’est simple !

PRP : Quid des contenus électroniques ?

DF : Le CFC s’y attelle et devrait proposer de modes de rémunération aux auteurs concernés par la duplication électronique. Le CFC pourrait donc devenir un organisme collecteur répartiteur des droits électroniques.

En savoir plus sur les copyrights :

http://www.pressindex.com

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