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Archive pour décembre, 2002

Entretien avec Shel Holtz, le spécialiste des RP Online

Shel Holtz, ABC, est président-fondateur de l’agence Holtz Communication + Technology ( créée en 1996 ), spécialisée dans les stratégies de communication en environnement Internet. Ses clients sont des sociétés d’envergure internationale, telles que AT&T, IBM Global Services, Kimberly Clark Corporation, Deloitte & Touche…Il totalise plus de vingt années d’expèrience en agence et en entreprise, sur les principales disciplines de la communication. Régulièrement récompensé par ses pairs pour ses réalisations, il est depuis quelques années l’un des plus écoutés sur les questions de communication sur le Net, suite à la parution de son livre  » Public Relations On the Net « . Cet ouvrage est l’un des seuls, avec celui de Don Middleberg,  » Winning PR in the wired world « , à poser les jalons de l’étude des nouveaux modes de fonctionnement de la communication à l’ère électronique, avec force exemples et cas d’application.

Shel a réussi à trouver du temps dans son agenda surchargé ( preuve de son professionnalisme ) pour répondre à quelques questions :

Planète RP : A l’heure ou vous publiez la seconde édition de votre ouvrage à succés sur les Relations Publiques sur le Net, quels sont les changements que vous avez observés dans les pratiques et les comportements ? Est-ce que les prévisions que vous annonciez dans le premier ouvrage se sont réalisées ?

Shel Holtz : Je m’étais efforcé de ne pas trop faire de prévisions dans la première édition, tout en présentant les opportunités qui se présentaient aux professionnels soucieux de rendre leurs opérations de relations publiques efficaces grâce à une utilisation raisonnée des outils de communication en ligne. Qu’est-il arrivé depuis la publication de mon ouvrage ? De plus en plus d’organisations et d’agences mettent en pratique les techniques que j’ai décrites, ce qui résulte en un nombre grandissant de cas d’études pour la prochaine édition. J’ai également pu parcourir de nouvelles études, ce qui a eu pour conséquence de donner plus de densité à la partie du livre consacrée à l’approche théorique. Les Rps sur Internet font leur chemin…je dois tout de même ajouter une note discordante à ce portrait idyllique. La grande majorité des professionnels des RPs ont du mal à réaliser que l’Internet suppose une approche différente. Néanmoins, le vocabulaire de l’Internet rentre petit à petit dans les mœurs et mon index des termes techniques a muté vers une approche plus orienté vers la communication en ligne en tant que telle.

PRP : Le 11 septembre nous a t il appris des leçons sur l’utilisation d’Internet en communication ? et sur Internet ?

SH : Pour ce qui concerne les RP en ligne, le 11 septembre n’a eu que des conséquences superficielles aux Etats-Unis . On a bien vu certaines agences tenter de profiter de l’événement pour monter des opérations de relations publiques mais rien de plus. En tant qu’outil de communication, l’Internet a démontré ce qu’il pouvait et ne pouvait pas faire, à l’issue de ce que l’on peut appeler la  » première guerre sur Internet « . Internet ne peut pas être ce média de l’immédiat comme beaucoup le pensent. Il est toujours plus rapide de mettre n’importe lequel bon parleur devant une caméra reliée en direct à des millions de foyers que de coder une page html et de l’envoyer par FTP ( protocole de transfert de fichier ) sur son serveur. Toutefois, l’Internet conserve toujours sa puissance de feu pour tout ce qui peut se faire en matière de recherches. J’ai d’ailleurs pu retrouver assez facilement grâce au web, une interview accordée par Bin Laden à une revue financière dans les années 90s grâce aux archives en ligne de cette publication.

PRP : Pensez vous que l’Internet a sonné le glas de certaines approches traditionnelles en relations publiques ?

SH : Je ne pense pas. Le fait est que nous avons surtout à apprendre à intégrer de nouvelles approches en matière de communication en ligne, sans abandonner les méthodes éprouvées. Un bon communicant utilise tous les outils à sa disposition pour réussir avec succès sa mission. Par contre, certains communicants ne s’intéressent pas aux médias en ligne, à leur propre péril.

Aujourd’hui, les personnes sont influencées par ceux qui savent comment fonctionnent l’Internet et on ne peut plus longtemps ignorer que toute stratégie de communication dirigée vers un public traditionnel se retrouve également sur Internet, car une partie de cette audience est reliée au réseau et l’utilise pour communiquer avec d’autres personnes. L’Internet est non seulement un véhicule essentiel de la communication, ainsi qu’une source d’information de choix pour un nombre important de gens. Les communicants doivent donc impérativement intégrer un volet  » Internet  » à leur stratégie de communication.

www.holtz.com

Naissance du site Internet d’Information Presse & Communication

Denis Pennel, nous présente le site Internet d’Information Presse & Communication

Planète-RP : Bonjour, pouvez-vous nous représenter votre association ?

Denis Pennel : Regroupant plus de 350 représentants des métiers de la communication et
des relations presse, Information Presse & Communication est la plus importante association professionnelle de la communication. Créée en 1956, elle est la seule association à réunir des adhérents aux statuts différents : salariés intégrés en entreprises publique et privée, agences de RP, travailleurs indépendants.

Son ambition est d’être un lieu d’échanges d’expérience et de compétences mais aussi de contribuer à une meilleure reconnaissance des métiers de la communication auprès des pouvoirs publics, du monde de l’éducation et de l’entreprise.

Planète-RP : Quel type d’informations sont disponibles sur le site ?

Denis Pennel : Un des objectifs de l’association est de développer un réseau de professionnels de la communication. C’est la raison pour laquelle figure en ligne l’annuaire des membres d’Information Presse & Communication. Un autre objectif est d’aider nos adhérents à renforcer leur pratique du métier, en organisant des rencontres ou des formations et en publiant des études. Toutes ces initiatives seront relayées sur le site. Enfin, le site reprend également les textes fondateurs des métiers de la communication, visant à une meilleure
reconnaissance de notre profession.

Une rubrique « Actualités » présentera toutes les rencontres et publications de l’association.

Le site sera enrichi au fur et à mesure de nouvelles rubriques, visant à offrir un maximum de services pratiques à nos adhérents.

www.infopressecom.org

Naissance du site Internet d’Information Presse & Communication

Denis Pennel, nous présente le site Internet d’Information Presse & Communication

Planète-RP : Bonjour, pouvez-vous nous représenter votre association ?

Denis Pennel : Regroupant plus de 350 représentants des métiers de la communication et
des relations presse, Information Presse & Communication est la plus importante association professionnelle de la communication. Créée en 1956, elle est la seule association à réunir des adhérents aux statuts différents : salariés intégrés en entreprises publique et privée, agences de RP, travailleurs indépendants.

Son ambition est d’être un lieu d’échanges d’expérience et de compétences mais aussi de contribuer à une meilleure reconnaissance des métiers de la communication auprès des pouvoirs publics, du monde de l’éducation et de l’entreprise.

Planète-RP : Quel type d’informations sont disponibles sur le site ?

Denis Pennel : Un des objectifs de l’association est de développer un réseau de professionnels de la communication. C’est la raison pour laquelle figure en ligne l’annuaire des membres d’Information Presse & Communication. Un autre objectif est d’aider nos adhérents à renforcer leur pratique du métier, en organisant des rencontres ou des formations et en publiant des études. Toutes ces initiatives seront relayées sur le site. Enfin, le site reprend également les textes fondateurs des métiers de la communication, visant à une meilleure
reconnaissance de notre profession.

Une rubrique « Actualités » présentera toutes les rencontres et publications de l’association.

Le site sera enrichi au fur et à mesure de nouvelles rubriques, visant à offrir un maximum de services pratiques à nos adhérents.

www.infopressecom.org

La Fin des Relations Presse

Plus que d’autres, les professionnels de la communication apprécient les étiquettes. Le milieu des Relations Publiques n’échappe pas à cette règle. Ainsi on a longtemps estimé que Relations Presse et Relations Publiques recouvriraient deux réalités forcément différentes.

D’une part, l’attaché de presse, préposé aux petits fours et aux relances téléphoniques, le seul qui ne parle pas pendant une interview… de l’autre le conseiller en relations publiques, prince de l’entregent, virevoltant d’un cabinet parlementaire au siège d’une société multinationale.

Les étiquettes vieillissent mal. Avec Internet, qui oserait encore réduire le périmètre d’action de l’attaché de presse à la seule communauté des journalistes, quand se font jour de nouveaux  » passeurs  » d’information, qui ne sont ni réellement des journalistes, ni vraiment des personnages publics.

Quand l’attaché de presse intègre par exemple à sa liste d’envoi, un professionnel, responsable d’une communauté d’ingénieurs en agronomie, faisant autorité dans cette sphère, il franchit la ligne rouge qui sépare un métier autrefois limité à la communication vers les seuls journalistes, d’une nouvelle activité plus proche de l’identification et du recrutement d’  » étoiles sociologiques « .

Voici pourquoi le terme de relations presse me semble caduque et non avenu dans la nouvelle distribution des rôles entre les émetteurs et récepteurs d’informations.

Mais plus que l’enterrement d’un profession, c’est le renouveau d’une activité nécessaire à l’économie qui semble se profiler grâce aux Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication.

D’ailleurs, le monde des NTIC et d’Internet est-il si étranger que cela à sa profession ? On rappelle souvent qu’Internet n’est finalement qu’une myriade de fichiers et de bases de données connectées les unes aux autres.

La production, l’exploitation et la distribution d’Information, l’exploitation de bases de données de journalistes, rien de bien nouveau pour le monde des RPs…non, ici on est plutôt face à face à une politique de l’autruche, à la conviction qu’un contact personnel ne pourra jamais être supplanté par des artifices virtuels…certes, mais il est inexplicable de ne pas utiliser des outils et des technologies dont le but est de soulager le professionnel de tâches souvent ingrates, pour lui permettre de se concentrer sur son métier de base, le conseil…

Autre évolution fascinante, la prise en charge des opérations de communication  » en ligne « … qui fut tout d’abord la chasse gardée des responsables informatiques. Cette fonction passa ensuite aux mains des sociétés de services informatiques qui se piquaient de comprendre la dimension théorique tout autant que pratique des projets de communication impliquant l’outil informatique.

Puis ce fut le tour des agences de publicité d’annoncer la création d’unités interactives, traitant des questions de communication comme on le fait d’une publicité, négligeant au passage les besoins concret des journalistes, c’est à dire un contenu clair, simple, permettant une exploitation directe.

Enfin, une évolution toute récente a fait des agences conseils en relations publiques les nouveaux gardes de cette boîte de Pandore. Un challenge particulièrement intéressant à relever, car de cet élan naîtra sûrement une nouvelle façon de faire des RPs.

La fin des relations presse, 1 mois après…

Suite à la tribune libre  » la fin des relations presse » parue dans l’hebdomadaire Stratégies, il y a tout juste un mois, des voix se sont élevées pour dénoncer ces propos déplacés. Au-delà de certaines argumentations volontiers protectionnistes, avec pour effet d’enfermer encore plus notre profession dans un cadre rigide et rétrograde, ces contributions réaffirmaient l’importance d’apporter la meilleure valeur ajoutée à notre métier.

Si mes propos ont pu offusquer certains, je m’en excuse volontiers. Néanmoins, je réitère sincèrement que les limites du champ d’application traditionnel de la profession d’attaché de presse sont et doivent être dépassées.

Pierre Chappaz dans l’entretien accordé récemment à Planète RP résume bien ces nouvelles attentes : « Je pense qu’il faut faire un gros effort pour comprendre le mieux possible le métier et le marché du client, car les RPs c’est du marketing pas de la simple mise en contact. C’est une exigence qui concerne toutes les disciplines de la communication, mais les Relations Presse encore plus que les autres, car il s’agit d’intéresser chaque journaliste en fonction de ses centres d’intérêt, mais aussi de sa propre compréhension du sujet. Il faut fournir de l’information à valeur ajoutée ! ».

Les espaces de communication ont explosé depuis trois ans. Quand une célèbre marque informatique lance aujourd’hui son dernier logiciel grand public, elle cible tout autant les pages personnelles du réseau que les médias traditionnels. Alors pourquoi ne participerions nous pas à ces projets d’un nouveau type ?

Les journalistes se posent moins de question que nous quant à ce qui est correct ou pas de faire en matière d’information. Quand Stratégie publie un article présent sur ce site, qui vient reprocher au magazine de prendre ces sources auprès d’un site publié par un parfait inconnu…

Là où je rejoins toutefois les interrogations de mes confrères sur l’évolution de la société de l’Information, c’est au niveau de la compréhension des publics envers l’information présente sur la toile.

Si l’on considère que le lecteur ne bénéficiait déjà pas de l’apprentissage nécessaire pour décrypter l’information servie quotidiennement par les médias… et l’on sait que 80% de ce qui est imprimé dans les journaux ne sert en aucune manière la mission d’information directe des faits d’actualités… alors oui, Internet n’a fait qu’accroître la dématérialisation du traitement de l’information, parfois livrée brute par les entreprises en omettant de passer par la case « rédaction ».

Vouloir jouer notre rôle de prisme et éviter qu’Internet devienne une cour des miracles au service d’intérêts mercantiles, c’est offrir encore de beaux jours à notre profession… et domestiquer de nouveaux publics…

LD

L’ISCOM : une école de communication qui communique !

Elisabeth Laugery est en charge des relations extèrieures et des stages de l’ISCOM. Elle a accepté de nous présenter cette école qui met en oeuvre beaucoup de moyens pour être mieux connue des professionnels.

Planète-RP: Pouvez-vous nous présenter l’histoire et les missions de l’école ?

Elisabeth Laugery : L’ISCOM Paris a été créé en 1986 et bénéficie aujourd’hui d’une implantation en régions : ISCOM Lille, ISCOM Lyon, ISCOM Montpellier, ISCOM Strasbourg.

La mission principale de l’ISCOM est de former des étudiants à devenir des professionnels de la communication dans les domaines suivants :
– la communication interne et externe d’entreprise
– la communication publicitaire en agence
– la communication corporate : RP, évènementiel, partenariat, sponsoring
– la communication opérationnelle : marketing direct, marketing relationnel, CRM
– la communication journalistique, audiovisuelle, multimedia, internet.

Les cursus vont de 2 à 4 ans après le BAC, les diplômes préparés sont :
– le BTS Communication des entreprises
– le titre homologué niveau II par l’Etat (équivalent maîtrise)

Une année de 3ème cycle permet aux universitaires d’acquérir une double compétence en suivant un cursus opérationnel en marketing/communication.

PRP: Quel est le profil type de l’étudiant en communication ISCOM ?

EL : Pas de profil type, le recrutement se fait à deux niveaux, sur dossier, après un entretien de motivation qui permet de vérifier que la personnalité de l’étudiant est adaptée à son projet professionnel.

Les étudiants de 1ère année sont le plus souvent titulaires d’un BAC général (L, ES, S), mais il y a également un pourcentage significatif de titulaires d’un BAC technologique de type STT.

Les étudiants de 3ème année sont titulaires d’un DEUG, DUT OU BTS. Ils ont fait des études littéraires, de langues, du droit, de l’histoire, de la gestion et ils souhaitent orienter leur projet professionnel vers les métiers de la communication qui leur permettront d’optimiser leurs acquis antérieurs.

PRP : Quelles ont les facettes professionnelles nécessaires à l’accomplissement de leur carrière ?

EL : Les intervenants de l’ISCOM sont à 75% des professionnels de la communication en exercice, ils préparent les étudiants à devenir des praticiens de la communication chez l’annonceur :
– responsable communication interne ou externe
– responsable des relations presse et des relations publiques
– webmaster
– responsable du marketing opérationnel

et en agence :
– chef de pub
– chef de projet
– attaché de presse
– concepteur-rédacteur on et off line
– producteur audiovisuel
– créateur de sites web

PRP : Vous proposez aux entreprises d’accueillir des stagiaires. Comment cela se passe-t-il ?

EL : Les stages font partie intégrante du cursus scolaire à l’ISCOM, dès la 1ère année : les périodes qui leurs sont réservées, ainsi que leurs durées, sont obligatoires pour tous les étudiants.
La recherche de stage fait partie d’une démarche personnelle de l’étudiant en conformité avec son projet professionnel et sa stratégie de recherche d’emploi. Les tentatives pour obtenir un RV, les entretiens en face à face figurent ses premières négociations professionnelles.
Les étudiants sont accompagnés et soutenus au cours de leur recherche de stage et d’emploi par un service des stages.
Le service des stages est mis par l’ISCOM à la disposition de ses étudiants, pour les aider dans la définition de leur projet professionnel, les conseiller dans leur stratégie de recherche et leur proposer des offres de stages.

Les entreprises qui souhaitent accueillir des étudiants doivent considérer cette collaboration comme un véritable partenariat, c’est-à-dire élaborer des missions de stage en adéquation avec la formation de l’étudiant et désigner un Maître de stage pour les guider.
Les stages obligatoires ne sont pas rémunérés, cependant les entreprises accordent généralement des indemnités de stage d’un montant équivalent à 30% du SMIC net par mois, ainsi que des avantages comme les titres restaurants.
Les offres de stages peuvent être envoyées à l’adresse e-mail stages@iscom.fr, elles sont ensuite transmises aux étudiants concernés qui prennent contact directement avec l’entreprise.

PRP : Quelle image de notre métier ont les étudiants de votre école ?

EL : En 1ère et en 2ème année, les étudiants sont confrontés à la réalité des pratiques professionnelles, ses contraintes et aux difficultés d’adaptation, ils sont considérés comme des exécutants et se démotivent rapidement. Dans les bureaux de presse en particulier, ils sont parfois malmenés et transmettent une image négative des relations presse.
En 3ème et 4ème année, les missions confiées leur permettent d’être plus autonomes et d’avoir accès à des responsabilités ce qui génère moins de frustration.
En général les étudiants préfèrent les agences qui travaillent dans la diversité et proposent de la communication évènementielle en plus des relations presse et des relations publiques.

www.iscom.fr

Marina d’Huart, chargée de projection médiatique pour l’association « les toiles enchantées »

Marina d’Huart est en charge de la communication de l’association « les toiles enchantées », une association dont le but est d’apporter le cinéma grand écran dans les hôpitaux pour enfants malades, site hébergé sur Allo Ciné.

Président d’honneur : Alain Chabat.

Des yeux grands ouverts, une toile blanche, le coeur qui bat, un projecteur Moteur !

Planète-RP : Pouvez vous vous présenter ?

Marina d’Huart : Je suis conceptrice-rédactrice et attachée de presse.
J’ai travaillé pendant 6 ans chez Gallimard J’ai été attachée de presse à la maison mère puis chargée de Com chez Gallimard jeunesse où j’avais la responsabilité des auteurs, des salons, des documents sortant du service communication et des montages de partenariats avec les radios ou télévisions.

Puis j’ai ressenti le besoin d¹écrire et j¹ai publié un roman et réalisé un documentaire pour TF1.

Depuis 1996, je suis rédactrice freelance et attachée de presse pour quelques agences de Com telles que Ogilvy, Because, VFC et sous-traitante pour Freelance.com.

J’aime travailler dans des secteurs variés tels que l’édition, l’éducation, le cinéma, le multimedia, la santéet beauté, le prêt-à-porter.

PRP : Comment avez vous été amenée à vous occuper de l’association « les toiles enchantées » ?

MD : L’association a été créée par une amie, Gisèle Tsobanian en 1997, alors qu’elle était assistante de production d' » Un indien dans la ville « . Elle a eu l’occasion de projeter le film à l¹hôpital Necker et la séance a remporté un énorme succès. Ce fut le déclic. Dés lors, elle s’est battue pour montrer le vrai cinéma, grand écran aux enfants qui restent parfois des mois, voire des années enfermés dans les hôpitaux afin de leur offrir quelques moments de bonheur, de rêve et d’évasion.

Très vite, l’Association a pu avoir des soutiens financiers : Canal +, La Fondation des Hôpitaux de France-Hôpitaux de Paris, puis Ford nous a prêté une camionnette, la Société Tacc, un projecteur.

PRP : Quel type d’action menez – vous concrètement ?

MD : Depuis 1997, l’association sillonne les routes de France pour offrir gratuitement à tous les enfants malades des projections de films à l’affiche dans les conditions du vrai cinéma : Grand écran, salle adaptée, matériel de projection 35 mm, copies prêtées par les distributeurs.
En tout, environ 200 projections par an dans plus de 30 Hôpitaux pédiatriques.

Parfois, les comédiens du film projeté se déplacent pour parler du tournage. Ce fut le cas de Djamel Debouze et d¹Alain Chabat, pour Astérix et Obélix.

Depuis Alain Chabat est devenu notre Président.

Il nous a permis de rêver nous aussi en nous offrant un beau film avec la collaboration des techniciens et directeurs artistiques de sa maison de production et une équipe de Canal+. Ce film est destiné à faire connaître l¹Association aux amoureux du cinéma et à tous ceux qui se sentent concernés par notre action.
Le film a été projeté dans plus de 100 salles de cinéma depuis juin 2002 et diffusé sur Canal +, France 2.

Nous recherchons toujours des fonds pour augmenter la cadence de nos projections et étendre notre activité sur toutes les régions de France.
Nous montons des partenariats de toutes sortes avec par exemple le Festival du cinéma de Paris, le Salon de l¹enfance, les hospices de Beaune, l¹ARP, les distributeurs de cinéma.

Pour  » Astérix et Obélix  » une partie des recettes du film d’une journée nous a été offert.

Ce genre d’opération est évidemment très intéressant pour nous. Il est intensifié par la presse qui s’en fait l’écho.
Une projection nous coûte environ 300 Euros. Nous faisons des tournées de 30 jours avec un film et nous les reproduisons presque tous les mois.

PRP : La communauté des communicants de Planète-RP peut-elle vous aider à faire mieux connaître cette association ? Si oui, que pouvons nous faire pour vous ?

MD : Depuis 5 ans que l’Association existe, nous avons la confiance des principaux distributeurs de films pour enfants en France (Arp Sélection – Gaumont Buena Vista International – Les Grands Films Classiques – Mars Films – MK2 Distribution -Pathé – Pyramide – Société Nationale de Distribution – Twentieth Century Fox ) qui nous prêtent une copie du film dés sa sortie en salle afin d’organiser des tournées dans les hôpitaux.

Les professionnels du cinéma nous soutiennent activement, CNC, Arp, Demospec, Groupe TSF, Procirep, Sacem, Ushio France .

Notre point faible reste toujours les demandes de subventions par mailing avec un fichier de professionnels du cinéma. Nous ne sommes pas des experts du marketing.

Contact : Marina d’Huart : Tel 01 42 81 03 42

Anne-ClaireCatineau : agence ou annonceur ?

Anne-Claire Catineau, Responsable de la Communication Novinit
( société qui lancera prochainement un PDA à écran tactile entièrement piloté avec le doigt ).

Planète RP : Vous avez travaillé en agence après avoir débuté votre carrière chez l’annonceur. Quel souvenir en gardez-vous ?

Anne-Claire Catineau : Le monde des agences est assez différent de la vie en entreprises. Délais, suivi des projets, organisation surprennent au premier abord.

PRP : En conservez vous un bon souvenir ?

ACC : Oui et non. J’ai pu approcher des marchés et des disciplines assez variées, travailler avec des professionnels venus d’autres horizons. J’ai néanmoins l’impression que l’on ne se donne pas toujours le temps et les moyens de développer les parties stratégiques des dossiers. La faute à l’agence, à son client, aux deux peut-être ! Je pense qu’un passage en agence est le passage obligé de toute carrière en communication qui se veut complète.

Planète RP : Qu’avez vous trouvé en entreprise que vous n’aviez pas en agence ?

ACC : Tout d’abord être au coeur de l’entreprise, en connaître la culture, l’accès direct aux décideurs, le sentiment de participer à une aventure d’équipe, de suivre de A à Z la mise en place de notre campagne de communication. Pas de pression excessive, avoir des responsabilités sur les orientations à prendre, un véritable challenge.

Planète RP : Il doit bien exister une face moins rose au travail en entreprise ?

ACC : Si j’avais à souligner une faiblesse dans ce paysage idyllique, je soulignerais la nécessité de faire campagne à tous les niveaux de l’entreprise pour justifier les opérations de communications, impliquer les commerciaux tout autant que la Direction Générale.

Planète RP : Votre vision de l’agence a-t-elle changé et travaillerez vous différemment avec elles dans le futur ?

ACC :Absolument. Je les impliquerai beaucoup plus à notre projet dès le départ et proposerai que l’équipe définie au sein de l’agence se sente dés le départ proche, qu’elle soit informée dans les temps, qu’elle ait accés à toutes les informations disponibles en Internet, bref un vrai travail de partenariat entre l’entreprise et l’agence.

 

Canada : la vision d’une française conquise par la Belle Province…

Leslie Molko est une française expatriée au Canada et qui a depuis choisi de devenir résidente à plein temps de la Belle Province….elle a bien voulu nous présenter le marché de la communication et des médias de ce pays à double facette culturelle.

Planète-RP : Pouvez vous nous rappeler votre parcours ?

Leslie Molko : J’ai commencé mes études en histoire, avec une option documentation et information, pour ensuite entrer au CELSA. Après mes études j’ai suivi la voir classique en entrant en Agence, mais des choix personnels m’ont amenés à quitter la France, et les agences du même coup.

PRP : Pour quelles raisons avoir choisi l’expatriation ?

LM : J’ai eu envie de découvrir d’autres choses, de voyager. Par le biais de l’Office Franco-Québécois pour la Jeunesse, j’ai pu obtenir un permis de travail temporaire pour le Québec. J’ai été conquise tant par la qualité de vie que par les relations de travail. J’ai fait l’ensemble des procédures d’immigration et je suis maintenant « résidente permanente au Canada ».

PRP : Le marché de la communication semble très développé au Canada (francophone et anglophone ). A quels facteurs attribuez vous cette situation?

LM : De façon globale, il faut se rappeler que le Canada est nord américain, et très influencé en cela par les États-Unis, ce qui n’est pas sans incidence sur le marché de la communication. La communication corporative et le marketing font partie intégrante des stratégies de développement des entreprises. La publicité et les partenariats privés (sponsoring, co-branding, etc.) sont également très développés, et ce bien plus qu’en France.

Dans une dimension plus politique, le lobbying, les relations publiques ainsi que le « réseautage » sont des métiers développés, reconnus, voire réglementés. Le plus étonnant est probablement le caractère tout à fait commun de ces métiers, qui restent encore réservés aux très grandes entreprises en France.

L’existence même du bilinguisme a eu des conséquences sur la communication. Soit dit en passant, ceci n’est sensible qu’au Québec, le reste du Canada utilisant majoritairement l’anglais. Les entreprises qui communiquent au Québec choisissent en général entre plusieurs orientations : une communication totalement identique en deux langues (c’est particulièrement flagrant dans certains spots télévisés), une stratégie spécifique et totalement différente pour le Québec, ou une communication unilingue dans l’une ou l’autre des langues officielles. Le potentiel du marché est bien entendu le facteur déterminant.

PRP : Concernant le marché de la presse, quelle est sa structure et ses points clés ?

LM : Le marché des médias est en pleine révolution, avec notamment un phénomène de concentrations dans de grands pôles, semblables à ce qu’on a déjà connu en France. Quelques groupes rassemblent des chaînes de télévision, de radios ainsi que des imprimés périodiques ou quotidiens. Tout ceci ne va pas sans débats sur l’indépendance de l’information, et sur la diversité des opinions présentées au public.

Pour rechercher une visibilité « coast to coast », il est essentiel de travailler avec les quelques journaux et magazines anglophones de diffusion nationale, qui sont peu nombreux.

Essentiellement, les marchés de la presse sont provinciaux, comprenant de nombreuses publications tabloïdes qui laissent une grande place aux nouvelles très locales (et sensationnelles), et quelques supports plus « sérieux » mais qui ont une moindre audience.

Une fois encore, il faut totalement distinguer les supports anglophones et francophones. Il y a une imperméabilité étonnante entre les deux, qui nécessite un travail parallèle. À noter, une nouvelle parue dans un support anglophone aura une chance légèrement supérieure de trouver un écho dans la presse francophone que le contraire.

PRP : Pour être plus précis…comment travaillent les journalistes canadiens. Existe-t-il des spécificités propres à cette communauté dans votre pays ?

LM : En tenant compte des spécificités mentionnées ci-dessus, les journalistes exercent leur travail de la même façon des deux côtés de l’océan.

Le travail en relation avec les journalistes est basé sur le développement d’une relation sur le long terme, et des contacts réguliers. Cependant, la proximité reste un atout majeur, et peu de relationnistes peuvent revendiquer un réseau étendu à toutes les provinces.

Il est à noter que l’information anglophone est alimentée par les Etats-Unis, ce qui laisse parfois peu de place pour les informations canadiennes (notamment dans les secteurs des « affaires » ou de la culture). Les médias francophones, à l’opposé, vont accorder une attention accrue aux réalisations en français.

Pour en savoir plus sur la communication au Canada, Leslie vous conseille le site www.infopresse.com

Une française expatriée au Canada (suite et fin…)

Patricia Segré est analyste au sein de la Banque du Canada et connaît bien le marché de la communication de son pays, tout en étant ( comme Leslie Molko ) expatriée depuis quelques années…

Planète-RP : Pouvez-vous nous rappeler votre parcours ?

Patricia Segré : plus de 12 ans d’expérience en communication corporate et relations publiques réalisée principalement dans le secteur des hautes
technologies pour des entreprises internationales telles que Ast Research, Zenith Data Systems, Tetronix et Siemens.
Ces trois dernières années j’ai plutôt évolué vers le consulting et travaillé notamment pour des agences telles que Weber-Shandwick et Mc Cann-Erickson. Directrice conseil, j’avais pour rôle de gérer et de développer des comptes, (Compaq Europe, Ascom – groupe de télécommunications
suisse , Real Names – marché des dotcom, Lombard Odier – deuxième banque privée suisse).

Française d’origine, je vis a Ottawa depuis 6 mois maintenant. Auparavant, j’ai passé 6 mois a Montreal ou j’ai fais connaissance avec le milieu des relations publiques et ou j’ai rencontré des amis formidables. Pourquoi Ottawa ? Améliorer mon bilinguisme et tres belle qualité de vie : tous les avantages d’une capitale, et la proximité de la nature àmoins de 20 minutes du centre ville ! Auparavant, je travaillais avec des entreprises internationales, majoritairement américaines, mais dans un contexte européen. Aujourd’hui, je souhaite élargir cette experience en travaillant avec des entreprises nord-américaines.

PRP : Comment vivez-vous l’expatriation ?

PS : L’un des aspects extremement positif de l’expatriation est la capacité de prendre de la distance par rapport à son pays d’origine, une économie, une politique ou un métier et de pouvoir les comparer par rapport à un autre pays.

PRP: Pouvez-vous nous parler des marchés de la presse et des médias de votre pays ?

PS : Beaucoup de choses à dire par rapport au marché de la communication qui est effectivement tres développé, mais encore une fois cela fait trop peu de temps que j’y suis pour pouvoir donner un avis trés complet.

Le poumon économique du Canada se situe a Toronto, que certains comparent plus ou moins a un New-York canadien. Le relais est ensuite assuré par Montréal, Vancouver et Ottawa. A l’est du Canada, on peut dire que Toronto est la ville où l’on travaille et Montréal la ville ou l’on se detent. Longtemps Ottawa a été percue comme une ville assez terne dont l’activité etait essentiellement représentée par le gouvernement et les diffférentes institutions qui s’y rattachent. Depuis quelques années, mais c’est assez recent, environ 5 -7 ans, un veritable boom technologique a attiré de plus en plus d’entreprises. Montreal s’est reveillée assez tardivement aux nouvelles technologies et a du mal a attirer des entreprises internationales. De plus, elle a tendance a se spécialiser dans le développement de logiciels d’effets speciaux pour le marché du cinéma qui est par ailleurs tres actif.

Le marché de la communication francophone est essentiellement représenté a Montreal, de nombreuses agences, trés compétentes, le marché de la publicité est trés fructueux. En matière de relations publiques, les principales agences internationales sont représentées avec un tissu assez actif de petites agences. A Ottawa le marché est plus petit avec une forte spécialisation dans le public affairs mais aussi le marché high-tech.

En général les journalistes sont appreciés pour leur professionalisme et par leur volonté de restituer les faits sans vouloir en faire un show a l’américaine…

Le marché des médias est essentiellement représenté par le diffuseur national CBC (radio et TV), qui a ete crée par le gouvernement mais qui bénéficie d’une totale indépendance. Au passage excellente programmation culturelle sur radio Canada, un mélange de France Culture et de Radio Classique. En matière de presse ecrite deux grands quotidiens nationaux, The Globe and Mail and the National Post se partagent le marché. Ajoutez a cela des quotidiens locaux de trés bonne qualité dans les principales villes canadiennes.

Comment travaillent les journalistes canadiens ? eh bien c’est trés simple, ils attendent de l’information et uniquement de l’information. De ce côté-ci aussi de l’Atlantique, il y a abondance de communiqués qui surchargent les messageries et les fax et qui ne donnent pas d’information particulière.

En ce qui me concerne, puisque je travaille a la Banque du Canada, l’approche est assez particulière, une volonté de transparence certes, mais puisqu’il s’agit de la banque centrale du pays tout est contrôlé et diffusé avec un soin extrême. Ce sont les éternels paradoxes des organisations bancaire en fait.

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