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Archive pour juillet, 2002

Le Journal du Net : survivant du krach de la presse en ligne !

Christophe Delaporte dirige la rédaction du Journal du Net, devenu au fil des ans, le media en ligne incontournable du marché des nouvelles technologies. Il confie à Planète-RP son expérience des relations presse et nous explique les enjeux de la presse en ligne.

Planète-RP :Comment se portent les médias en ligne français en ce début d’année ?

Christophe Delaporte : Comme Internet en général : les chiffres d’audience sont excellents, les usages continuent à se répandre, les attentes des lecteurs à se sophistiquer. Les modèles d’affaires sont eux encore à caler : l’année 2000 a quelque peu troublé les esprits et déréglé les boussoles, beaucoup d’acteurs en ont souffert. Le dégonflement de la bulle financière et les refrains absurdes sur la fin de l’Internet gratuit ont pu altérer l’image du Web et déstabiliser les médias en ligne. C’est dommage mais ce n’est que transitoire. Résultat : il ne reste que les leaders. C’est peut-être un passage obligé pour simplifier et rassurer le marché…

PRP : Quels sont les axes de développement qui se profilent dans les mois/années à venir

CD : L’apparition progressive de formules payantes qui restent encore à trouver. De ce point de vue là, on en est aux balbutiements, commercialement et technologiquement. Pour nous, il faudra finir de convaincre les annonceurs de ce qu’ont très bien compris les RP : Internet est un média puissant, fiable et extrêmement souple.

PRP : Comment travaillent les responsables de com / attachés de presse avec votre rédaction ? La situation évolue-t-elle vers une meilleure compréhension de votre fonctionnement et de vos besoins ?

CD : Nous travaillons ensemble de façon assez classique je crois, en nous appuyant beaucoup, et c’est heureux, sur l’e-mail qui est un excellent outil relationnel pour peu que l’on respecte quelques usages simples. Les rédactions online sont très réactives, assez disponibles si le sujet est bien préparé en amont mais aussi très concentrées : elles ont une perception du temps différente des rédactions traditionnelles, les responsables de com l’ont compris maintenant. Nous sommes jeunes sur le secteur : nous essayons de travailler dans ce domaine sans prendre de mauvaises habitudes, en nous respectant les uns les autres. C’est important je crois.

PRP : Quels points clés souhaiteriez vous communiquer aux professionnels de la com pour les aider à mieux travailler avec vous ?

CD : Bien nous lire d’abord : la connaissance « intelligente » des supports suffit la plupart du temps à éviter les malentendus. Ensuite, utiliser avant tout le mail sans pièce jointe et en évitant les envois multiples. Un fax (un seul merci) éventuellement en soutien peut être utile. Ne pas faire de relances téléphoniques systématiques. L’usage du téléphone est pour nous un signal d’importance : une actualité chaude, une exclusivité, un « cas » délicat… Il n’est légitime que dans ce cas : une relance téléphonique pour une information banale sera mal perçue par les rédacteurs. Et des points
très classiques : ne pas survendre, que l’info soit compréhensible dès le titre et le résumé des communiqués pour permettre un tri rapide. Permettre facilement l’accès téléphonique aux responsables opérationnels. Faciliter nos propres investigations. Et ne pas nous appeler systématiquement par nos prénoms ;-).

http://solutions.journaldunet.com/

10 communicants témoignent de leurs parcours

RP…puissance 10 !

Planète-RP a interrogé des consultantes et consultants en communication représentatifs du dynamisme de ce métier, sur leur parcours, leurs attentes…au final la confirmation que les relations publiques c’est avant tout une affaire de passion…

Planète-RP : Quelles sont les motivations qui vous ont poussées à travailler dans le monde de la communication, et plus particulièrement le marché des relations presse ?

Karim Rhalimi, Brodeur SRRP ( agence )

C’est un concours de circonstances à l’issue, d’une expérience au sein d’un grand groupe français de Télécoms … Après une formation technique (BTS électrotechnique + une formation en instrumentation scientifique dans une école d’ingénieurs), et trois ans passés au sein d’un bureau d’études je me suis posé la question de savoir si j’avais envie de faire ce métier toute ma vie. La réponse fut non et j’entrepris donc la démarche logique de rechercher une école dispensant d’une formation reconnue. J’ai donc contacté l’ISTC qui a accepté (aprés avoir passé plusieurs filtres) de me former au métier de chargé en communication. A l’issue de la formation, j’ai travaillé chez Publicis Consultants sur le lancement Européen de l’écran à plasma de Thomson Multimedia (déjà en RP sur la partie High Tech). J’ai découvert le métier sur cette mission et je me suis dit que j’avais trouvé ma vocation (et le mot n’est pas trop fort). J’ai ensuite intégré Brodeur SRRP ( agence RP complétement dédiée au marché High Tech) dans laquelle j’ai commencé comme Attaché de Presse ( gestion opérationnelle de plusieurs comptes RP) puis maintenant comme Consultant avec comme principales missions l’encadrement d’attachés de presse, la définition et la mise en place de plan d’actions etc….

Carine Rigaud-Alfano Florence Gillier Communication ( agence )

J’ai toujours souhaité travailler dans l’univers de la communication, de l’échange et des relations humaines. Après des études universitaires d’anglais et d’allemand, et un magistère au CELSA, j’ai poursuivi par 2 années de journalisme à l’ESJ (Ecole Supérieure de Journalisme), où j’ai appris comment rédiger articles et dossiers, mener des interviews, les techniques de mise en forme et de hiérarchie de l’information … C’est alors que j’ai compris que le métier de journaliste serait trop monotone et répétitif pour ma personnalité et mes aspirations, dès lors qu’il nécessitait une spécialisation dans un domaine particulier (économie, politique, tourisme, santé, technique…), là où je souhaitais la pluridisciplinarité.. Ainsi, j’ai souhaité capitaliser sur mes études et mes connaissances et les mettre au service d’un métier de communication et d’échanges, celui des relations presse, ou plus exactement des PR au sens anglo-saxon du terme. Etre de l’autre  » côté de la barrière « , livrer de l’information pertinente et ciblée à un public exigent et pressé : les journalistes. J’ai commencé par des expériences dans des agences spécialisées dans la mode et la décoration, pour rapidement me tourner vers l’informatique et les nouvelles technologies, secteur qui m’a rapidement passionnée tant il était varié et riche de conséquences sur la société de demain … Voilà 8 ans que je  » baigne dedans  » avec toujours beaucoup d’enthousiasme et de motivation.

Florent Guibert, Edelman France (agence)

La possibilité de pouvoir rencontrer des personnes venant d’horizons divers, d’apprendre d’avantage sur les rapports humains. Je pense également que le métier de relations presse est un métier « sensible » car l’image d’une société appartient à la presse malgré tout. Pouvoir changer cette image est un challenge intéressant et motivant au quotidien.

Thomas Berber, Trait d’Union CM associés (agence)

Le besoin de travailler dans un milieu en perpétuel évolution et pour lequel le contact représente un élément vital.

Agnès Guillard, Gopublic (agence)

Tout a démarré lors d’une première expérience chez France Télévision Publicité en tant que Chargée de Production qui m’a confirmé ma volonté d’évoluer dans le secteur de la communication. Par la suite, dès que s’est présentée l’opportunité de bénéficier d’une vision plus globale, j’ai intégré un groupe de restauration au poste de Responsable Internet & Communication. L’univers des Nouvelles Technologies m’a totalement séduit et tout naturellement, ma rencontre avec l’agence Gopublic a provoqué mon passage au poste de Consultante RP.

Xavier Leboulanger, Infinité ( agence )

Dès l’époque du lycée, je m’imaginais dans une agence, mais plus à un poste de créatif. Mais je faisais toujours des tâches sur mes « oeuvres ». A coté du dessin je faisais du théâtre, passion vers laquelle je me serais totalement abandonné si je n’avais pas voulu « assurer mes arrieres » avec une formation solide. Mon goût du contact, de l’échange, de la rencontre, de la création m’a donc poussé vers la communication. Univers qui se rapprochait le plus, selon le moi, de celui du spectacle. Ensuite les relations presse se sont présentées d’elles même, lors d’un stage à France 3 Normandie et également lors de mon service militaire au service de presse de la Présidence de la République. Je me voyais plus comme chargé de communication plus que dans un service de presse, mais lorsque j’ai eu l’opportunité de retourner à l’Elysée en tant que salarié, je n’ai pas hésité une seconde. Et depuis je suis plus que jamais dans les RP.

Martial Delpuech, PR Manager Tiscali France ( annonceur )

Très tôt, j’ai su que je voulais exercer un métier de contacts avec des journées qui ne se ressemblent pas… et aussi avoir la possibilité de « promouvoir  » ou de « mettre en avant » des actions ou des personnes qui me paraissaient importantes ou fondamentales pour quelques individus ou pour plus largement pour la collectivité.

Un métier dans la communication est donc venu à moi assez rapidement et facilement. Après, j’ai du définir un métier, une activité spécifique car le domaine de la communication est comme tout le monde le sait et le dit très vague. C’est pourquoi je me suis tourné vers les relations publiques/presse qui me paraissaient le plus adaptées. Cette profession encore méconnue m’a attirée tout de suite, car elle permet de transmettre, d’expliquer des passions, des actions, des métiers… en un mot tenter de passionner d’autres gens sur des sujets qui a priori ne les concernent pas ou peu. Permettre au plus grand nombre de découvrir, d’apprendre, d’appréhender de nouvelles choses… aiguiser la curiosité. Leur transmettre des savoirs, des envies…. sans être intrusif comme peuvent l’être d’autres méthodes de communication comme la publicité qui atteint les gens directement. En Relations Publiques il faut d’abord convaincre son premier public, les journalistes, pour transmettre son message, donc si vous avez convaincu ces prescripteurs ils deviennent les meilleurs relais pour transmettre vos informations !

Anne-Sophie Luguet, Meetic.fr ( annonceur )

J’avais déjà travaillé quelques années en tant que pigiste et j’avais envie de passer à autre chose, l’envie de mettre à profit mon sens du commercial, sans toutefois intégrer une régie publicitaire…la solution des RPs s’est présentée naturellement d’autant que je le faisais plus ou moins pour dépanner des amis artistes autour de moi…

Marie-Laure De Langhe, ( Freelance)

Une rencontre au lendemain de mes études : Nino Cerruti – Il m’a donné ma première chance avec une confiance impressionnante, des clés pour gérer la presse, la communication, les relations publiques dans un milieu de mode et de VIP parisien particulier. J’ai instantanément aimé ce métier de contact, fait de règles, mais tout autant de psychologie et d’audace. Une fascination à l’évidence aussi pour la profession de journaliste, un goût enfin pour la recherche de l’information et sa mise en forme..

Planète-RP : Votre formation universitaire était-elle adapté à ce métier ?

Karim Rhalimi, Brodeur SRRP (agence)

Oui – l’école qui m’a formée est une valeur sûre dans le département du nord (et au dela). En effet, l’ISTC, dirigée par Claude Dognin est rattachée à l’EDHEC et à ce titre bénéficie de l’aura de cette école. De plus, les conditions d’admission y sont strictes ce qui garantit le niveau de l’école. Pour ce qui est de la formation, elle y est compléte car les cours « théoriques » sont complétés par des interventions de professionnels triés sur le volet. La formation destine au métier de chargé de communication et aborde les différentes facettes du métier. Ensuite libre à chacun de s’orienter vers son secteur de prédilection.

Carine Rigaud-Alfano Florence Gillier Communication (agence)

Oui, car le métier de relations presse dans le secteur IT, notamment, nécessite la maîtrise de langues étrangères, l’anglais en priorité, un esprit de synthèse, de la curiosité et des compétences rédactionnelles. Quand on sait que les journalistes reçoivent quotidiennement plus de 200 annonces presse, mieux vaut savoir attirer leur attention et leur curiosité efficacement et avec des techniques et des outils éprouvés. Et cela, je l’ai appris en école de journalisme.

Florent Guibert, Edelman France (agence)

JOKER !!

Thomas Berber, Trait d’Union CM associés (agence)

Mon DEA de Lettres Modernes s’est révélé précieux pour l’écriture. Après, il a fallu apprendre et digérer tout le reste. Je nageais dans l’inconnu.

Agnès Guillard, Gopublic (agence)

Ce n’est pas mon diplôme de l’Institut Supérieur de Gestion qui me prédestinait aux Relations Presse, mais plutôt mon goût pour les contacts humains, associé à mon attirance et ma capacité à appréhender l’univers technique et technologique. Il ne me restait qu’à pratiquer pour apprécier.

Xavier Leboulanger, Infinité ( agence )

Tout à fait, puisque j’ai suivi des cours et fait des stages avec des gens très compétents de cet univers. L’idéal eut été une insertion beaucoup plus fréquente en agence ou chez l’annonceur pour avoir une meilleure connaissance des acteurs de ce marché, mais cela vient très vite.

Martial Delpuech, PR Manager Tiscali France ( annonceur )

Si l’objectif de mes études était d’aiguiser ma curiosité, me donner l’envie de savoir, de trouver les informations, de les digérer, de les appréhender, de les synthétiser et aussi de les transmettre…en ça ma formation était adaptée.

Anne-Sophie Luguet, Meetic.fr ( annonceur )

L’école supèrieure de journalisme de Paris m’a assez bien préparée au métier des relations presse, d’autant que j’ai eu une carrière de journaliste avant d’embrasser le monde de la communication…bien écrire est une qualité rare et recherchée dans les deux disciplines 🙂

Marie-Laure De Langhe, ( Freelance)

Partiellement dans des domaines généraux seulement : un anglais des affaires courant, (chambre de commerce britannique), une discipline d’organisation de mes idées, un bon esprit de synthèse . L’essentiel de mon apprentissage des RP s’est fait sur le tas : les délais de bouclage, la recherche d’angles rédactionnels, les relances, la gestion du relationnel, l’organisation d’évènements (4 présentations de collections par an, véritables spectacles pour plus de 800 personnes, la gestion de budgets lourds et de prestataires très divers à coordonner .

Planète-RP : Quels en sont les bons et les mauvais côtés rattachés à votre métier ?

Karim Rhalimi, Brodeur SRRP (agence)

On va commencer par les bons: la diversité des publics rencontrés, les attentes de celui-ci ( souvent on nous dit « vous êtes les pros donc vous avez carte blanche »), les collègues de bureau qui sont une véritable mine d’informations, un réseau ( Brodeur ) qui nous pemet d’appréhender notre métier pas seulement de maniere locale mais surtout de maniere internationale en bénéficiant de contacts réguliers avec les agences du réseau et surtout en participant aux sessions du « GAM » qui permettent de mutualiser les connaissances et de rencontrer nos homologues ( ce qui nous est trés utile dans le cadre de comptes partagés à l’international)

Les mauvais cotés: peut être le stress qui parfois peut être très pesant mais en ce qui me concerne et compte tenu de mon parcours, j’ai fait le choix d’une remise en question qui aujourd’hui me permet de prendre du recul sur l’évolution du marché sur lequel je travaille, à savoir les hautes technologies.

Carine Rigaud-Alfano Florence Gillier Communication (agence)

Pour moi, chaque journée de travail est différente, je n’éprouve aucun sentiment de routine, et c’est primordial. C’est sans doute pour cette raison que je suis une inconditionnelle du travail en agence et non chez l’annonceur. Il y a déjà la très grande satisfaction d’avancer main dans la main avec les clients, tous très différents les uns des autres, de leur expliquer et les éduquer sur notre métier, ses objectifs et ses méthodologies. Gagner la confiance d’un client, savoir le conseiller, l’orienter dans ses choix de communication et réussir à répondre à ses attentes est la grande motivation de notre métier.

La consécration étant naturellement de l’accompagner dans sa croissance, d’être force de proposition et de lui développer de nouveaux axes de communication qui tendent à lui assurer une visibilité encore plus marquée. C’est la philosophie de l’agence Florence Gillier Communication dans laquelle je travaille depuis 3 ans, être proactif et accompagner nos clients jour après jour, comprendre leurs besoins, identifier et mettre en œuvre les actions qui les serviront aux mieux.

Nous avons su évoluer avec le marché IT et faire migrer notre métier initial de relations presse vers celui de PR, beaucoup plus large et varié. Outre des outils innovants et une maîtrise des nouvelles technologies, nous avons en effet des contacts quotidiens avec tous types de supports de presse confondus (économique, industrie, financière, audiovisuelle, verticale, régionale…), ce qui nous amène de plus en plus régulièrement à être consultés et à travailler pour des sociétés généralistes (la Chambre de Commerce et de l’Industrie de Paris, Le Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts-Comptables pour le Train de l’Euro …).

L’esprit d’équipe est un autre point très précieux de mon métier. Travailler ensemble, échanger, créer une émulation et tirer le meilleur des expériences des collaborateurs qui nous entourent. L’individualisme n’est définitivement pas le bienvenu dans cette profession, le partage des connaissances et les retours d’expérience doivent être à l’honneur. Autre point très positif, c’est le sentiment d’être bien en amont de l’actualité, à l’avant-garde de nouvelles tendances et des nouvelles technologies.

Le point négatif majeur de notre métier et le plus frustrant à mes yeux est de subir parfois l’injustice de perdre un client sans raison professionnelle valable. C’est pourquoi la remise en question est souvent une vertu nécessaire à notre métier

Florent Guibert, Edelman France (agence)

Le conseil est surement la partie la plus intéressante de notre métier. Définir des grandes orientations, développer des campagnes et le mettre en oeuvre. Le mauvais coté, les réactions épidermiques de certains journalistes qui confondent Service de Presse et Propagande ou Consultant avec Camelot.

Thomas Berber, Trait d’Union CM associés (agence)

Les mauvais côtés (stress, travail dans l’urgence, horaires élastiques…) , participent du dynamisme de notre profession. Question d’habitude donc…
Pour les bons côtés, je parlerai de la dimension de conseil et de la confiance gagnée auprès des clients comme des journalistes et des collaborateurs.

Xavier Leboulanger, Infinité ( agence )

Les Bons cotés : le fait d’être en agence et de gérer des budgets différents (du hight tech, de la beauté…) permet un enrichissement personnel très interessant. Egalement très motivant, les personnalités que l’on peut rencontrer. ET par personnalité je pense à la diversité des individus : les journalistes, les clients, les prestataires, mais aussi les concurrents.

Les mauvais cotés : j’en distingue essentiellement un : se faire envoyer balader par un journaliste parce qu’on l’appelle au mauvais moment, même si je peux comprendre…

Martial Delpuech, PR Manager Tiscali France ( annonceur )

Je vais commencer par les mauvais cotés. Parfois notre métier prend sur la vie privée mais c’est le « revers » de la médaille car comme tous les métiers passionnants il occupe beaucoup, prend énormement de temps…

Les bons côtés sont nombreux mais surtout le plus important à mes yeux est celui d’avoir des journées toujours différentes, faites de rencontres, de problèmatiques, … ëtre sans cesse en eveil, sur le « départ ».

Anne-Sophie Luguet, Meetic.fr ( annonceur )

Pour ma part j’adore l’énergie de mon métier…sans parler des lancements qui sont une vraie passion ! Pour le moment pas de mauvais côté qui m’aient laissé des traces indélébiles…

Marie-Laure De Langhe, ( Freelance)

Les mauvais : La pression permanente dans laquelle travaillent les journalistes, les contraintes de délais, d’espace pour les informations qu’ils aimeraient traiter sans pouvoir le faire sinon en « zappant ». La règle absolue du « 1 minute maxi au téléphone pour capter l’intérêt et pouvoir aller plus loin ». Les bons existent en quantité, heureusement : les rencontres, même les rencontres strictement téléphoniques, le plaisir inlassable de « faire passer l’information « telle que je la sens, de « driver » les messages avec des textes solides et de bons titres, de vendre des angles rédactionnels originaux, de se cultiver en passant de l’industrie à la culture ou à l’art de vivre, du « safe surfing » à la communication d’un département ou d’une région par des initiatives créatives d’entrepreneurs ou de collectives. Généralement, toute la valeur ajoutée créative qui doit être la nôtre à côté de l’expertise technique.

Planète-RP : Songez vous déjà à la suite de votre carrière ? Quel tour pourrait-elle prendre ?

Karim Rhalimi, Brodeur SRRP (agence)

Oui bien sûr. Je pense que deux choix vont s’offrir à moi dans l’avenir. 1) continuer en agence en obtenant des responsabilités accrues 2) aller chez un annonceur high tech, qui sera un grand compte ou travailler pour une société qui aura une problématique de communication internationale.

Carine Rigaud-Alfano Florence Gillier Communication (agence)

J’ai la chance de travailler dans une agence très dynamique et tournée vers l’avenir. Directrice de Clientèle depuis 3 ans maintenant, et très satisfaite de cette responsabilité, je suis également en charge du développement et du rayonnement européen de l’agence. J’ai la chance de me déplacer régulièrement à l’étranger, sur les principaux salons ou conférences de notre marché, ce qui permet à l’agence d’être bien informée sur les nouvelles tendances du marché et des acteurs phares qui y évoluent. Florence Gillier m’a en effet confié la mission de développer notre réseau de partenaires européens et internationaux, afin de toujours mieux accompagner et répondre aux attentes de nos clients qui sont de plus en plus nombreux à pénétrer les marchés européens notamment. Convaincue que notre métier est différent d’un pays à l’autre, Florence Gillier croit en effet davantage à un réseau d’agences partenaires qu’à un grand groupe de communication qui bénéficie d’une réputation internationale mais qui pour autant n’est pas nécessairement adapté à chaque exception locale. Ouvrir une filiale FGC à l’étranger fait partie des plans…

Florent Guibert, Edelman France (agence)

Les Relations Presse sont en pleine mutation depuis quelques années : nouveaux canaux d’information, professionnalisation des rapports,… L’avenir se traduira probablement par moins de pousse papier et plus de conseil, par plus d’outils connexes aux RP comme par exemple les articles d’opinion, les prises de paroles sur les conférences.

Thomas Berber, Trait d’Union CM associés (agence)

Pas encore. J’y penserai quand j’aurai un peu plus de recul.

Agnès Guillard, Gopublic (agence)

Pourquoi pas évoluer vers un poste de directrice de la communication en entreprise.

Xavier Leboulanger, Infinité ( agence )

Pas vraiment. Je pense surtout à m’enrichir de l’expérience que je vis actuellement. Ensuite, accroitre l’étendue de mes responsabilités. pour le reste : wait and see…

Martial Delpuech, PR Manager Tiscali France ( annonceur )

Pouvoir continuer à exercer cette profession que j’ai choisi et dans la logique des foinctions que j’exerce aujourd’hui directeur de la communication.

Anne-Sophie Luguet, Meetic.fr ( annonceur )

Je me vois bien m’orienter vers les ressources humaines, des problématiques de communication interne…rester au coeur des choix de l’entreprise et aider à les faire partager…me mettre à mon compte serait une autre solution à explorer !

Marie-Laure De Langhe, Freelance)

J’y suis ! Je donne un nouvel élan et une dimension à mon activité aujourd’hui, sur ma propre structure d’indépendante en « TPE ». Je crée mon site, je cherche une ouverture, des partenariats à l’étranger – j’aime particulièrement la culture professionnelle des journalistes anglosaxons ; j’essaie d’orienter mon développement avec des partenaires que j’apprécie, mes budgets dans des domaines qui m’enrichissent et correspondent à ma sensibilité.

Planète-RP : Comment se déroulent vos relations avec la presse ? Quelle image ont-ils de votre activité ?

Karim Rhalimi, Brodeur SRRP (agence)

Plutot Bien – je pense que ça et là vous trouverez des journalistes mécontent du travail fourni (ce sont toujous les mêmes…) et d’autres (les + nombreux) qui ont vraiment compris notre valeur ajoutée et qui nous utilisent comme tel. VA: leur fournir une information pertinente de qualité et dans des délais raisonnables pour la partie journaliste. Je pense que l’image le l’AP BCBG est oubliée. Aujourd’hui l’équipe avec qui je travaille ( et il en va de même pour l’ensemble des équipes de l’agence) est on ne peutr plus profesionnelle (connaissance du marché des clients, connaissance des pdts, positionnement etc…)

Carine Rigaud-Alfano Florence Gillier Communication (agence)

De ce côté là, les choses ont bien évolué. Lorsque j’ai commencé ma carrière, les relations presse avaient une bien piètre réputation… Bien que dans le milieu IT, ce fût sans doute plus modéré. Aujourd’hui, j’ai le sentiment que les journalistes sont conscients de la valeur ajoutée d’une agence et du temps que nous leur faisons gagner. A condition, bien entendu, que la qualité et la pertinence des informations que nous leur adressons soient ciblées et adaptées. Il est d’ailleurs fréquent que des prospects viennent nous consulter sur les conseils de journalistes, c’est plutôt bon signe, non ?

Florent Guibert, Edelman France (agence)

Je serai tenté de parler de relations avec les journalistes plus qu’avec la presse. Chaque journaliste est différent et envisage les relations avec les consultants différemment. Certains comprennent la valeur ajoutée des agences, d’autres au contraire ne comprennent pas notre métier. Je préfère travailler avec la 1ere catégorie. J’essaie toujours d’être franc et transparent. J’ai une idée de l’image qu’ils ont de notre activité mais je préfère que vous leur demandiez.

Thomas Berber, Trait d’Union CM associés (agence)

Les journalistes sont de plus en plus sollicités et bénéficient de moins en moins de moyens de la part des rédactions. Il faut donc toujours être plus convaincant et faire preuve d’imagination. De manière générale, les journalistes n’ont pas une très haute estime pour les agences de relations presse. Il convient donc de se différencier par son professionalisme.

Agnès Guillard, Gopublic (agence)

L’ agence gopublic, est très bien perçue par les journalistes car nous nous y employons beaucoup. Nous jouons un rôle important dans le travail des journalistes, nous essayons d’être toujours très professionnels et rigoureux. Nous travaillons en bonne intelligence et les journalistes apprécient que nous soyons force de propositions, que nous leur suggérions des sujets. D’ailleurs nous n’hésitons pas à proposer à nos prospects de les appeler car ils sont les plus à même de qualifier notre travail.

Xavier Leboulanger, Infinité ( agence )

Comme a répondu Florent Guibert, il s’agit plus de cas par cas. Certains voient bien l’intérêt de notre collaboration, d’autres nous considèrent comme des commerciaux et des harceleurs. Je me vois plus comme fournisseur d’info. Mais dans la majorité des cas, cela se passe très bien.

Martial Delpuech, PR Manager Tiscali France ( annonceur )

Mes relations avec la presse sont très bonnes car j’essaye toujours de trouver une solution et d’être avant tout une source d’inforamtion pour eux et non pas un simple diffuseur. Nous construisons une vraie relation.

Anne-Sophie Luguet, Meetic.fr ( annonceur )

En tant qu’ex-journalistes, j’ai déjà un avantage certain sur les autres…j’arrive donc a désamorcer facilement les risques de crise ! Je pense que les journalistes reprochent surtout au monde des RPs de ne pas prendre le temps d’engager une relation de qualité avec eux et de ne viser que la rentabilité à tout prix…au risque de leur donner l’impression qu’ils ne sont qu’un nom dans un fichier !

Marie-Laure De Langhe, ( Freelance)

Très bonnes dans l’ensemble puisque, autant que possible, je leur apporte une matière travaillée pour les intéresser tout en respectant leurs impératifs. L’image des RP a, heureusement, évolué depuis des années. Les plus pros sont ceux qui savent jouer le partenariat pour une qualité d’information qui est le but commun recherché.

Planète-RP : Etes vous grand consommateurs des médias ? Journaux ?chaînes télévisées ?

Karim Rhalimi, Brodeur SRRP ( agence )

oui, beaucoup de presse écrite pour voir comment le marché des technos evolue…

Carine Rigaud-Alfano Florence Gillier Communication ( agence )

J’aimerais avoir plus de temps pour éplucher la presse écrite spécialisée en profondeur, mais la radio le matin et les grands titres de la presse quotidienne en diagonale me maintiennent dans le rythme ! La presse on line est également un bon moyen d’avoir un aperçu complet et rapide de l’actualité, qu’elle soit économique ou IT.

Florent Guibert, Edelman France ( agence )

Bien entendu, c’est la base de notre métier. La connaissance des médias est le seul moyen de bien conseiller ses clients : sujets à la mode, thèmes traités, mouvements des journalistes…Les jeunes diplomés qui se lancent dans les RP en ne connaissant que Voici ou Entrevue sont mal partis. Il faut être capable de lire Atout Chat comme Netcost & Security.

Thomas Berber, Trait d’Union CM associés ( agence )

Pas autant que je le souhaiterais. Toujours le même problème : le temps.

Agnès Guillard, Gopublic ( agence )

Je l’étais déjà naturellement, mon métier m’y pousse encore plus. Je suis une dévoreuse de journaux et pas seulement ceux de mon secteur d’activité.

Xavier Leboulanger, Infinité ( agence )

Je lis de tout. Mon passage à l’Elysée a largement contribué à ancrer cette habitude. C’est nécessaire à la compréhension d’un média mais également d’un marché. Le high tech BtoB est encore très récent pour moi, et j’ai besoin de le comprendre et de le digérer au travers des médias.

Martial Delpuech, PR Manager Tiscali France ( annonceur )

Oui je suis assez consommateur de presse surtout PQN, Presse Pro et spécialisée de mon domaine (telecoms, internet…) et pour la détente chaine du cable.

Anne-Sophie Luguet, Meetic.fr ( annonceur )

Je lis pas mal et je me connecte aussi au net…mes préférés ? Challenges, Capital, Management, Courrier Cadres ainsi que les sites Journal du Net et Netéconomie.

Marie-Laure De Langhe, ( Freelance)

Je suis papivore même si je survole. J’adore les kiosques à journaux, je suis de près la vie des médias, les nouvelles formules, les nominations (les copains qui « grimpent »), les nouveaux courants éditoriaux,les stratégies vers de nouvelles cibles de lecteurs, les city magazines, les webzines, les agences de contenu. L’offre des chaînes TV continue de me navrer, mais je garde un réflexe permanent de curiosité sur les nouvelles idées dans ce domaine aussi.

Planète-RP : Rencontrez vous beaucoup de monde dans le cadre de votre activité ?

Karim Rhalimi, Brodeur SRRP ( agence )

oui énormement avec des fonctions diverses et variées depuis les chefs produits en E, jusqu’aux analystes en passant par des chefs d’entreprises. Chacun à son niveau nous apporte une vision différente du marché ce quinous enrichit et contribue à nous donner une culture et une approche globale.

Carine Rigaud-Alfano Florence Gillier Communication ( agence )

Oui beaucoup de personnes très différentes, et c’est passionnant !

Florent Guibert, Edelman France ( agence )

Oui. Malheureusement, c’est un petit milieu. Il faut donc avoir l’esprit plus ouvert, organiser des rencontres avec des gens qui ne sont pas directement liés à notre métier mais dont l’expertise peut nous être utile. Je regrette cependant que la majorité des journalistes ne jouent pas toujours le jeu de rencontres informels. Peut être ont-ils peur qu’on essaie de leur « vendre » quelque chose.

Thomas Berber, Trait d’Union CM associés ( agence )

En effet, je suis amené à rencontrer pas mal de monde. C’est ce qui me semble le plus intéressant. J’apprends beaucoup de choses dans le cadre de ces rencontres.

Agnès Guillard, Gopublic ( agence )

Ce métier est agréable pour ça, on rencontre des gens de tous les horizons, à des postes différents. C’est contacts sont très enrichissants.
De plus, l’agence Gopublic, est très bien perçue par les journalistes car nous nous y employons beaucoup. Nous jouons un rôle important dans le travail des journalistes, nous essayons d’être toujours très professionnels et rigoureux. Nous travaillons en bonne intelligence et les journalistes apprécient que nous soyons force de propositions, que nous leur suggérions des sujets. D’ailleurs nous n’hésitons pas à proposer à nos prospects de les appeler car ils sont les plus à même de qualifier notre travail.

Rencontrez vous beaucoup de monde dans le cadre de votre activité ?

Xavier Leboulanger, Infinité ( agence )

Cela dépend des périodes, mais oui je rencontre beaucoup de monde.

Martial Delpuech, PR Manager Tiscali France ( annonceur )

Oui beaucoup des gens totalement différents. C’est la toute la Richesse de notre métier.

Anne-Sophie Luguet, Meetic.fr ( annonceur )

Oui et non…avec Internet on gagne beaucoup en souplesse mais on évite les RDVs sauf si c’est essentiel…

Marie-Laure De Langhe, ( Freelance)

Bien sûr, c’est un des grands avantages de ce métier de contacts. L’autodiscipline consiste à gérer son temps – les Rvs et les déplacements sont « chronophages », mais je sais prendre 2 heures pour un RV qui pourrait se traiter sur dossier pour le plaisir d’échanger avec une personnalité forte ou originale ou d’une intelligence qui me séduit, ou pour accompagner un client dans un studio de radio ou un plateau de télévision, pour l’atmosphère.

Planète-RP : Comment vous décririez vous en moins de 25 mots ?

Karim Rhalimi, Brodeur SRRP ( agence )

Dynamique et Curieux, je suis à l’écoute des personnes qui m’entourent quelles quel soient: les journalistes – analystes,les clients, mon équipe.

Carine Rigaud-Alfano Florence Gillier Communication ( agence )

Rigoureuse, professionnelle, persévérante, curieuse et ouverte, positive.

Florent Guibert, Edelman France ( agence )

Franc – Tétu – Transparent – Speed – Enthousiaste – Consultant – Proactif – Curieux – Sensible – Humain – Gourmand – Stressé

Thomas Berber, Trait d’Union CM associés ( agence )

Dynamisme, persévérance et sens des responsabilités me permettent de m’adapter très rapidement à des problématiques nouvelles.

Agnès Guillard, Gopublic ( agence )

Toujours de bonne humeur et pleine d’enthousiasme, je suis également créative, j’ai une bonne plume et un bon relationnel.

Xavier Leboulanger, Infinité ( agence )

Réactif, créatif, honnete, stressé, souriant, et un peu d’humour ne fait pas de mal.

Martial Delpuech, PR Manager Tiscali France ( annonceur )

Curieux, adaptable, diplomate, rigoureux et perséverant.

Anne-Sophie Luguet, Meetic.fr ( annonceur )

Le piégeur est piégé : difficile de se décrire lorsqu’on est habitué à mettre en avant une entreprise, un PDG ou un produit !

Marie-Laure De Langhe, Freelance)

Définitivement ouverte et communicante, réactive, créative, énergique, challenger, obstinée, enthousiaste, MAIS AUSSI : rapide, parfois jusqu’au speed, (le mal de la profession..), et avec une fâcheuse tendance à sous évaluer mes devis, une horreur des chiffres (les devis restent des exercices contre nature) et des papiers : je fais faire.

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