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Archive pour octobre, 2002

Une responsable de communication qui a du choeur

Pascaline Maugat est directeur de la Communication du Choeur des Solistes de Lyon. Elle nous présente son parcours et ses principales missions.

Planète-RP : Pouvez vous nous rappeler votre parcours ?
Pascaline Maugat : Après des études à l’EFAP, j’ai assuré des missions temporaires en agence, puis passé 10 ans hors de la communication pour raisons familiales. De 1986 à 1989, j’étais chargée de la communication du théâtre de l’Ouest Lyonnais, du théâtre Tête d’Or. Depuis 1989 je suis directeur de la communication du Choeur des Solistes de Lyon.

PRP : Comment s’est déterminée votre orientation vers l’univers culturel ?
PM : A l’occasion de ma reprise d’activité professionnelle, une opportunité de poste dans un théâtre lyonnais. Un « virus » pour la Culture en général attrapé très tôt et dont j’aurais du mal à guérir …

PRP : Aujourd’hui vous êtes Directrice de la Communication d’un ensemble vocal ? Quelles sont vos fonctions principales et les grands  » rendez-vous  » de votre année ?
PM : Je fais partie d’une petite équipe administrative. Je dépends du directeur artistique et de la directrice générale. Ci-joint une brève présentation de l’ensemble et de sa programmation pour la saison 2002/2003. Ma fonction est de travailler sur la notoriété de l’ensemble auprès de tous ses publics et principalement : Organisateurs de concerts, directeurs de festivals, Mélomanes et auditeurs des concerts (nous sommes producteurs de concerts à Lyon) Relais d’opinion, prescripteurs : la Presse , milieu professionnel , enseigants … Subventionneurs et mécènes Communication interne : avec les artistes (souvent le plus souvent des intermittentsd du spectacle)

PRP : Quelle stratégie ou  » mix média  » vous permet d’aider à la médiatisation de votre ensemble ?
Nous utilisons une série de supports pour nous faire connaître (dossiers, tracts, affiches …). Ils sont couplés avec les Relations Presse, l’achat d’espaces publicitaires et le marketing direct. Nous produisons également un Journal interne et sommes présents lors de rencontres professionnelles et de salons. Enfin nous essayons d’être présents sur Internet. Les Médias d’influence dans notre univers sont par type de médias : Radios (Radio Classique, France Musiques … et émissions culturelles des radios généralistes)…chaque année nous avons plusieurs retransmissions de concerts ; Télévision : chaînes spécialisées du cable et du satellite…rares captation télé de nos concerts ; Presse nationale spécialisée (Monde de la Musique, Diapason …) ; Presse professionnelle (la Lettre du musiciens ) ; Presse quotidienne rubriques spécialisées culture, musique (Le Monde, Libération …) ; Magazines généralistes : rubriques spécialisées culture, musique .(Télérama, L’Express …) ; Presse internationale lors de concerts à l’étranger.

PRP : Comment se déroule la recherche de mécènes ?
PM : Nous avons eu pendant 10 ans le mécénat de la fondation d’entreprise France Télécom, qui nous aide encore pontuellement sur certains projets. Je démarche certaines entreprises dont les préoccupations de communication,de relations Publiques ou de Mécénat peuvent être en adéquation avec nos « offres » artistiques. L’artiste et l’entreprise se sont beaucoup « rapprochés » ces dernières années mais des passerelles restent à construire. Je souhaiterais créér un « Club d’entreprises » avec lesquelles j’aimerais tisser des liens et des collaborations sur la durée mais peu de responsables de communication d’entreprises petites et moyennes sont sensiblisées au mécénat. Sur ce thème, j’ai fais partie des organisateurs d’un colloque de l’ADMICAL ( Assoc. pour le Développement du Mécénat Industriel et Commercial. Présidé alors par Jacques Rigaud) à Lyon en nov 2000.

PRP : Notre pays pratique une politique de décentralisation culturelle depuis quelque années ? Ressentez vous cette évolution dans votre cas ?
PM : La multiplication des structures culturelles et des Festivals en région est une réalité. Les collectivités locales prennent progressivement conscience de l’importance de la Culture en tant qu' »outil vitrine » mais aussi « facteur de lien social ». Le Ministère de la Culture a un budget toujours majoritairement « distribué » à Paris. La décentralisation annoncée renforcera cette délégation de prise en charge de la Culture aux collectivités territoriales qui sont de plus en plus sollicitées… La « décentralisation » médiatique n’existant pas, il est très difficile d’exister dans les media nationaux quand on est basé en « province ».

PRP : Quelle opinion ont les musiciens des actions de communication et de la médiatisation en général ?
PM : Sans médiatisation et communication un artiste a de plus en plus de mal à continuer son métier. Les artistes sentent bien la nécessité de ce travail et dans le culturel c’est d’ailleurs un des premiers postes créé. La Culture n’étant pas une marchandise comme les autres, on se doit de mettre la forme en adéquation avec le fond et de toujours savoir que l’on travaille sur une partie de la propre chaire de l’artiste : sa création est fragile, sensible et forte à la fois…enfin, comme dans toutes les entreprises, si une opération marche ce n’est pas grâce à la communication…mais si cela ne marche pas c’est forcément à cause de la communication…

http://www.solisteslyontetu.com/

La survie de la communication passera par l’alliance avec l’informatique et le marketing

Les historiens d’Internet rapportent souvent une anecdote qui résume à elle seule le défi auquel est confronté le communicant dans la pratique de son activité en entreprise. Etats-Unis, 1990. Un responsable marketing se trouve à son domicile et ses enfants viennent lui annoncer qu’ils se sont connectés au site Internet de son entreprise. Nous sommes au début des années 90 et autant dire que peu d’entreprises disposent encore d’un système de messagerie globale et encore moins d’un site Internet. Petit à petit les départements marketing et communication vont reprendre le contrôle des sites Internet corporatif arguant de la nécessité de respecter la charte graphique de l’entreprise, une obligation moins évidente aux yeux des directions informatiques. Directions marketing et communication vont faire front un temps contre les velléités technicistes et imposer des cahiers des charges nécessaires au développement des projets de communication externes Mais, petit à petit, avec la montée en charge des techniques issues de la relation client et la lourdeur des projets informations liés aux opérations de communication externe ( sites Internet multimédia ) et Interne ( Intranet communiquant ), le rapport de force aura tendance à s’inverser. Dernier invité à la messe, le directeur marketing et son approche de la communication par le biais des bases de données et donc du marketing direct. Au-delà de sa signification politique, cette alliance démontre l’obligation de communicant à s’adapter ( tout comme le journaliste ) à cette nouvelle donne au risque de ne plus pouvoir peser dans certains processus. Or, ce dernier peut énormément contribuer à apporter une cohérence aux nombreux messages véhiculés par son entreprise sur ces nouveaux supports, les adapter aux contraintes informatiques. Cet effort suppose une remise en cause des savoirs et une plongée dans de nouveaux territoires. A la clé, une meilleure communication avec les techniques et les mercatiques.

par Laurent Durgeat

Michel Tirard : le temps SIRpresse

Michel Tirard a decidé de doter le monde des RPs d’un salon professionnel de qualité, preuve que ce segment du marché de la communication continue à afficher une insolente santé ! Planète-RP lui a demandé de nous faire un point à quelques semaines de l’événement.

Planète-RP : Pouvez vous nous faire un point sur le salon. Où en êtes vous sur la partie exposants ?
Michel Tirard : 53 sociétés représentant l’ensemble des prestataires évoluant dans l’univers des RP et de la gestion de l’information ( recueil, indexation, analyse, fichier…) profiteront de cet événement pour présenter leurs services et lancer leurs nouveaux produits. Les agences de RP seront bien entendues présentes pour offrir des solutions globales aux entreprises dans la gestion de leurs Relations Presse.

 

PRP : Quelle est la réaction du marché ? attendez vous beaucoup de visiteurs ?
MT : L’accueil enthousiaste du marché confirme la nécessité de l’existence de ce salon dans un secteur en pleine mutation. La reconnaissance d’une profession passe par l’éxistence de « son »salon; les professionnels de l’information et des RP l’ont bien compris. 3 000 visiteurs acheteurs de solutions RP » sont attendus.

Le taux d’inscription a déja atteint, à un mois de l’événement, plus de 45 % des objectifs; ce qui semble de bon augure pour atteindre et certainement dépasser ce seuil de 3000 visiteurs..

 

PRP : Quelles sont les opérations prévues ?
MT : Nous profiterons de ce 1er salon pour lancer les « Trophées des meilleurs communiqués de presse de l’année ». N’oublions pas que l’un des objectifs du SIRPresse est d’ etre un lieu de rencontre entre les différents acteurs des RP, qu’ils soient en entreprise, en agence ou journalistes.

Ces Trophées sont un des éléments de ce point de rencontre, puisque l’ensemble des communiqués sera analysé par les journalistes eux-mémes. Pour accompagner ces Trophées, nous assisterons au lancement en avant première d’un nouveau produit sur le marché français.

 

PRP : Une série de conférences doit permettre d’animer la journée. Quels seront les thèmes traités ?
MT : Effectivement, 6 conférences viendront compléter ces deux journées.

Les thémes abordés reprendront les grandes questions que se posent actuellement la profession et les responsables communication et marketing.

 

– » L’évolution des RP en france et à l’étranger »

–  » les droits d’auteur et copyright »

–  » la gestion des flux d’information et comment les optimiser »

– « les journalistes et les relations presse »

–  » comment mesurer, analyser et valoriser les actions de RP »

–  » la place des Relations Presse dans la stratégie de communication de l’entreprise »

 

Animées par des journalistes entourés de professionnels de ces différents sujets, ces « conférences-débat » permettront à chacun d’obtenir des réponses concrétes et de faire un point sur les évolutions culturelles, technologiques et législatives de ce métier.

Le succés de ces conférences, plus de 180 inscrits, confirme, semble t-il l’intérét des professionnels pour ces thématiques.

 

http://www.sirpresse.com

 

Les métiers de la communication – 2ème édition

La communication est un bien grand mot et englobe une foule de métiers et de savoir-faire. Afin d’orienter les jeunes étudiants qui se vouent à des études en communication, le livre « Les métiers de la communication » dresse un inventaire de l’ensemble des professions, statuts, et missions de cet univers nébuleux. On y découvre les vies trépidantes des journalistes, des attachés de presse, des organisateurs d’événements, de consultants. Pour chacun des métiers, les auteurs répertorient les profils requis et donnent quelques renseignements sur les formations (l’ensemble des diplômes et des écoles y sont détaillés) et les débouchés possibles. Quelques pages sont également consacrées à la recherche d’emploi dans la communication. On y retrouve ainsi les meilleurs sites web, services minitel et magazines pour décrocher un contrat. Les articles sont également agrémentés de quelques témoignages de professionnels. Des pigistes ou des professionnels des RP témoignent de leur parcours, de leur quotidien, de leur vision de la profession. On regrette toutefois que cet ouvrage, voulant être le plus exhaustif possible sur la variété des professions, reste trop superficiel. Ce livre est aussi très optimiste par rapport à la crise que traverse actuellement la communication. A l’heure où les plus grands groupes de presse licencient et où on ne compte plus les agences de com sur le carreau, on aurait apprécié que les auteurs insistent sur les difficultés, chaque jour croissantes, à percer ou à décrocher un job. Auteur : P. Bonnemayre, L. Jacquet, N. Thomas et F. Vauban Editeur : Studyrama Genre : guide ISBN : 2-84472-192-3 Nombre de pages : 195 Prix TTC : 10,5 € Note : l’illustration correspond à la première édition. L’éditeur n’ayant pas pu nous fournir la photographie de la couverture la seconde édition.

Les relations presse s’adaptent !

Les Relations presse, nées en France il y a plus de quarante-cinq ans, sont agitées d’un bouillonnement interne permanent, ce qui semble un bon signe de vitalité; je ne m’inquiéterai que quand elles ne bougeront plus. Pour suivre et participer activement à ces interrogations depuis plus de trente ans, je peux dire que les palpitations liées à l’identité des attachés de presse, à l’utilité de leur activité, à leur appartenance à telle ou telle branche plutôt qu’à telle ou telle autre des métiers de la communication, sont vieilles comme l’un des plus jeunes métiers du monde qu’il est!

Qui se souvient aujourd’hui du rapport Diligent il y a trente ans? Qu’avons-nous dit lors de l’explosion des radios libres (libres, alors) il y a vingt ans? Qu’avons-nous fait lors des fax programmables il y a quinze ans?

– Ce que nous faisons aujourd’hui avec l’Internet; nous nous adaptons,sachant faire la part entre un outil et un média.Qui cela trouble-t-il d’instiller un peu de Relations Publiques dans le travail desRelations presse, à un moment où tout se dérèglemente? Qui cela trouble-t-il de voir Arte-France-Cinq afficher la signature Info-Arte sur ses écrans de publicités au mépris de la loi et du bon sens? Qui cela émeut-il de voir le DRH de La Redoute signer des millions de publi-postages aux clients du Vépéciste, pour offrir moins trente pour cent, au mépris de l’identité de sa profession?Cette petite fièvre de croissance serait déjà calmée si on lisait les codes professionnels qui rappellent que les Relations presse font partie des Relations Publiques. Et je n’y lis aucune condamnation d’un professionnel qui intègre à son fichier un leader d’opinion. Blâmerait-on un attaché de presse de l’Edition d’envoyer un service de presse à un écrivain, parce qu’il espère que cet écrivain, nullement journaliste, publiera une opinion sur le livre reçu?

Quel pas vers l’enfer ferait un de mes confrères qui enverrait le bilan de son entreprise à des responsables de syndicats professionnels ou interprofessionnels s’il veut les réunir pour un prochain point-presse?Voilà cinquante ans que cette profession s’interroge sur le comment du pourquoi: est-ce que l’attaché de presse produits est moins honorable que le conseil en communication événementielle? Est-ce que le fait d’être accroché à son téléphone un jour sur deux pour des relances en faveur d’une manifestation artistique d’une métropole régionale est moins noble que l’invention de la Fête des GRand-Mères… qui sent quand même très fort le café? Un bon article est-il plus vendeur qu’une mauvaise pub? Une excellente publicité est-elle plus vendeuse qu’un article très critique?Le problème n’est pas là. Les Relations presse ont des vertus particulières comme chacune des composantes des techniques de la communication, y inclus l’Internet et ses développements:

– la publicité coûte de plus en plus cher;
– l’opinion publique pèse de plus en plus sur l’image et la stratégie des
entreprises (et de toute organisation en général);
– dans le temps où les médias se massifient de plus en plus, l’Internet apporte au premier venu unelucarne qui lui fait croire que la Planète entière est fécondée par son opinion;
– et il est de plus en plus difficile de faire entendre sa différence (la mort de Pierre Bourdieu et la vitalité de Régis Debray n’y changent rien).

Toute réflexion sur la profession se situe entre ces vérités et ces constats; avec une observation de taille: les Relations presse, avec ou sans Internet dans le moteur, ne sont ni une martingale ni une panacée. Sinon, en presque cinquante petites années, on aurait eu vite fait de compléter leur obligation de moyen par une obligation de résultats, et ça se saurait (à moins que ce soit arrivé cette nuit). On voit bien que dans le paysage elles sont aussi irremplaçables qu’abordables financièrement.

Chacun connaît le malheureux syllogisme: une cheval bon marché est rare, tout ce qui est rare est cher, un cheval bon marché est cher. Ceux qui réussissent dans cette profession (je ne parle pas de leur carrière, mais du succès de leur travail et de leurs campagnes) sont rigoureux et professionnels; c’est ce qui fait leur valeur.C’est pourquoi il faut à ce métier à la fois des règles et des pratiques aussi sures que possibles, parce que non seulement cette technique de communication attentive, sincère, reconnue, n’est pas et ne sera jamais une science exacte, mais en plus parce qu’elle est une école de modestie.En dépit de la constante perte de confiance du public dans les journalistes, les Relations presse ont plus que de l’avenir devant elles; mais elles exigent l’exigence, le respect, la sincérité, la rigueur.

Jean-Noêl Nouteau, auteur de:
Les Relations presse, à paraître le 25 mars aux Editions DEMOS;
service de presse: Stéphane Zunino: 01 44 94 16 16

Le temps ou l’argent ?

Chaque métier souffre de clichés plus ou moins inspirés par la réalité.

Tenez, prenez la profession d’avocat ou bien de consultant en management et en organisation…l’une des caractéristiques bien connue de ces activités est de fonctionner selon un barème horaire établi à l’avance et transparent pour le client. Ainsi, lors des opérations de reporting, l’avocat ou le conseil fournit à son client un relevé assez précis de ses opérations.

Qu’y a t il de commun entre les relations publiques et la profession d’avocat ? Rien, sinon que dans les deux cas est fournie une prestation intellectuelle.

Or, il est encore difficile aujourd’hui pour certaines agences d’imposer une rémunération au temps passé à leurs clients.

L’une des explications tient au manque d’information et d’éducation encore patent chez des professionnels de la communication mais surtout au sein des entreprises.

Pourtant la cohérence, la cohésion et la pérennité de notre profession passeront un jour ou l’autre par un accord entre tous les intervenants de la filière sur la base de facturation de nos prestations.

C’est surtout un enjeu de métier mais pour rester plus prosaïque, c’est également une problématique de management. En effet, les consultants en agence sont souvent les premiers à attendre que soit établie entre l’agence et ses clients une collaboration qui respecte le travail effectué par les acteurs du terrain, qui privilégie le confort des équipes et qui évite de jouer au jeu dangereux « tu m’en donnes toujours plus pour le même budget ». Quelle satisfaction attendre de ce type de relation ? sûrement pas celle du client qui finalement se plaint généralement du turn-over de ses équipes en agence et quitte à moyen terme celle-ci. Car qui dit baisse d’honoraire, suppose une captation réduite des meilleurs profils et finalement une frustation réciproque.

Il faudra donc un jour que les entreprises arrêtent de pousser les agences à rogner sur leurs prestations. Quant aux agences, leur salut passe par l’évaluation concrète de leur travail et un management rapproché et participatif, pour que les consultants cessent de se sentir considérés comme des pièces de boucherie servies en pâture à des clients qui ne voient pas toujours au-delà du portefeuille.

Laurent Durgeat

Diane Rolland lance un outil d’audit des performances de communication

Diane Rolland, connue pour le livre « Start Up Relations Presse » paru aux éditions des Echos, nous présente un tout nouveau service d’audit des performances des actions de communication….

Planète-RP : Pouvez-vous nous rappeler votre parcours ?

Diane Rolland : Je pratique et je manage les Relations-Presse depuis bientôt 10 ans. 10 ans d’expérience en agence (dont 6 en tant que directrice d’agence) au service de références PME et grands comptes Je suis également co-auteur de  » Start-up, Relations-Presse « , paru aux Echos Editions en octobre 2000 dans la collection  » Expertise en Action « .

Après une formation à l’Ecole Supérieure de Journalisme de Paris et à l’ISCOM de Paris, j’ai intégré l’agence Marianne Plus Communication, une agence conseil en communication généraliste, en tant qu’attachée de presse. Début 1998, je fonde 1.2.3 Com, premier service de presse à la carte dédié aux PME. La vocation d’1.2.3 Com était de démocratiser les relations-presse et de les rendre plus accessibles aux PME-TPE à une époque où l’offre PME sur le marché des RP était quasiment nulle. L’originalité du concept a immédiatement séduit la presse écrite et audiovisuelle et j’ai pu bénéficier, comme mes clients, d’une excellente couverture presse, ce qui a facilité le lancement de mon activité. J’ai également développé à cette époque une formation destinée aux dirigeants de PME-TPE et intitulée :  » Apprendre à gérer ses relations-presse en interne « .
Fin 1999, je m’associe à Florence Lacave, alors directrice de l’agence Comecom et nous créons ensemble l’agence RP Entrepreneurs, que mon ancienne associée dirige seule aujourd’hui. Enfin, j’ai créé en décembre 2000, soit il y a tout juste deux ans, la société Dirigeants & Médias, Agence Conseil en Relations-Médias.

Dirigeants & Médias gère aujourd’hui les relations-presse d’une dizaine de références clients, de taille moyenne, dans les secteurs de l’automobile, des nouvelles technologies, de l’agro-alimentaire et des services aux entreprises (management, ressources humaines, environnement).

Nous avons réalisé en février 2000 une étude auprès de 50 journalistes de la presse économique sur le thème :  » Comment les journalistes jugent-ils la communication presse des entreprises ?  » et avons organisé autour des résultats de l’enquête un petit-déjeuner débat au Grand Hôtel Inter-Continental réunissant une assemblée de dirigeants et responsables d’entreprises et un plateau de journalistes invités.

Aujourd’hui, Dirigeants & Médias poursuit son développement en élargissant son offre aux grandes entreprises et en créant un nouveau métier : l’audit et le conseil en organisation, optimisation et management des services de presse intégrés et externalisés.

Planète-RP : Quel constat est à l’origine de la création de votre activité ?

Diane Rolland : Cette nouvelle activité germait en moi depuis la création de Dirigeants & Médias, et notamment depuis la réalisation de cette enquête auprès de 50 journalistes de la presse économique. En effet, nous nous sommes rendus compte du fossé existant entre les  » communicants  » et les journalistes, comme il existe parfois, également, une mauvaise communication entre un client et son agence.
En effet, d’après notre étude, 66 % des journalistes ne sont pas satisfaits de la manière dont les entreprises gèrent leurs relations médias, un constat sévère pour des entreprises qui consacrent un budget de plus en plus important aux relations-presse.

J’ai donc souhaité engager une vraie réflexion sur la place accordée aux relations-presse dans les grandes entreprises et sur les attentes et besoins des Directions de la Communication et services de presse.
De cette réflexion, est né, en concertation avec des journalistes et des experts de la communication, un nouveau métier : l’audit et le conseil en organisation, optimisation et management des services de presse intégrés et externalisés.

Pendant plus de 18 mois, nous avons observé l’évolution, le contexte et les attentes du marché des Relations-Publiques et Relations-Presse en France et à l’International. Nous avons interrogé les principaux acteurs, consultants, prestataires, agences, journalistes, directeurs de la communication et responsables de services de presse en entreprise. A partir de cette analyse, nous avons imaginé, conçu et développé un audit parfaitement adapté à la problématique des grands groupes et plus spécifiquement aux besoins des services de presse des grandes entreprises : MEDIAS AUDIT Performance®

Planète-RP : Vous avez rencontré beaucoup de professionnels en entreprise et interrogé des journalistes lors de la préparation de votre offre. Quelles sont les leçons apprises de ces entretiens ?

Diane Rolland : Les leçons ont été nombreuses et chacune de ces rencontres riche d’enseignement. Je ne pourrai donc pas toutes les rapporter. Ce temps de maturation était nécessaire, il était important pour moi de confronter ce qui au départ était un mélange d’intuitions, de bon sens et d’expérience professionnelle à la réalité du terrain de chacun des acteurs concernés.

Je retiens globalement de ces entretiens l’émergence de nouveaux besoins de part et d’autre (Direction Générale, Direction de la Communication, équipes opérationnelles internes, agence conseil, prestataires RP et bien évidemment journalistes…), parmi eux :

-Une nécessité de plus en plus forte de la part des Directions de la Communication de valoriser, justifier et défendre les chois stratégiques et budgétaires en matière de relations-presse auprès de la Direction Générale.

-Parallèlement à ce besoin, des attentes croissantes de la Direction Générale en matière de reporting et d’évaluation concrète des relations-presse.

-Une nécessité pour les services de presse de repenser leur organisation et de restructurer les équipes opérationnelles, conséquence directe d’une tendance forte à la réduction des équipes en interne et à l’externalisation des compétences.

Planète-RP : Avez-vous étudié ce qu’il se faisait à l’étranger ? Si oui, quelles sont les pratiques constatées et les différences vis-à-vis de ce que vous proposez ?

Diane Rolland : Les pays anglo-saxons ont une culture de l’évaluation des relations-presse plus ancienne et plus forte que chez nous. Maintenant, l’évaluation telle qu’ils la conçoivent est également proche de celle qui se développe en France depuis une dizaine d’années : analyse quantitative et qualitative de la production éditoriale des médias, analyse de l’impact d’une campagne de communication sur différents publics, etc… Il manque à mon sens, en France et à l’International, une approche globale des relations-presse.
Les relations-presse forment un tout, elles ne peuvent s’apprécier uniquement sur la base de leurs résultats ou de leur impact sur des publics déterminés, même s’il est évident que ces points de repère sont importants. La qualité des relations qu’une entreprise tisse dans la durée avec des journalistes est pour ma part tout aussi capitale pour la réussite de ses relations médias, tout comme la qualité du dialogue et de la communication établie avec son agence. Ce sont des maillons de la chaîne souvent négligés et pourtant essentiels. Les relations-presse doivent être évaluées dans leur globalité, et pas uniquement en aval d’une action de communication. L’organisation, les méthodes de travail, la gestion des hommes, la gestion des flux d’informations, les processus, la communication entre les différents services de l’entreprise, la qualité des outils de communication, le budget alloué aux relations-presse doivent être évalués et optimisés en amont. C’est un investissement temps à la fois nécessaire et rentable.

Planète-RP : Comment fonctionne votre prestation d’audit ?

Diane Rolland : MEDIAS AUDIT Performance® est une prestation d’audit et de conseil que nous réalisons auprès des services de presse de grandes entreprises sur une période de trois mois pour évaluer avec précision et sans complaisance la qualité, l’efficacité et la rentabilité de leurs relations-presse.
Il s’agit de l’unique prestation d’audit et de conseil sur le marché des relations-presse à évaluer l’ensemble des paramètres et composantes qui forment le  » système relations-presse  » d’une entreprise. Pour mener à bien cette mission, j’ai constitué une équipe de consultants en communication experts dans leur domaine. Ces consultants apportent leur expertise dans l’analyse des composantes suivantes : audit des procédures mises en place en cas de communication de crise, analyse de l’impact réel des T I C dans l’organisation du service, dans les processus et les relations avec les journalistes, analyse de l’intérêt et de la pertinence du service de presse en ligne de l’entreprise…

Mais au delà du simple audit, tout l’intérêt de notre démarche est de donner l’opportunité à l’entreprise d’ engager une réflexion commune sur la place et les moyens (humains, matériels, financiers) accordés aux relations-presse. En effet, l’un des temps forts de notre intervention est d’amener chaque collaborateur (intégré et externe) à sortir de sa zone de confort et à réfléchir, d’abord individuellement à travers un entretien préparé en amont et personnalisé, puis collectivement à travers des groupes de travail en séminaire, à des solutions concrètes et rapidement opérationnelles pour améliorer l’efficacité de tout le service.

Il ne s’agit pas, à travers l’intervention d’un consultant extérieur, de contrôler et de sanctionner le travail effectué et leurs résultats mais au contraire de faire appel à la capacité de toute une équipe de se remettre en question dans une optique partagée de progression, tant personnelle que collective, et d’optimisation des relations-presse dans l’entreprise.

La prestation permet de clarifier et d’harmoniser les attentes, de créer un vocabulaire commun, de réduire le fossé qu peut parfois se creuser entre les différents acteurs (collaborateurs internes venant de différents services, journalistes, prestataires, interlocuteurs de l’agence conseil…), en somme de contribuer à améliorer la communication entre les hommes et à optimiser le capital humain.

Le salon des Relations Presse

Les 19 et 20 novembre 2002, le Palais des Congrès de Paris accueillera la première édition du Salon International des Relations Presse, le SIRPRESSE. Un salon qui se veut la Mecque de la communication presse et des relations publiques. A un mois de la manifestation, rencontre avec le directeur du salon : Michel Tirard. 

Pouvez-vous nous présenter le salon en quelques mots ? Que doit-on en attendre ? 

Le SIRPRESSE va réunir plus d’une cinquantaine d’exposants. L’ensemble des secteurs des Relations Presse sera représenté. Cela va du diffuseur de communiqués de presse en passant par le service de veille jusqu’aux agences et attachés presse freelance. Mais plus qu’un salon traditionnel où le visiteur déambule entre les stands, le SIRPRESSE est un véritable événement interactif. Outre les rencontres entre professionnels, les stands et les conférences, nous allons organiser un concours « Les trophées des RP ». Une compétition qui récompensera les meilleurs communiqués de presse.

Qui sera présent à ce salon ? Quel est l’intérêt pour un professionnel de la presse de s’y rendre ? 

Nous attendons plus de 3000 visiteurs. De nombreux directeurs de communication ou des représentants d’importantes compagnies feront le déplacement. De nombreux journalistes et pigistes ont également marqué la volonté de venir. C’est une opportunité pour eux de se faire connaître et de présenter leurs publications aux attachés presse et aux agences de RP qui sont parfois des interlocuteurs importants pour accéder à certaines informations. De plus, il y aura plusieurs conférences susceptibles de les intéresser. Notamment « les Journalistes et les Relations Presse » ou encore « Internet/intranet : droits d’auteur et copyright », sans parler de « Un portail presse : pourquoi et comment ? » 

Et pratiquement ? 

Le salon aura lieu les 19 et 20 novembre au Palais des Congrès (Porte Maillot) à Paris. L’accès est gratuit mais l’inscription au préalable via notre site est vivement conseillée afin d’obtenir un badge d’accès. Six conférences seront données durant ces deux jours. Le programme complet de la manifestation, le plan d’accès et toutes nos coordonnées sont disponibles sur notre site Internet. 

Lille 23/10 : Journée d’information : « Communiquer avec les médias. …

Journée d’information : « Communiquer avec les médias. Gagner et maintenir l’attention des médias. Gérer ses relations Presse. » Six points seront abordés tout au long de cette journée : le panorama des médias régionaux et locaux le journaliste et la rédaction Comment se compose le journal Communiquer un message, une initiative le communiqué de presse

Lire plus sur: Clubdelapressenpdc.org

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