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Archive pour février, 2003

La presse américaine

Nous continuons notre tour du monde avec UBIFrance en passant par les USA.

La presse professionnelle américaine constitue un moyen privilégié d’information des décideurs industriels américains et s’adresse à un lectorat spécialisé. Il s’agit avant tout d’une presse d’information ( par opposition à la presse à sensation ) qui est au service de son lectorat.

Dans chaque secteur d’activité, on trouve :

– Les revues classiques destinées à informer les responsables américains sur les tendances du marché, les innovations marquantes…
– Les « tabloïds » ( par référence à leur format ), comportant essentiellement des annonces de nouveaux produits, dont les services lecteurs sont très efficaces.
– Les « newsletters » ou bulletins spécialisés au tirage assez limité, et diffusés sur abonnement payant. Elles comportent des informations exclusives sur un segment de marché et sont pratiquement exemptes de publicité.

Les revues professionnelles américaines comportent environ 50% de pages publicitaires. La partie rédactionnelle quant à elle se décompose en articles courts ( flash ) d’actualité, situés généralement dans les toutes premières pages sur des sujets techniques et économiques.

Le contenu thématique des magazines est défini à l’avance par les rédactions sur la base d’un calendrier éditorial couvrant le plus souvent l’année entière. Ces informations utiles pour les annonceurs et pour les entreprises soumettant des articles, figurent dans le « Media Kit » disponible auprès de chaque magazine.

Le communiqué de presse produit constitue le meilleur moyen de faire parler de l’entreprise à travers ses produits innovants. La communication doit d’abord mettre en avant les produits et services du fournisseur avant l’information générale sur l’entreprise.

La quasi totalité des revues techniques dispose de sections entières consacrées à ce type d’information. Les tabloïds en sont les plus friands car ils constituent l’essentiel de leur contenu éditorial, et les revues classiques peuvent contenir de une à cinq pages entièrement consacrées à la présentation de nouveaux produits introduits récemment sur le marché.

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Univers du disque : Press Attack pour Marie Kiss La Joue !

Jérôme Scholzke participe à l’aventure d’une jeune artiste prometteuse, Marie Kiss La Joue ( vous avez du entendre son single « Henri » sur le réseau Radio France ). Au lendemain des victoires de la musique et à la veille du concert parisien de cette artiste, il nous explique avec une sincérité assez rare dans sa branche, pour que nous la saluions, les règles d’or de la promotion/relation presse musicale. Musique !

Planète-RP : Pouvez vous nous présenter votre parcours et votre activité actuelle ?

Jérôme Scholzke : TSK MUSIC c’est la rencontre entre 3 personnes : Patrick Kerrousse , patron d’un important point de vente de disques à Rennes  » RENNES MUSIQUE  » qui se trouve par ailleurs être dans l’un des dirigeants du groupement de disquaires indépendants ( 70 points de vente )
 » STARTER  » et les 2 membres fondateurs ( Céline Texier et Jérôme Scholzke) de l’AGENCE ARCHIBALD spécialisée dans la communication indépendante sur l’Ouest de la France pour le compte des maisons de disques.

Nos deux structures étant très proche du terrain, nous avons l’occasion de repérer les disques auto-produits, de sentir les phénomènes monter bien avant que cela n’arrive aux oreilles des grosses maisons de disques.

C’est ainsi que Patrick Kerrousse à découvert en 2000, par le biais d’un dépôt vente dans son magasin , MARIE KISS LA JOUE , un disque où nous avons décelé assez rapidement du talent , nous avons alors décidé de mettre un petit budget promo pour soutenir ce disque auto-produit, résultat la presse s’est emballée sur ce qui n’était à la base qu’une maquette sur CD , à tel point que Anne-Marie Paquotte de TELERAMA , lui a attribué 3 clefs, les ventes se sont rapidement emballées pour un disque auto-produit : 3000 ventes.

Nous en avons en partie également réalisé la distribution de ce disque auto-produit, via un réseau de relations que nous avions dans les points de vente.

Fort de ce mini succès, nous avons décidé de Monter une structure de production : TSK MUSIC , afin d’accompagner de manière professionnelle la carrière de MARIE KISS LA JOUE .

Notre premier objectif a été de partir à la recherche d’un éditeur, qui est venu rapidement soutenir financièrement le projet : BMG publishing, puis après avoir enregistré ce qui sera le futur album , plusieurs propositions de contrats de licence nous ont été faites par différentes compagnies de disques importantes.

Notre choix s’est alors porté sur EMI , qui souhaitait rapidement faire aboutir ce projet.
Le disque est sorti le 4 juin 2002 .

PRP : Comment s’organise les relations presse d’un artiste interprète ? Quels formats de promotion utilisez vous ?

JS : Il est difficile d’intéresser les gros médias sur une artiste inconnue, pour exemple certains médias radios exigent que le disque se classe au  » top album  » avant de diffuser le moindre titre, mais chacun sait que sans radios ou tv, il est quasiment impossible de rentrer au top album, c’est tout le problème des radios et télé en France, soucieuses de leur audience, et frileuses à rentrer en playlist des nouveaux talents. Sans parler des relations très dangereuses entre  » produit marketing  » des maisons de disques et certains médias. Il n’est pas rare aujourd’hui de voir certaines maisons de disques offrir  » des points  » sur les royautés d’un disque en échange d’une programmation. Bon nombre de producteurs indépendants aujourd’hui s’insurgent contre cette pratique dite du  » pay to play « où ils ne peuvent rivaliser, et surtout ne veulent pas rentrer dans ce dangereux mélange des genres.

Pour Marie Kiss la Joue, nous avons choisi dès le départ d’une promotion par la base, vers les prescripteurs de tendances (dans son genre musical) et/ou via des fanzines , radios à la programmation spécialisée, ainsi que la presse régionale.
L’important était de constituer une base, pour donner du corps à un dossier de presse, et avoir de la matière dans nos arguments vers des médias plus importants par la suite.

Il est évident que ce type de promotion prend beaucoup de temps, ce n’est que 8 mois après la sortie du disque qu’un certain nombre de gros médias, s’intéresse enfin MARIE KISS LA JOUE

Pour ce qui est de l’organisation du marché, il n’y a pas de règle très précise, dans notre cas étant donné que nous avions une certaine expérience via la société Archibald, nous avons souhaité gérer nous même la communication et les relations presse autour de notre artiste, EMI se contentant d’être le financier de ces opérations. Le service promo presse intégré chez EMI est très peu intervenu dans ces actions.

Nous avons monté également un grand nombre d’actions de  » street-marketing « , tractage, affichage, promo dans 250 bars cœur de cible, etc.….

En novembre , notre maison de disque a alloué un budget à une attachée de presse indépendante spécialisée dans les radios, ce qui nous a permis de renter un titre en playlist (forte rotation) sur France Inter, cela a été un vrai booster dans notre promotion, mais également pour les ventes du disque.

Pour ce qui est des formats utilisés, ils sont différents : pour la Presse nous envoyons l’album accompagné d’une biographie et d’une revue de presse, pour ce qui est des radios nous utilisons un format single, dans le cas de Marie, le single  » henri  » à été envoyé aux radios, car devant l’énorme production musicale, il faut pointer du doigt aux radios le titre que nous estimons être un morceau fédérateur, les radios dans 90% des cas n’ont ni le temps, ni l’envie d’écouter des albums et choisir un titre parmi une œuvre complète.

Pour ce qui est des concerts, nous effectuons une promo autour de chacune des dates (e-mailing de journalistes et de prescripteurs, envois promo) par ailleurs dès que cela est possible nous organisons des show case dans des points de vente type Fnac le jour d’une date de concert afin de garantir un maximum de visibilité en magasin du disque ( avant, pendant et après le concert) et la mise en place de PLV pour soutenir à la fois le concert et le show case. Ces PLV sont réalisées par EMI et misent en place par leur force de vente.

PRP : Pouvez vous nous dire quelques mots sur la population des journalistes chroniqueurs musicaux et .le type de relation que vous entretenez ?

JS : La famille des journalistes chroniqueurs musicaux tient dans un mouchoir de poche, et est très sollicitée, chacun d’entre eux reçoit plusieurs dizaines de disques chaque semaine, et forcément est harcelé par une multitude d’attachés de presse qui les accompagnent.

Il faut écrire beaucoup de mails, téléphoner ,retéléphoner avant qu’un disque n’arrive sur une platine puis dans leurs oreilles, et puis il faut que le disque et l’artiste aient une véritable histoire à raconter, afin de donner de la matière à l’écriture…..c’est vraiment un combat de tous les jours afin d’émerger du lot.

Pour ce qui est des tribus….il y en a vraiment beaucoup, chaque style de musique et sous famille d’un style a son ou ses journalistes clefs, dans notre cas (qui est le domaine de la chanson) , les cibles importantes sont bien sûr TELERAMA, CHORUS, France INTER, LIBERATION, le MONDE, mais aussi la presse féminine, car Marie raconte beaucoup d’histoires qui parlent aux femmes ( 80 % de son public qui vient au concert est féminin).

PRP : Dans le cas de votre artiste quelles sont les règles à respecter pour arriver à percer dans les médias sans disposer d’un budget de multinationale ?

JS : La première règle indiscutable : un bon carnet d’adresses, avoir une vraie histoire à raconter, ne négliger aucun  » petit média « , avoir une réponse rapide à toute demande des journalistes. Par ailleurs nos actions sur les 250 bars  » chansons  » ont permis de créer un véritable bouche à oreille, nous considérons les bars au même titre qu’un média, car ils jouent le rôle d’un diffuseur spécialisé, prescripteur et ouvert

Imaginez que la base de la clientèle de chacun ce ces bars soit de 200 personnes , on peut estimer que l’oreille de 50 000 personnes « cœur de cible  » et sensible à ce type de musique a croisé un jour MARIE KISS LA JOUE dans un bar, le café est d’ailleurs peut-être le dernier média totalement indépendant……à note sens.

PRP : Internet est-il un média accélérateur de médiatisation pour de jeunes artistes ?

JS : Depuis le lancement du site de MARIE KISS LA JOUE, (et bien qu’il ne soit pas encore trop visible dans les moteurs de recherches), nous avons pu créer des liens avec la base fan de l’artiste, et mieux cerner à qui on avait à faire, nous avons reçu un grand nombre de messages d’encouragements .

D’autre part, Internet à été une des clefs de notre communication, nous avons mis en place un e-mailing vers les médias, salles de concerts, producteurs de spectacles etc…. dans l’univers francophone. Le résultat le plus spectaculaire a été le Canada où bon nombre de médias ont répondu à l’offre que nous leur proposions : leur envoyer le disque et la bio, depuis ELLE, VOIR et une dizaine de magazines ont consacré des articles au disque et RADIO Canada et bon nombre de FM ont rentré le disque en playlist.
EMI a été obligé de sortir le disque au Canada, pour soutenir la demande que nous avions créée.;
Tout cela grâce à des mails…..chaque jour on se dit : comment aurions nous pu faire sans Internet ?.
Autre exemple, pour la date de concert à Paris du 17 février , nous avons mis en place un e-mailing vers les médias et programmateurs de spectacles, résultat 150 personnes environ ont répondu positivement à notre invitation dont de très importants médias.
Bien que nos e-mailing ne soit pas de l’opt-in, nous ne les considérons pas comme du SPAM mais comme des communiqués de presse, nous avons à ce jour reçu qu’une seule protestation sur plus de 15 000 envois de mails ciblés.
………………………
Le disque est disponible partout en France ( Fnac , Virgin, disquaires, Espaces Culturels Leclerc….)

 

LES PROCHAINES DATES :

17.02 PARIS -L’EUROPEEN
21.02 ST AMAND DE TALENDE(63)
22.02. MONTLUCON (03)
23.02 CHATEL GUYON (63)
08.03 DAX(08) FESTIVAL CHANTONS SOUS LES PINS

 

 

 

 

Italie : une presse morcelée d’opinion

Nous continuons notre tour du monde de la presse et des médias grâce au concours éditorial du réseau Ubifrance, l’agence française pour le développement international des entreprises.

Avec près de 1500 revues professionnelles et plus de 20 000 titres destinés au grand public, la presse italienne est l’une des plus importantes et diversifiées au niveau européen et mondial. A côté de grands groupes éditoriaux généralistes italiens comme Mondadori ou RCS, on y retrouve des multinationales de la presse technique comme l’hollandaise VNU, l’anglaise Elsevier, la française Havas, des groupes italiens importants comme SEAT Pagine Gialle et Technice Nuove et un très grand nombre d’éditeurs indépendants de plus petite taille mais néanmoins très actifs. La presse professionnelle italienne est caractérisée par une diffusion gratuite ( la diffusion payante ne dépasse rarement que les 10% du tirage ) à un public sélectionné ( en jargon appelé « ciblé » ou « qualifié » ) en fonction de son rôle comme prescripteur ou décideur des achats, du chiffre d’affaires et du secteur d’activité de son entreprise.

Les revues Business to Business portant une grande attention à l’innovation et aux tendances du marché. Elles constituent donc non seulement un excellent vecteur de promotion mais également une source très riche d’information surle marché italien. En revanche, elles pêchent généralement par une orientation très poussée vers un seul marché national et par une visibilité réduite due à une concurrence très forte entre les revues ce qui, par ailleurs, garantit le dynamisme du secteur.

La plupart des éditeurs italiens de revues spécialisées, regroupés au sein de l’association ANES ont réalisé en mars 2001 une étude avec le concours du cabinet Taylor Nelson Sofres Abacus portant sur le positionnement de la presse technique en Italie.

Il en ressort que pour plus de 80% des décideurs italiens interrogés, la presse profesionnelle italienne est claire fiable et compétente. Elle constitue de très loin le premier vecteur pour obtenir des informations sur les innovations technologiques et après les visites de commerciaux, le meilleur moyen pour décider les achats.

Il est donc logique que près de 27% des investissements des entreprises italiennes en communication se dirigent vers la publicité dans la presse professionnelle ( qui représentent d’ailleurs sa seule source de revenu ) alors que la participation aux salons n’absorbent que 23% de leur budget.lurgie à Bilbao.

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Radiographie d’une agence de presse

Filigrane Presse est l’une des agences de presse spécialisée ( en l’occurence sur les thèmes liés aux NTIC ) du marché français. Elle est assez représentative de cette activité de journalisme délégué qui est de plus en plus employée par les média dans leur recherche de la meilleure « valeur ajoutée info », mais aussi par les agences et les responsables de communication qui confient à Filigrane la rédaction de documents stratégiques ( dossiers de presse, articles d’opinion ). Entretien avec Nasséra Zerkak et Augustin Garcia, Laurent Campagnolle, les trois mousquetaires de l’agence !

Planète-RP : Comment s’est créée votre agence ?

Filigrane Press : Filigrane Press est née en 1996 de la volonté de trois journalistes (dont deux anciens du Groupe Tests) d’exercer leur métier de façon indépendante, tout en évitant l' » isolement  » des pigistes. L’agence a d’abord existé au sein d’une petite SSII, comme pôle rédactionnel (l’écriture d’articles  » produits  » et les essais de matériel s’adaptaient bien à cette imbrication). Elle a pris son autonomie en 1998.

PRP: Comment est organisé le marché français des agences de presse ?

FP: Nous ne pouvons parler que des secteurs des TIC, qui constituent notre activité principale depuis la création de l’agence. C’est un marché morcelé, où gravitent peu de sociétés, plutôt indépendantes et dirigées par leurs fondateurs (telles que Techno Chroniqueurs, La Boîte à écrire, Cassiopée Presse). Comme Filigrane Press, ces agences ont peu à peu étoffé leurs prestations, alternant entre articles commandés par la presse et production d’écrits pour des agences de communication et leurs clients. A cela, il faut ajouter le grand nombre de pigistes, qui, eux aussi, peuvent intervenir pour la presse comme pour les entreprises.

PRP : Quels sont les paramètres critiques pour réussir à lancer une agence de presse ?

FP : Clairement, l’importance du réseau relationnel tissé entre le ou les fondateurs et ses commanditaires potentiels (groupes de presse ou agences de communication). Ce n’est pas un hasard si la plupart des dirigeants d’agences de presse ont d’abord été journalistes en rédaction. Ensuite, la polyvalence est fondamentale, tant en termes de sujets traités que de produits rédactionnels réalisés. Par ailleurs, et c’est un paradoxe, la vitesse d’exécution doit être combinée avec la meilleure qualité de réalisation possible – surtout dans une période comme aujourd’hui où le nombre d’intervenants (agences, pigistes, rédacteurs) progresse tandis que le nombre de commandes s’est réduit… Enfin, la force d’une agence tient également dans la prise en charge de certaines contingences pratiques (frais téléphoniques, secrétariat de rédaction, mobilisation de plusieurs journalistes pour honorer les commandes importantes…).

PRP : Comment travailliez vous ? Informations quotidiennes ? dossiers ? accord exclu avec titres ?

FP : Concernant notre activité discours d’entreprise, ce sont les agences de communication qui nous missionnent sur des dossiers précis tels que la rédaction de dossiers de presse, d’articles d’opinion, de témoignages client, l’adaptation de documents anglo-saxons, la rédaction de rubriques de sites Web… Pour notre activité presse, nous avons des clients réguliers (01net, Télécom Business Life, Novethic.fr…) auxquels s’ajoutent des titres pour lesquels nous pigeons occasionnellement, comme L’Express. Si la plupart du temps, nous proposons des articles ou dossiers aux différentes rédactions, 01net nous missionne régulièrement pour la couverture de salons, et Novethic.fr nous a confié une chronique  » Bourse  » hebdomadaire. Tout l’intérêt pour nous est évidemment de proposer régulièrement des sujets  » clés en mains « , avec un angle, des sources et des témoignages  » fouillés « .

PRP : Etes vous monospécialiste ou avez-vous diversifié vos secteurs d’intervention?

FP : Notre spécialisation première, les TIC au sens large (informatique, réseaux, télécoms, Internet) s’est progressivement étendu à des sujets de plus en plus  » éco-entreprise « . C’est l’évolution générale du secteur qui veut cela. Depuis la mi-2001, nous avons ajouté une corde à notre arc en nous spécialisant dans tout ce qui touche au développement durable (responsabilité sociale et environnementale des entreprises, fonds éthiques, commerce équitable). Cette activité prolonge naturellement notre orientation éco-entreprise. La difficulté consiste donc à être suffisamment spécialisé dans un ou deux domaines, tout en restant généraliste de ces questions, afin de pouvoir traiter des commandes très diverses, tant dans le fond que la forme.

PRP : Les attachés de presse comprennent-ils bien votre rôle ?

FP : Malgré le discours officiel tenu par les agences, peu d’attaché(e)s de presse savent réellement comment travaille un journaliste, et quelles sont ses contraintes. Le problème est que, bien souvent, les personnes qui arrivent dans ce métier se retrouvent directement sur le terrain, sans avoir été bien informées au départ. Elles se trouvent ainsi exposées, d’emblée, à la pression des clients, désireux d’obtenir des retombées presse abondantes. L’autre difficulté pour nous consiste à expliquer aux agences de RP en quoi nos attentes peuvent être différentes de celles des journalistes en rédaction. Pour schématiser : inutile de faire la promotion d’un client seul. Mieux vaut nous solliciter en expliquant pourquoi telle entreprise est révélatrice d’une nouvelle tendance technologique ou de marché, nous proposer des témoignages d’experts. Bref, venir avec des propositions de pistes, d’angles pour des dossiers de fond, dans lesquels pourront témoigner les clients de leur agence (et leurs concurrents, bien sûr). Mais ce message est long à faire passer, car les équipes ne cessent de changer…

PRP : Quelle va être l’évolution de votre activité et des modèles de fonctionnement ?

FP : Il est possible qu’à l’avenir, les groupes de presse ayant tendance à réduire les effectifs de leurs rédactions internes, l’édition déléguée de rubriques, voire de magazines complets, soient confiées à des agences de presse. Autre tendance, déjà mise en œuvre par Latribune.fr : proposer des dossiers thématiques parrainés par une entreprise (pas directement impliquée dans le domaine couvert évidemment, afin de garantir la neutralité des journalistes). L’avantage pour le groupe de presse est d’être certain de couvrir le budget pige alloué. L’agence ou le journaliste indépendant a ainsi le temps de creuser le sujet, et de rendre un papier complet. Hormis cela, nous pensons que la qualité fondamentale des agences restera leur capacité à proposer des sujets originaux, et à les traiter dans les délais impartis. Aux côtés des pigistes, elles continueront ainsi à servir de  » soupape  » aux rédactions.

PRP : Vous différenciez vous sur d’autres prestations ?

FP : Nous essayons d’intervenir le plus en amont possible dans la prise de décision, en proposant non seulement des sujets mais aussi les moyens de les couvrir financièrement, en discutant avec nos clients de l’intérêt à créer de nouveaux produits rédactionnels, en les aidant à bâtir de nouveaux services, de nouvelles rubriques. Seul hic : la créativité rédactionnelle bute souvent sur des questions budgétaires. Ou sur la peur d’être le premier à se lancer. Nous faisons donc tout pour démontrer au responsable marketing, qu’il travaille dans un groupe de presse ou une entreprise, que notre intervention sera bénéfique en termes d’argent et d’image de marque.

Elégance et privilège : les règles du jeu de la nuit !

Le monde de la nuit n’est pas naturellement familier aux professionnels de la communication. Opacité des organisations, codes culturels, difficulté d’approcher les structures. La route est longue qui sépare l’entreprise de l’encanaillement avec les  » people « …néanmoins, depuis quelques années, ce milieu s’est considérablement professionnalisé ( trop pour certains qui regrettent le parfum d’imprévu des années Palace ). Ce que l’on a perdu en  » légendes  » on le gagne aujourd’hui dans la capacité à associer des publics plus larges aux joies du night-clubbing. L’agence Elégance et Privilège s’est spécialisée avec bonheur depuis maintenant 6 ans sur ce créneau qui intéresse de plus en plus les entreprises, soit pour divertir leurs publics, soit pour assister leur stratégie en matière de marketing et de communication. Gabriel Bailet, responsable commercial de l’agence, nous explique pourquoi l’événementiel est l’avenir…de la communication d’entreprise.

Planète-RP : Pour quelles raisons vous être lancé sur le créneau de l’organisation de soirées ?

Gabriel Bailet : En 1995, nous étions quelques-uns uns, tous diplômés d’école de commerce, issus de la dure école des BDE ( bureau des élèves ), à travailler efficacement avec des établissements réputés des nuits parisiennes, comme Les Bains, le Duplex, le Hammam ou le Monkey Club. De correspondants occasionnels de ces établissements nous sommes rapidement devenus des tourneurs réguliers en assurant l’organisation de la quasi-totalité des soirées étudiantes de ces lieux de divertissements. Notre image de marque s’est surtout construite grâce à notre maîtrise des flux de clientèles, notre capacité à intéresser des marques culturellement ( mais pas commercialement ) éloignées de l’univers des boîtes aux opportunités de sponsoriser ces soirées.

PRP : Comment est venue l’idée de passer au braquet supérieur et de devenir une agence spécialisée ?

GB : Compte tenu de notre carnet de relations ( une base de donnée de 17.000 noms de gérants de lieux, people, clients ), il aurait été dommage de ne pas structurer davantage cette activité démarrée sur des bases artisanales. Je vous rappelle que les établissements ainsi que les marques étaient réellement demandeurs de ce type d’intermédiation.

PRP : Aujourd’hui quels sont les domaines d’intervention de l’agence ?

GB : Nous continuons notre activité historique d’organisation d’événements au sein d’établissements réputés. Nous proposons également aux restaurants, boîtes de nuit, bref tous les lieux de loisirs de concevoir des actions de relation presse très ciblées ( un pack de lancement pour 800 euros HT la campagne de médiatisation et comprenant l’écriture des communiqués, des relances et l’organisation d’interviews ).

Enfin, et c’est l’activité qui connaît la plus forte augmentation, nous proposons à toutes les entreprises disposant d’un budget événementiel de sous-traiter totalement cette activité en nous adaptant à leur culture et en utilisant notre réseau de contacts. Dans ce cadre, on sort du branché pour ouvrir nos prestations sur d’autres lieux et d’autres scénographies.

PRP : Pour quelles raisons les entreprises auraient-elles besoin d’investir les lieux branchés ?

GB : En premier lieu pour rajeunir leur image. Aujourd’hui créer un événement au sein d’un endroit fréquenté par les stars a un effet très positif sur l’image d’une société vis à vis de ses publics internes ( personnel ) tout autant qu’externes ( clients, partenaires ). L’apparition d’une personnalité pendant un événement possède à lui seul le pouvoir de rendre inoubliable aux yeux des participants les instants passés en sa compagnie. Ensuite, et c’est le segment qui explose, pour assurer le lancement d’une marque via les  » early adopters  » ou  » first movers « . Nous avons par exemple un excellent réseau parmi la communauté gay ( homo et sympathisants ) que nous pouvons motiver pour une marque qui cherche à rajeunir son image ( le cas de Chupa Chups qui s’est offert une cure de rajeunissement grâce aux clubbers ).

PRP : Sur quelle base travailliez vous avec les entreprises ? Facturation du temps passé ? Enveloppe fixe ?

GB : Rien de tout cela. Pour conserver la meilleure transparence tout en restant complètement juste avec la  » réalité terrain  » de ces prestations, notre intervention représente environ 10-15% du budget global d’une manifestation.

PRP : Quels sont les stratégies qui marchent en matière de soirées ? Y-a-t-il des incontournables ? des idées créatives ? des technologies à exploiter ?

GB : Je vais vous faire la réponse que tous les acteurs sérieux du monde de l’événementiel vont sûrement apporter à votre question. Bien sûr le choix d’un lieu, le plus original possible ( certaines catégories de prospects, les traders par exemple, ont pratiquement tout vu et en plus ils ont déjà les moyens de s’offrir ce qu’il y a de mieux ! ), l’invitation ; nous réalisons des flyers, mais nous pouvons également concevoir un site Internet pour l’événement, proposer un jeu de piste, utiliser les SMS ( d’après l’agence Elegance et Privilège, c’est le média qui cartonne avec les cibles jeunes ) ; la musique avec le choix d’un DJ connu apportera automatiquement un plus. Enfin, le booking d’une star

PRP : En parlant des stars, prenez-vous des précautions avant d’en proposer une à vos clients ? De plus, leur présence est-elle indispensable ?

GB : Elle n’est pas obligatoire, mais peut souvent se révéler un choix judicieux pour s’assurer une couverture média, quand on est une marque grand public, par exemple. De plus, il est prouvé qu’il n’y a rien de mieux pour dégivrer une atmosphère et permettre au public de se lâcher…Il y a bien sûr concertation en Interne ( Agence ), en externe ( via notre réseau ), puis avec l’agent avant d’apposer la signature en bas du contrat de représentation.

PRP : Comment sait-on qu’une soirée est réussie ?

GB : Quand les derniers invités sont encore déchaînés passé 6 heures du matin !

L’évaluation des retombées presse

Sandra Macleod est PDG d’Echo research, une société Internationale spécialisée dans les études sur la communication, ainsi que le conseil en management.

Planète-RP : Pouvez-vous vous présenter ?

Sandra Macleod : Je suis Pdg d’Echo Research, société internationale spécialisée dans les études de la communication et le conseil en management. Nous avons des bureaux opérationnels à Paris, Bruxelles, Londres, Stockholm mais aussi à New York, Brisbane et Kuala Lumpur. J’ai plus de 20 ans d’expérience dans le domaine de la communication et des études d’image et de la réputation au niveau international (Canada, France et Royaume-Uni) et notamment au sein du cabinet de conseil en management PA Management Consultants.

PRP : Evaluer les résultats, n’est ce pas risquer de pointer les faiblesses d’un dispositif de communication ? Jusqu’à quel point pouvez vous jouer un rôle dans le maintien ou non d’un dispositif de communication par l’entreprise ?

SML : Je dirais qu’il s’agit davantage de dévoiler la partie cachée de l’iceberg. De par notre expérience auprès de nos clients qui comptent parmi les plus grandes organisations internationales et nationales, nous avons pu constater que l’évaluation de la communication et des relations publiques est un moyen qui est incontestablement la clé du succès qu’elles connaissent.

L’évaluation des actions de communication permet de cerner comment les divers canaux de communication influencent les parties prenantes qui comptent pour le développement durable des entreprises, d’anticiper les questions émergentes qui, à court, moyen et long termes, sont susceptibles d’affecter l’avenir de l’activité de l’entreprise et des ressources humaines. L’évaluation est un outil puissant pour démontrer l’efficacité des relations publiques et l’importance de celles-ci au sein de l’organisation et assurer que les « meilleures pratiques » soient mises en oeuvre et respectées.

PRP : Quel est l’impact d’Internet dans votre intervention ?

SML : L’internet est un moyen de communication qui offre de nouvelles perspectives aux professionnels de la communication et des relations publiques. Son champ est plus vaste et complexe et ne doit en aucun cas être négligé. Son suivi et son évaluation permettent d’identifier, d’anticiper les mouvements d’opinion, les sujets émergents avant qu’ils ne soient relayés et commentés par les médias puis discutés par l’opinion publique. Il est essentiel d’intégrer cette nouvelle donne dans les processus d’évaluation. Nous le faisons au quotidien pour un grand nombre de clients et nous avons d’ailleurs développé un service dédié à l’internet et à son évaluation, Echo Sonar, qui permet d’alerter nos clients sur les questions cruciales pour leurs affaires. Toutefois, il est essentiel de se concentrer sur des champs d’investigation précis.

PRP : Que dénote la tendance au recours systématique à l’évaluation des actions de communication sur l’organisation du marché et les évolutions des rapports entre les annonceurs et les agences ?

SML : Il semble que la tendance actuelle soit à une utilisation plus ponctuelle des agences, sur une base de « projets » ou pour des besoins pointus et stratégiques. Dans ce cas, l’expérience acquise et la capacité à la démontrer fait toute la différence. Au plan global, le fait de faire appel à des agences extérieure sur l’ensemble des besoins en communication commence à prouver ses limites. Par contre, au niveau local et régional, les agences font toujours partie du dispositif de communication. Cela est du en grande partie au manque de ressources en interne dans la plupart des filiales de sociétés. Dans ce contexte, les agences auront de plus en plus à justifier le succès des programmes annuels qu’elles suivent pour leurs clients, mais également des campagnes plus ponctuelles qu’elles orchestrent.

Les évaluations et opérations d’audit ne seront plus des « gadgets » qui permettent à l’agence de montrer son engagement pour son client, mais plus un véritable outil d’analyse et de justification des dépenses RPs qui puisse être utilisé par les personnes en charge du budget RP en entreprise pour démontrer la pertinence des choix budgétaires. En conclusion, l’évaluation est une marque de rigueur professionnelle ou bien d’instinct de préservation !

www.echo research.com

Coaching : deux visions pour un métier qui monte !

Le coaching creuse de plus en plus son sillon en entreprise. Savoir se situer dans son rôle, s’ouvrir davantage aux autres, des qualités qui influent automatiquement sur les aptitudes de communication … Le coaching, la solution aux blocages de votre PDG préféré ? Isabelle Chevrier, coach depuis plus de huit ans et membre de la société Française de coaching nous explique les fondements et le fonctionnement de ce métier.

Planète-RP : Quelle est votre formation et votre parcours ?

Isabelle Chevrier : J’ai un parcours autodidacte enrichi de mes expériences en entreprise et de mes formations en techniques de changement, de développement des ressources humaines. J’ai débuté comme commerciale auprès de professionnels de l’ameublement, ce qui m’a sensibilisé à l’écoute des besoins de mes interlocuteurs. J’ai ensuite travaillé dans le tourisme. J’ai crée, encadré et animé des circuits touristiques à l’étranger. Ce fut mes premières expériences d’animation de groupe !

Il y a quinze ans, j’ai souhaité faire un bilan et un coaching ce qui m’a permis de faire un point et de définir mes désirs… C’est suite à ce travail que j’ai commencé l’accompagnement des personnes et des groupes ,dans leur évolution. Depuis je ne cesse de me former ! Je considère que cela fait partie de mon métier d’avoir différentes  » cartes de lecture « , différentes approches. Mes référentiels sont la PNL ,j’ai un maître praticien depuis 1990, les approches psycho corporelle, l’approche systémique, et la méthode de Will Schuzt  » l’élément humain  » . Depuis 1993, je développe le coaching individuel et le coaching d’équipe ainsi que la supervision des pratiques professionnelles.Le lien entre le développement personnel et le management est pour moi essentiel.

PRP : Comment est aujourd’hui considéré le coaching en entreprise ?

IC : Il existe aujourd’hui une prise de conscience du rôle clé et complémentaire que peut jouer la démarche de coaching . Sa médiatisation dans les magazines spécialisés ( Challenges, Entreprendre, Psychologies ) ou sur Internet ( www.mediacoaching.com ), ainsi que le bouche à oreille en entreprise par les personnes qui ont pratiqué la démarche facilite son implantation. Les DRH ne sont plus qu’en situation de veille sur ce sujet, ils deviennent aussi demandeurs.

PRP : Comment démarre la recherche d’un coach ?

IC : Souvent de bouches à oreilles, par relations. Le coaching ne peut pas être imposé. Il peut être proposé lors d’un entretien d’évaluation, mais la décision finale appartient à l’intéressé. La démarche volontaire est essentielle au succès d’un coaching . Pour rappel, le coaching ne rentre pas dans une démarche de formation classique, c’est un accompagnement individuel, spécifique et confidentiel qui se déroule dans le temps. Une demande de coaching peut intervenir comme soutient ( gestion de stress ,conflits…) ,comme accompagnement lors de transition ( prise de fonction, création d’une équipe…),également comme support stratégique (positionnement de carrière, vision…). J’apporte rarement des connaissances ou des savoirs spécifiques. Mon approche est plutôt maïeuticienne et consiste à accompagner une personne  » à accoucher d’elle-même  » de ses solutions. Permettre d’être au plus ajusté de soi , en synergie avec les changements attendus.

PRP : Que recherche le coaché ?

IC: Il cherche à améliorer une relation difficile, à mettre en place un changement, à développer ses potentiels , évoluer dans son management, développer ses collaborateurs …Toutes situations peut potentiellement être accompagnée par un coaching si la personne en fait le choix ( prise de fonction, gestion de crise, départ, développement du potentiel )…!

PRP : L’entreprise force-t-elle ces changements ?

IC : Les entreprises sont confrontées à des changements internes et externes . Le coaching est une proposition supplémentaire que peuvent proposer les ressources humaines d’une entreprise à ses salariés . Il peut apparaître comme une réponse adaptée , flexible et spécifique pour accompagner ces changements.

PRP : Quels sont les dysfonctionnements qui ont un impact direct sur la communication de l’entreprise ?

IC : Une vision peut définie et mal communiquée peut être un dysfonctionnement ainsi que le manque d’adhésion aux messages à transmettre.

PRP : Quelle est la durée moyenne d’un coaching ?

IC : Tout dépend de l’objectif du coaching. pour un coaching opérationnel comme une préparation à un congrès par exemple, deux séances peuvent être suffisante. Quand il s’agit de coaching de développement ,la durée du coaching peut varier de 7 à 10 mois., à raison d’une séance de 2 heures mensuelle.

PRP : Quelles disciplines rentrent en compte dans le déroulement du coaching ?

IC : Chaque coach a son approche, son style issus de ses formations et de sa pratique. J’utilise l’approche systémique, la PNL , la créativité ,entre autres. Je pense que le savoir être du coach est une clés essentielle .Son éthique, le travail personnel qu’il a effectué pour lui même, sa compréhension des processus font sa spécificité. Cela fait parti de ma spécificité !
La Société Française de coaching a travaillé à créer une déontologie de la profession à laquelle j’adhère.

PRP : Le coaching, c’est en quelque sorte une psychanalyse adaptée aux besoins professionnels ?

IC : Il existe des différences fondamentales entre notre activité et le travail de psychanalyse. Déjà évitons de spécifier comme psychanalyse toute démarche thérapeutique. La démarche thérapeutique traite des problèmes personnels avec un cadre temporel non défini.
Le coaching est un contrat qui s’établit avec l’entreprise pour traiter des problématiques professionnelles. Le coaching a une date de début et de fin spécifiées au démarrage.. Nous utilisons beaucoup le questionnement et, comme vous le savez, la bonne question est celle qui permet à la personne de trouver sa réponse. Lors d’une séance de coaching, nous cherchons, par exemple, à rejouer des situations, à trouver les sources de dysfonctionnements et les améliorations, les changements à apporter. Toutes réflexions dans un domaine peut nourrir et apporter des ressources ailleurs.

PRP : Faut-il avoir travaillé en entreprise pour être un bon coach pour le manager ?

IC : Connaître les problèmes auxquels peuvent être confrontés nos clients oui, les avoir vécus non. Par contre je trouve important que le coach ait effectué un travail sur lui-même.

PRP : Le coaching, une passion ?

IC : Accompagner les gens à être eux-mêmes, à trouver leur place dans leur environnement professionnel, les aider à être au service de leurs valeurs est une source de joie permanente pour moi. Je fais le métier qui me va, je crois sincèrement que tout métier rend heureux si on fait le sien.

Les marchés de la petite enfance

Pour changer des traditionnels marchés high-tech dont nous parlons sur ce site, un incursion sur le marché de la petite enfance présenté par Djamel Hammouch
de l’agence Libr’Com.

Planète-RP : Pouvez-vous nous présenter votre entreprise et ses activités ?

Djamel Hammouch : Libr’Com (Effectif 4 Personnes) est une Agence de Communication Spécialisée en Relations Presse & Relations Publiques. Si nous avons donné ce nom à notre agence, c’est parce que nous ne sommes pas tout à fait comme les autres ! Nous avons en effet choisi d’apporter au métier des relations presse, fait de conseil et de prestations de services, une touche de liberté et de créativité, tout en déployant notre propre méthodologie avec la plus grande rigueur.
Pour rester plus près de nos clients, nous avons choisi de garder une taille humaine, et pour rester libres et fidèles à nous-même, nous avons fait le choix de l’indépendance. Ainsi, depuis plusieurs années, nous donnons un petit goût différent aux relations presse. Nous possédons de nombreuses références acquises en 6 ans d’expérience, dans divers domaines : l’agro-alimentaire (Groupe Materne-Boin, Finger, Cadbury, Fromagerie Milleret, …), la Petite Enfance (Maxi Cosi, …), Biens de Grande Consommation (Groupe Allibert, …) Industriel (Groupe Avalis) Informatique (GTI Industrie, Altaë Network, …) Culturel (Librairie Libre Lecture), et Institutionnel (Comité Régional du Tourisme Rhône Alpes).

Nous intervenons dans 4 domaines de Communication : communication institutionnelle, produits, services et communication de crise. Libr’Com se positionne en amont de la stratégie communication afin de trouver et de proposer les solutions créatives, dans le but de construire et de consolider la notoriété de nos clients.

PRP : Comment sont organisés les médias consacrés à l’univers de la petite enfance ?

DH : En ce qui concerne le secteur de « La Petite Enfance » : Pour notre Client Maxi Cosi, notre cœur de cible presse est la presse Famille, vient ensuite (par ordre décroissant) la presse Auto, Féminine, et News Magazine.. Les principaux thèmes dominants sont les « Tests Produits » que peuvent organiser ces supports (Essentiellement dans la Presse Famille). Ces tests produits sont réalisés, pour la plupart par des familles, qui sont sélectionnées par les Rédactions. C’est une belle vitrine pour le ou les produits, car ils sont mis en situation « pratique ».

PRP : Comment communique habituellement le marché de la petite enfance et quel est sa maturité en matière de relations presse ? Existe-t-il un vrai partenariat entre l’état major la direction de la communication et les intervenants comme votre agence ?

DH : Le marché de la Petite Enfance est dominé par de Grands Groupes. Ces derniers ont la puissance financière leur permettant de communiquer essentiellement par de l’achat d’espace. Il existe différents cas de figures : Certaines entreprises ont bien compris de la nécessité d’utiliser les Relations Presse (rapport coût/résultat inégalé) comme principal vecteur de communication. Pour d’autres cela reste encore un territoire « vague » ou le retour sur investissement est difficile à mesurer. Nous croyons qu’il reste encore des choses à faire sur ce segment. Avec notre client, nous sommes en contact permanent (3 à 5 fois par jour au téléphone) et des réunions fréquentes afin de faire le point sur l’état d’avancement des différents projets. Il existe bien plus qu’un réel partenariat, nous faisons partie intégrante de la Société.

PRP : Le marché de la petite enfance peut être amené à être secoué par des crises liées à la dimension de grande consommation de leurs produits. Comment les relations presse peuvent-elles contribuer à améliorer le traitement de ces crises et avez vous des exemples de crises qui auraient été bien gérées ?

DH : Le marché de la Petite Enfance est très réglementé car cela touche directement à la sécurité des petits. Cependant, il arrive que certains produits soient retirés du Marché pour cause de défaut de qualité par exemple. A ce stade l’image de marque en subit les conséquence (perte de confiance du consommateur vis à vis du produit et de la Société qui le fabrique, chute des ventes, …). Les produits Maxi Cosi sont d’une qualité irréprochable ayant subi tous les Tests nécessaires.Les Relations Presse peuvent jouer un rôle primordial dans la prévention d’une crise. Mise en place des divers scenarii, d’une cellule de crise, d’un interlocuteur unique, et d’une réactivité sans faille.

Angie fait avancer votre entreprise

Angie est la première agence indépendante d’information d’entreprise qui propose à ses clients de la gestion de contenu afin d’optimiser l’image des sociétés.

Quelles sont les activités d’Angie ?
Angie gère tous les médias pour toutes les audiences des entreprises avec trois filiales métiers : Angie Édition pour le print, Angie Interactive pour le Web, 35 mai Productions pour l’audiovisuel, on et off line. Angie a réalisé en 2001 un chiffre d’affaires de 14 millions d’euros avec plus de 90 clients dans tous les grands secteurs d’activités. Quelques références : Aventis, BNP Paribas, Camif, Caparif, CCF, Cegetel, Colas, Danone, Darty, Groupama Gan, Lafarge, L’Oréal, MEDD, METL, PSA, Peugeot Sports, Renault, Système U, SNCF, TotalFinaElf , Wanadoo, etc.

En quoi votre entreprise se démarque-t-elle ?
Tout d’abord, Angie est une agence indépendante des grands groupes de communication, ce qui laisse à nos clients une plus grande liberté.
Ensuite, la taille d’Angie (environ 90 personnes) lui confère un avantage certain dans la mesure où celle-ci autorise les investissements en technologies nécessaires à l’évolution de nos métiers. Elle permet aussi d’attirer les meilleurs talents du marché. D’autre part, cela assure une plus grande proximité avec nos clients. Nos équipes partagent une grande diversité d’expériences grâce à la petite dimension d’Angie.

Que propose l’agence ?
Angie est l’agence la plus évoluée en matière de gestion de l’information pour les entreprises. Angie est en effet la seule agence à avoir créé une offre de conseil dans la mise en place d’une organisation nouvelle pour la gestion de l’information : « Rezzo ».
Ce positionnement se traduit par trois domaines d’expertise
transversaux à l’agence : production des contenus, consulting et marketing des contenus.

Comment voit-on l’avenir chez Angie ?
L’évolution du marché des contenus nous semble prometteuse dans la mesure où nous saurons prendre en compte les problématiques des entreprises à ce sujet. Pour Angie, il s’agit de proposer aux directions de la communication d’augmenter la rentabilité de leur « capital information » grâce à trois leviers: premièrement, rendre cohérent le modèle de remontée et de gestion des sources d’infos ; deuxièmement, mutualiser les contenus, et troisièmement, gérer l’interactivité pour créer une relation « enrichie ».

Plus d’infos :

http://www.angie.fr

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