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Archive pour mars, 2003

Communication des collectivités locales : une communication d’entreprise… comme les autres, visant le citoyen acheteur

Communication des collectivités locales : une communication d’entreprise… comme les autres, visant le citoyen acheteur

par Serge-Henri Saint-Michel

Ce qui différencie principalement ces deux émetteurs… c’est évidemment leur source. Pourtant, nombreux sont leurs éléments communs en terme de communication. Nous en présenterons ici quelques uns, avec un coefficient de distorsion voulu afin de montrer que le citoyen et l’acheteur, puisqu’ils ne peuvent être artificiellement séparés, mènent à l’utilisation d’approches communicationnelles identiques entre les collectivités locales et les entreprises, destinées au citoyen acheteur.

Le citoyen démobilisé, inerte face aux enjeux électoraux, doute des institutions et de la politique. Cet homo civis demeure inséparable de l’homo economicus qui, s’il sait s’impliquer sur certains mouvements à la limite de la politique et de la consommation (bio, humanitaire, développement durable…), développe en partie une consommation désimpliquée, particulièrement pour les produits et services perçus comme une contrainte. Ainsi, ce qui est obligatoire est toujours trop cher, acheté rapidement et à contre-cœur : la cantine, l’abonnement transports, les produits d’entretien.
Avec le virage vers le consumérisme qui, parfois, cache des demandes plus exigeantes qu’un service ne peut apporter, le citoyen acheteur se place en demandeur que ses  » fournisseurs  » doivent satisfaire puisqu’il est le  » client « . La critique du contenu pédagogique d’un cours, de l’équilibre d’un repas scolaire est similaire à celle des qualités nutritionnelles de la restauration rapide ou de la surcharge saline des céréales du petit-déjeuner. Ce sont juste des marchés différents… s’adressant à des sources et cibles identiques.

Face à elles, collectivités locales et entreprises développent une communication
– De persuasion, visant à générer de nouveaux comportements (sociaux, économiques, alimentaires…) ou à différencier la marque face à des concurrents, des acheteurs ou des  » comportements repoussoirs « . L’objectif est de révéler, souvent en utilisant les solutions éculées du avant / après ou du side by side.
– De justification, par la preuve systématique des assertions afin de mieux appuyer la promesse. Les collectivités locales sont ainsi  » tombées  » dans les stratégies créatives, voire même dans celles, plus rigides, issues des lessiviers, surtout lorsque le service à vendre se prête à une articulation promesse / bénéfice / justification.

Les émetteurs doivent donc sans cesse se positionner dans l’esprit du citoyen acheteur en misant sur
– La communication d’existence invitant les cibles à penser, par un raccourci généralement à base d’affectif, que  » ici c’est mieux qu’à côté « , favorisant un repli sur un groupe géographique, sur un groupe de pairs, etc.
– L’identité, territoriale pour les collectivités locales, issue de ses traditions, de son urbanisme, etc. ; de marque pour les entreprises, en insistant sur leur antériorité, leurs racines dans la culture nationale, leur puissance…
– Le développement d’un sentiment communautaire de fierté, d’appartenance, de signe.
Différenciation et capitalisation sur un existant, typiques d’une communication de marque sont donc entrées dans la communication des collectivités territoriales.

En termes de moyens de communication, la palette est quasi similaire entre les deux émetteurs : le journal municipal s’éloigne peu du consumer magazine, le site web est un site plaquette (parfois transactionnel) multicibles, les outils de communication de proximité sont largement utilisés… Face à la désimplication que nous évoquions, collectivités locales et entreprises cherchent à se rapprocher du citoyen acheteur par de l’événement, de la communication géociblée (quartiers vs. points de vente et rayons), de l’affichage, de la communication relationnelle (clubs, service nouveaux arrivants / nouveaux consommateurs, assistance téléphonique)…
Enfin, quant aux modes de communication, tous sont utilisés par les collectivités et les entreprises, que ce soit la communication  » commerciale « , institutionnelle, interne ou le design… Sans compter les nouvelles orientations vers le développement durable.

Ces éléments tendent à prouver que la communication des collectivités territoriales et celle des entreprises se ressemblent de plus en plus, probablement aussi parque que les collectivités locales s’inspirent de méthodes et process à l’efficacité avérée, utilisés dans les entreprises.
Alors pourquoi les collectivités territoriales recrutent-elles encore tant d’hommes du sérail qui n’ont pas évolué en entreprise ?

La communication change. Le rapport des hommes politiques à la communication aussi. Espérons que les ressources humaines suivront. Pas tout de suite compte tenu du rôle  » politique  » du poste de directeur de la communication en collectivité, à la limite, souvent sciemment franchie, de la communication  » classique  » et de la propagande des élus.
Alors, pour ne pas éventer les recettes de cette fine alchimie, laissons à ces  » spécialistes  » des collectivités locales le soin de nous réinventer l’eau tiède.

Communicants de haut niveau cherchent missions !!!

Planète-RP : Pouvez-vous résumer votre parcours et votre activité présente ?

Sandrine Franck-May : Bonjour, je m’appelle Sandrine Franck-May. Je suis Présidente de l’association » Le Club de la Communication Toulouse Midi-Pyrénées » qui regroupe des professionnels des métiers de la communication et du marketing qu’ils soient en poste en entreprise, collectivités, en agences ou indépendants. Toutes les techniques et métiers sont ainsi représentés du « dircom » au graphiste en passant par l’attaché de presse, le journaliste d’entreprise etc. Nous menons beaucoup d’actions visant à échanger sur nos pratiques professionnelles, à nous « auto-former » à travers des visites en entreprises et des présentations sur des stratégies de com. Nous avons par exemple créé les Assises de la com sur une journée , et il y a aussi un évènement tous les mois. Mon credo est la sensibilisation des PME à nos métiers ; en effet, sur la région Midi-Pyrénées le tissu économique est composé majoritairement de ce type d’entreprise même si Airbus fait rêver ! Ce club qui est le plus important en région par le nombre d’adhérents (plus de 200 membres actifs) a été crée il y a 20 ans.

Concernant mon parcours: A 42 ans, titulaire d’une Maîtrise de droit et du diplôme IEP de Paris, j’ai travaillé 5 ans en agences à Paris (Bernard Krief, Midem, groupe Bélier…) puis j’ai intégré en 90 le groupe Alcatel comme attachée de presse d’Opus Alcatel, filiale de distribution de produits de télécoms d’entreprise puis de 91 à 95
responsable des relations presse dans le groupe Alcatel. Pour élargir ma palette, j’ai suivi une formation longue de formateur-consultant et en 96 je pars en Haute-Normandie prendre un poste de responsable communication dans un réseau d’ESC puis création du poste de responsable com dans une communauté de communes. Début 99, je deviens responsable com de Spot Image à Toulouse jusqu’à fin 2002. L’envie d’entreprendre est la plus forte et je suis en cours de création d’une entreprise qui rejoindrait les 3 métiers: conseil en com’ dont relations presse, communication écrite et formation continue.

PRP : Pourriez nous nous présenter le marché des médias et de la communication de la région midi-Pyrénées ?

SFM : Toulouse et son agglomération centralise l’essentiel des médias et des postes de com.Quelques médias locaux, la Dépêche de Midi et Ô Toulouse qui depuis deux ans,ouvrent leurs colonnes à des informations plus économiques, un magazine « Toulouse Mag », une lettre économique MPS destinée aux décideurs et bien sûr les radios et une télé locale TLT ainsi qu’un décrochage régional de M6. Des correspondants des principaux quotidiens nationaux et agences de presse, quelques spécialistes de l’aéronautique et du spatial. Il n’y a plus de club de la presse.

PRP : Quels arguments vous semblent les plus pertinents pour décider un professionnel à s’installer dans votre région ?

SFM : Côté communication,attention au miroir aux alouettes ! Le recrutement sur nos métiers est très faible. Les quelques sociétés qui recrutent(en général à Bac + 3 maximum) sont assaillis de candidatures sur-dimensionnées.De plus,il y a de nombreuses filières de communication dans l’enseignement supérieur privé comme public et les étudiants ont du mal en restant sur Toulouse. C’est effrayant ce qu’il y a comme bons professionnels qui sont sur le carreau pour avoir suivi leur conjoint(e). Les profils recherchés évoluent vers une compétence mixte marketing et communication commerciale.Le corporate est très délaissé notamment dans le secteur privé.Les services de communication sont peu structurés dans l’ensemble avec souvent une seule personne qui fait tout. Je pense que les relations presse et le marketing direct notamment B to C ont de beaux jours et correspondent à des budgets envisageables pour une PME/PMI. Je ne suis donc pas très enthousiaste quant au fait d’encourager des professionnels de la communication à « descendre à Toulouse ». D’ailleurs les agences de publicité de Toulouse ont un marché national et ne pourraient pas vivre du marché régional! En tout état de cause, ne « descendre » que si l’on est un as du réseau et des RP personnelles!!!

NB : nos remerciements à Isabelle HARDY, Responsable de la Communication de l’Agence Régionale pour le Développement de la Société de l’Information en Midi-Pyrénées) pour avoir rendu cet entretien possible.

Alexandra Musseau réveille la citoyenneté électronique avec le projet Vox Populi !

Planète-RP : Bonjour, pouvez-vous nous présenter votre parcours ?
Alexandra Musseau : Je m’appelle , j’ai trente ans, j’ai fait des études de Lettres Modernes Spécialisées (Communication) à La Sorbonne (Paris IV) et je suis consultante RPs indépendante sur Marseille.  J’ai commencé comme rédactrice pour la Provence dans le cadre du Festival d’Avignon, en 1997. Rentrée à Paris, j’ai fait un stage d’un an de chef d’édition ; j’avais en charge le magazine Aérofrance, trimestriel de l’Aéro-Club de France. Ce stage s’est déroulé, en 1998, en plein « Centenaire de l’Aviation », co-produit par l’Aéro-Club de France et l’agence WM. J’ai participé à la communication de quatre grands événements nationaux : « Festival de cinéma sur l’aviation », « La Coupe Gordon Bennet » partie des Jardins des Tuileries, « Le Mondial des Patrouilles » en partenariat avec l’Armée de l’Air et « Champ d’aviation », exposition de 50 avions sur les Champs Elysées, pour laquelle j’ai coordonnées la réalisation d’un catalogue tiré à 200 000 exemplaires. Par la suite, j’ai exercé ma plume pour un bureau de presse parisien, Atalanta International, spécialisé dans les produits de luxe (Cartier, Révillon, Sulka, Monnaie de Paris…). En 1999, à Marseille, l’association Internet Communication me charge de monter un journal en ligne sur les nouvelles technologies. Ca bouge à Marseille est salué par la presse nationale : France 2, France 3, Capital, Webmagazine, AFP, Europe2, RTL, NRJ… Emportée par la vague Internet, Networcouncil me demande de réaliser tout le contenu du site Tourisme Provence, puis le groupe Tiscali me fait responsable éditoriale pour le lancement de la marque en France jusqu’en novembre 2000. En 2001, France 3 Marseille, trouve mon profil idéal pour participer au montage de sa TNR (Télévision Numérique Régionale). Le projet ne voyant pas le jour, je travaille comme consultante multimédia (Doteuropa, CS5, Dans les vignes), mais, sentant le marché de l’Internet vaciller, je me dirige vers le conseil en RPs à partir de février 2002. J’ai rejoint l’agence PRformance pour développer mon activité entre Marseille et Paris.

 

PRP : Pouvez-vous nous présenter l’opération Vox Populi ?
AM : L’opération « Vox Populi » est une première. La création, à titre gracieux, d’un réseau d’opinion et d’information interactif et citoyen sur la crise irakienne par quatre acteurs des NTIC : un constructeur de technologies interactives (ULTIMedia), un réseau de service de presse (Categorynet), un fournisseur d’informatons (News Press) et un lieu (Web Bar). Ce projet est parti d’un sentiment citoyen face à la tension diplomatique internationale. Initiée par mon client ULTImedia, l’initiative « Vox Populi » est une tentative de faire entendre, à l’instar des manifestations pour la paix, la légitimité de l’opinion publique à disposer d’une « voix » dans le droit international. ULTImedia a donc pensé mettre à disposition dans un lieu public une borne Internet où chacun puisse s’exprimer librement et anonymement sur l’intervention en Irak. Mon travail a donc consisté à rendre ce projet possible. « Interactif » et « citoyen » en sont les mots clé. « Inter-action » ou plutôt « inter-dépendance » de chacun des acteurs du réseau. ULTImedia fournit le support d’opinion. Le choix d’une borne, plutôt qu’un simple vote en ligne, se réfère à ce souci de citoyenneté. En effet, l’ergonomie et l’utilisation d’une borne à écran tactile était plus conviviale et accessible à une grande majorité de gens que l’ordinateur. Le choix du lieu est aussi important. Le fait de se déplacer pour aller s’exprimer sur le risque d’un conflit suggère un acte plus fort parce que plus concret. Le Web Bar offre un cadre idéal pour accueillir la borne et ses « votants » et susciter des rencontres et des débats. News Press fournit un fil d’infos continu sur l’Irak, émanant des ministères, ONG, Syndicats… Enfin, Categorynet centralise les résultats des votes sur une page dédiée http://irak.categorynet.com et assure le relai auprès des médias. Le projet a séduit les organisateurs de la Fête de l’Internet. La borne « Vox Populi est donc une des initiatives majeures de l’événement.

PRP : Vous êtes basée en PACA. Pouvez-vous nous en dire plus sur le marché de la communication et les médias de cette région ?
AM : Le marché de la communication en région PACA est assez contradictoire. Marseille compte à elle seule près de 150 agences de communication, mais très peu d’agence RPs, moins de 10 au total. C’est une activité pas vraiment développée et qui bien souvent ne dépasse pas le cadre du régional. Ici ce sont surtout certains événements, comme la Fiesta des Suds, qui bénéficie d’une grande couverture médiatique parce que le festival est reconnu depuis longtemps, notamment pour sa programmation musicale internationale. Mais la majeure partie des entreprises, toutes activités confondues, n’ont pas de vraie culture de communication, il reste un travail d’éducation à faire. Les agences de communication travaillent surtout sur l’organisation de séminaires pour les entreprises ou de petites opérations commerciales en local. Du point de vue presse, il y a de plus en plus de journaux qui se créent, essentiellement sur le culturel. Le gratuit prédomine le marché. La plus belle tentative de ces deux dernières années restent pour moi le trimestriel Coming up, vendu en kiosque à Marseille et dans certains lieux à Paris et dans d’autres villes. Enfin, plus qu’ailleurs, la notion de réseau est capitale. Marseille est un grand village et le sentiment d’identité est très fort. Pas facile de s’implanter ici, mais je suis persuadée qu’il y a un marché RP à développer en PACA. J’ai constaté que la plupart des communicants RPs de la région maîtrisent encore mal les outils Internet. Personne avant moi n’avait pensé à intégrer un réseau de consultante comme PRformance basé à Paris. Il y des agences RPs parisiennes qui ont main mise sur une partie du marché sur Marseille, mais j’ai eu des échos plutôt négatifs sur leur travail. Ce sont de grosses agences, qui ne travaillent pas assez en proximité et qui pratiquent des prix bien trop exorbitants pour les entreprises d’ici.

http://irak.categorynet.com

Marché Espagnol : des médias libérés

Planète-RP : Bonjour, pouvez vous vous présenter ?

Xavier Adam : Je m’appelle Xavier Adam. J’ai lancé en 1999 ma société Xavier Adam Public Relations et j’ai aujourd’hui trois bureaux, deux en Grande-Bretagne et un en Espagne. Parmi les projets dont ma société assure les relations publiques, Le Osbournes Show, Big Brother, MTV Videoclash, MTV Live, News International, T-Mobile, WPP, Firebox, MusicState, Future Platforms, WonderWerx and Inclarity plc. Nous sommes impliqués sur divers marchés Internationaux dont l’Angleterre, L’Espagne, les USA, le Danemark, le Nigéria et l’Islande.

PRP : Comment présenteriez-vous le marché des médias espagnols ?

XA : En comparaison avec le marché de la presse britannique, le marché espagnol est immature et moins développé. Le facteur régional est lui très présent dans la segmentation des principaux médias ( presse, TV et radio ).

Le pays compte trois quotidiens nationaux d’information ( ABC, El Mundo and El Pais et deux quotidiens économiques ( Expansion et Cinco Dias ). C’est un contraste saisissant d’avec la floraison de quotidiens anglais ( 14 titres pour 14 millions de lecteurs quotidiens, ce qui représente la moitié de la population espagnole ).

Les enjeux économiques se répartissent entre des groupes privés et des intérêts publics. TV3 qui émet dans toute la Catalogne est un exemple typique d’initiative publique. Cette chaîne émet depuis 1983, avec pour objectif de promouvoir la langue catalane. Cette chaîne est aujourd’hui la plus respectée du PAF espagnol et représente ce qui se fait de plus moderne en la matière.

D’une manière générale, la plupart des programmes de télévision sont achetés à l’étranger ( USA, Grande-Bretagne et Espagne. La place des documentaires est tenue et à la place on assiste à des rediffusions régulières de séries télévisées. Une série télévisée Britannique a même donné lieu à l’ajout d »un mot de vocabulaire dans le dictionnaire espagnol : rebecca pour désigner un cardigan.

Les audiences varient au gré des changements de climat et les annonceurs ont tendance à acheter des créneaux spécifiques. La minute de publicité la plus chère est généralement constatée au moment du nouvel an.

PRP : Internet et les technologies n’ont-ils pas redistribué quelque peu les cartes au sein des médias Espagnols ?

XA : Effectivement, la plupart des médias espagnols disposent aujourd’hui de leurs sites Internet et le pays dispose également de ses portails d’information, tels ya.com et yahoo.es. Le pays a tenté un moment de lancer des services de TV interactives mais malgré l’engouement des débuts, certaines initiatives se sont soldées par des échec cuisant. Quiero TV, par exemple a du stopper ses activités après 600 millions d’Euros de dettes et seulement 94 000 abonnés 2 ans après son lancement. Un autre exemple provient des réseaux de téléphonie mobile. En Espagne on en dénombre seulement 3, en comparaison avec l’Angleterre qui en totalise six. Les tarifs sont d’ailleurs plus élevés qu’ailleurs du fait du manque de compétition. Malgré tout, il existe encore de belles opportunités pour que les médias espagnols se développent sans coûts faramineux grâce aux nouvelles technologies et sans la férule de l’état.

PRP : Quelles ressources imprimées et électronique conseilleriez pour mieux connaître les médias espagnols ?

XA : EL Guia de los Medias, un annuaire publié une fois par an. Les sites ,www.elpais.es , www.inout.tv , www.lavanguardia.es   ,www.tvcatalunya.com , .

www.xavieradam.com

 

Et si vous stimuliez votre créativité !

Valérie Bobo est directrice et fondatrice de Mona Lisa, cabinet de conseil et de formation dont la vocation est l’introduction de l’art en entreprise pour y générer de l’innovation et de la croissance, fédérer des équipes et favoriser le changement. Elle nous explique pourquoi et comment stimuler sa créativité.

Planète-RP : Bonjour, pouvez vous nous rappeler votre parcours et les activités de votre société ?

Valérie Bobo : Bonjour, je m’appelle Valérie Bobo, je suis diplômée d’HEC et j’ai tout d’abord été consultante en stratégie et organisation pour le cabinet Bossard Consultants ( devenu par la suite Gemini ) pendant 7 ans. J’ai ensuite assuré des responsabilités marketing internationales qui m’ont amené à collaborer avec des designers, des architectes, des stylistes au sein du groupe Cartier et chez Petit Bateau. A titre personnel, je suis passionnée d’art et je suis convaincue non seulement de la richesse mais aussi de la nécessité des croisements culturels pour l’entreprise. C’est pour cela que j’ai créé Mona Lisa dont les activités s’organisent en prestations de conseil et de formation. Toutes nos missions ont pour point commun de proposer aux entreprises et aux organisations un regard différent sur leur activité et leur environnement, avec l’objectif de régénérer leur regard et leur vision de leur métier.

PRP : Stimuler la créativité, n’est ce pas difficile dans une économie plus tournée vers le matériel que le culturel ?

VB : Nous sommes effectivement dans une économie qui privilégie les retours sur investissements à court terme mais nous sommes aussi dans un système qui est à la recherche de nouveaux souffles, de nouvelles sources d’inspiration s’il souhaite entretenir son système de consommation. Dans une époque d’hyper choix, de saturation des besoins (on pourrait reparler de la pyramide bien connue de Mazlow…), ce sont plus le sens et la découverte de nouveaux « univers »qui sont susceptibles de dynamiser ce système de consommation. Nous passons d’un marketing de la demande à un marketing d’offre où les entreprises doivent être capables de faire des propositions à la fois sensées et nouvelles à leurs consommateurs. Et l’art peut jouer un grand rôle dans cette nouvelle perspective.

PRP : Mais comment réagissent les entreprises quand on leur parle d’artistes, d’art ?

VB : Il est vrai qu’une certaine méfiance a existé et continue d’exister entre ces deux univers dont les modes de fonctionnement peuvent, au prime abord, apparaître assez différents. D’où la nécessité d’une interface qui comprenne chacun des deux et optimise les échanges entre eux. Alors que pendant longtemps, les mondes de l’entreprise et de l’art se sont observés de loin sans réellement collaborer, on s’aperçoit que de nouveaux modes de relations se développent entre des entreprises et l’art. Par exemple, les cafés Illy ou la Vodka Absolut entretiennent depuis plus de 20 ans des collaborations avec des artistes qui leurs confèrent une image et une différenciation très forte sur leurs marchés respectifs. Plus récemment, on peut citer les exemples de Renault, présent dans des foires d’art contemporain internationales ou de Louis Vuitton qui collabore avec Murakami pour rajeunir sa fameuse toile monogramme.

PRP : Pensez vous que les communicants soient concernés par ces démarches ?

VB : Bien sûr…Ils ont même été parmi les premiers à en percevoir l’intérêt, notamment dans le champ de la communication institutionnelle (mécénat ), ou publicitaire. Mais il me semble aujourd’hui que ces 2 dimensions ne suffisent plus et qu’ils pourraient aller beaucoup plus loin en s’y intéressant pour la dimension de recherche de contenu, source d’inspiration, ressource de créativité…les communicants sont donc un public sensible à notre approche…

Mona Lisa organise un prochain cycle sur « les processus de créativité en art contemporain » le 5 juin prochain à 19h30 à Paris 8°. Renseignements et inscriptions au 01 56 03 55 12.

L’information scientifique !

Marc GUICHARD est responsable du Département Marketing et Relations Extérieures de l’INIST-CNRS. L’interlocuteur idéal pour nous parler d’un segment peu connu du marché de l’information.

Planète-RP : Pouvez vous nous présenter votre parcours ?

Marc Guichard : Après une double formation en ingénierie et en marketing des nouvelles technologies, j’ai occupé le poste de responsable du service de la publicité et de la promotion des ventes au sein de la compagnie pétrolière Mobil Oil avant de prendre la direction du département marketing de l’INIST-CNRS en 1990.

PRP : Pouvez-vous nous présenter l’histoire et les missions de L’INIST ?

MG : Né en 1988 de la fusion du Centre de Documentation Scientifique et Technique (CDST) et du Centre de Documentation en Sciences Humaines (CDSH) du CNRS, l’Institut de l’Information Scientifique et Technique (INIST-CNRS) a en charge la collecte, l’analyse et la diffusion des résultats de la recherche mondiale en science, technologie, médecine ainsi qu’en sciences humaines et sociales.
L’INIST pourrait en fait être comparé à une grande bibliothèque virtuelle. Nous disposons d’un fonds documentaire couvrant l’essentiel de la recherche internationale, soit près de 24 000 revues. Tout est référencé, archivé, et alimente plusieurs bases de données, ainsi que différents services d’information accessibles en ligne.

PRP : On parle peu de l’information scientifique ? Pouvez vous nous expliquer ce qu’elle recouvre exactement ?

MG : L’IST (information scientifique et technique) recouvre toute l’information produite par les chercheurs et les ingénieurs, quel que soit le domaine de recherche. Cette information est pour l’essentiel publiée dans des revues scientifiques (il en existe plusieurs dizaines de milliers à travers le monde) où les chercheurs font état de l’avancée de leurs travaux. L’abonnement à ces revues étant souvent très onéreux, les laboratoires, tant publics que privés, ont donc souvent recours à des centres de documentations spécialisés (à l’image de l’INIST) pour obtenir les articles dont ils ont besoin. Pour donner un ordre de grandeur, l’INIST fournit ainsi chaque année près de 700 000 copies d’articles.

PRP : Vous exploitez des moyens de communication multimédia pour améliorer la diffusion de l’information scientifique ? Quelles sont les vertus (et les effets pervers) de ces nouveaux moyens de communication électroniques ?

MG : La communication scientifique recouvre en fait deux notions bien distinctes. L’expression désigne en effet aussi bien la communication des résultats entre chercheurs, par le biais du système de la publication scientifique et de la validation par leurs pairs, que la transmission de ces mêmes résultats vers un public plus large, que se soit dans le cadre du transfert de technologie vers le milieu industriel ou par la médiation des journalistes scientifiques. L’INIST s’intéresse à la fois à ces deux aspects de la communication scientifique.

Dans un premier temps, il s’agit de mettre à la disposition des chercheurs des plate-formes d’édition électronique pour faciliter la publication de leurs travaux, travaux qui s’adressent principalement à d’autres chercheurs.

Dans un deuxième temps, nous nous intéressons à la diffusion de la  » culture scientifique « . Si notre rôle n’est pas de vulgariser directement les résultats scientifiques, nous cherchons cependant à intéresser un plus large public à notre secteur d’activité.
C’est dans cette optique que nous publions, en partenariat avec la société FTPress, deux revues électroniques : la première, Internet Actu (http://www.internetactu.com), un hebdomadaire consacré à l’actualité de l’Internet et des nouvelles technologies, et la seconde, Captain Doc (http://www.captaindoc.com), un mensuel qui offre un suivi commenté de l’actualité ainsi qu’une réflexion de fond sur à la documentation (sous toutes ses formes) à l’ère des réseaux. Si elles s’adressent essentiellement à des professionnels, ces deux publications, qui n’ont bien sûr rien de newsletter d’entreprise, s’intéressent à des thématiques proches des préoccupations de nos partenaires et utilisateurs.

L’avantage de ces médias est principalement de permettre de toucher un public large à moindre coût tout en offrant une bonne réactivité. Seulement, même si plus de 80% de nos utilisateurs sont aujourd’hui connectés, cela ne recouvre pas l’intégralité de notre public comme pourrait le faire une publication sous forme papier. Les décideurs politiques notamment sont encore peu acclimatés à ces nouveaux médias. Autre point sensible : prendre garde à ne pas noyer le destinataire sous un flot d’information au risque de le désintéresser.

PRP : On associe traditionnellement les scientifiques aux origines d’Internet ? Sont-ils toujours en avance aujourd’hui sur la mise en place de moyens de communication liés aux NTICs ?

MG : Cela dépend des domaines de recherche. Aujourd’hui, une partie de la communauté scientifique a conscience de pouvoir se réapproprier le circuit de l’édition scientifique en se passant justement des éditeurs pour publier directement sur Internet. La question de l’équipement se pose également, car tous les labos ne disposent pas des mêmes moyens informatiques. Par ailleurs, des unités spécialisées dans la recherche et le développement liés aux NTIC existent aussi bien au sein du CNRS (le département STIC – Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication) que d’autres organismes publics de recherche comme l’INRIA (Institut National de Recherche en Informatique et ses Applications).

PRP : Comment s’opère la réflexion à l’origine des opérations de relations publiques que mène votre organisme ?

MG : Comme dans toute entreprise, la plupart des actions sont programmées dans le cadre du plan de communication, établi chaque année en fonction des budgets alloués, en accord avec la politique défini par notre directeur, Raymond Duval. Maintenant, une certaine réactivité est également nécessaire, principalement pour tout ce qui touche aux relations institutionnelles : participation à des programmes de recherche nationaux ou européens, signature d’accords commerciaux,… Là encore, nous fonctionnons en étroite relation avec notre direction.

PRP : Au moment où on annonce des réductions de budgets pour la recherche, le mécénat est il une voie d’oxygénation des financements des équipes de recherche ? La médiatisation remplit elle un rôle de séduction des pouvoirs publics et des privés ?

MG : Dans notre cas, la médiatisation a un double rôle. Tout d’abord, pour l’obtention de budgets, il est indispensable de faire valoir notre expérience et notre capacité d’expertise, ce qui nécessite, en parallèle au développement de services et à l’obtention de contrats – publics ou privés -, une communication spécifique ciblée en direction des grands acteurs de la recherche, du marché de l’information et bien sûr des décideurs politiques.
En outre, en tant qu’unité de services, l’INIST commercialise différents services d’information et dans ce cadre, nous nous devons également de communiquer en direction de nos utilisateurs mais aussi de nouvelles cibles.

www.inist.fr

Junior communication : la seule junior-entreprise spécialisée dans la communication

Il existe des moutons à cinq pattes qui peuvent faire des miracles en phases opérationnelles…les étudiants proposent aux entreprises des prestations ponctuelles et encadrées qui peuvent se révéler très utiles et d’un rapport qualité prix inégalable. Junior communication, la Junior-entreprise du CELSA est l’une d’entre elles ( si vous en connaissez d’autres, nous ajouterons leurs coordonnées en fin de cet entretien). Cette semaine, présentation de l’association par sa présidente, Prisca Centaure.

Planète-RP : Quand et comment est née Junior Communication ?

Prisca Centaure : En octobre 1986, un groupe d’étudiants du CELSA a décidé de mettre en pratique les enseignements reçus à l’école en proposant à des entreprises de remplir pour elles des missions opérationnelles dans les trois disciplines enseignées, la communication, les ressources humaines et le marketing. Aujourd’hui la junior communication compte un bureau de 13 permanents avec le statut d’administrateurs, qui travaillent avec 50 chargés d’études. Le chiffre d’affaires réalisé s’élevait à 37000 Euros pour l’année fiscale 2001. Nous prévoyions un chiffre d’affaires en hausse pour 2002, autour de 49000 Euros. Association loi 1901, « Junior Communication » est membre de la Confédération Nationale des Junior Entreprises (la c.n.j.e) qui réunit toutes les Junior Entreprises d’école et d’université. La c.n.j.e garantit le label « Junior Entreprise » en distinguant les associations qui s’imposent des critères de qualité et de déontologie dans la pratique de leurs activités.

PRP : Comment positionnez vous votre intervention auprès des entreprises, sans faire concurrence avec les compétences déjà présentes sur le marché ?

PC : Nous proposons des prestations opérationnelles de qualité pour les entreprises ( et les agences ). Celles ci doivent tenir compte des contraintes liées à notre statut étudiant. Nous devons plus que d’autres savoir équilibrer le temps passé en étude et sur le terrain pour nos clients. Nous accordons beaucoup d’importance à la mise en place d’outils de contrôle de la qualité des prestations rendues à nos clients. Un cahier des charges est élaboré en début de mission et nous recueillons un indice de satisfaction à la fin de celle-ci grâce à un questionnaire qualité. Nos clients doivent juger la qualité de la prestation, mais également la qualité de la relation professionnelle entre lui et son chargé de projet. Celui doit d’ailleurs effectuer une présentation orale des résultats de la mission devant son client.

PRP : A combien évaluez-vous l’économie réalisée par les entreprises qui font appel à vous ?

PC : En dehors des considérations économiques, les entreprises apprécient tout autant notre approche méthodologique que notre proposition financière. Il n’est pas rare que nous soyons 40% moins cher sur certaines missions, mais il faut préciser que nous sommes surtout présents sur les prestations d’évaluation, d’audit et d’études de marché.

PRP : Pouvez vous présenter une mission type réalisée pour un de vos clients ?

FB : Nous avons travaillé sur la maquette du dossier de presse de lancement du nouveau modèle de voiture d’un grand constructeur automobile français. Nous avons élaboré la maquette, travaillé avec un graphiste extérieur et ensuite distribué le document à toutes les agences de communication européennes de cette entreprise.

PRP : La concurrence fait-elle rage entre les juniors communication ?

PC : Franchement…non !!! En ce qui nous concerne, nous pouvons nous trouver en compétition sur certaines missions avec des Junior-Entreprises commerciales qui peuvent répondre aux mêmes besoins que nous en terme de marketing et de ressources humaines. Toutefois nous ne souffrons pas de cela dans la mesure où, étant la seule Junior-Entreprise spécialisée en communication, nous sommes comme une « niche », nous n’avons pas beaucoup de prospection à faire.

PRP : Votre activité au sein de la junior est-il encadré ? L’école prend elle en compte vos missions dans votre note ?

PC : Nos missions sont encadrées par la charte des juniors entreprises ( www.cnje.org ). Nous devons par exemple limiter la marge brute de notre junior entreprise à 35-40%. Le reste sert à rémunérer les chefs de projets et à payer les charges de structures. Les administrateurs ne doivent pas réaliser plus de 30 % du Chiffre d’affaire. D’ailleurs une partie de nos revenus sont reversés à l’URSAFF. Quant à l’école, elle ne sanctionne pas notre engagement au sein de la junior. Nous le regrettons, même si cela est plus du à la culture du CELSA qu’à une mauvaise volonté du corps enseignant.

PRP : Quel est le niveau d’étude de vos chefs de projets ?

PC : Ils possèdent un niveau minimum licence / maîtrise. Dans le cas contraire, ils ne pourraient pas effectuer correctement les missions qui leur sont demandées.

PRP : Quel bilan tirez vous de cette expérience ? Cela vous prépare-t-il à la suite de votre vie professionnelle ?

PC : Tout à fait. L’expérience Junior Communication nous apprend à vivre l’entreprise, à s’organiser, sans compter l’apport personnel, les contacts humains. Nous avons également la possibilité de tisser un réseau de contacts. L’un de nos anciens, Benoît Volatier a d’ailleurs pu bénéficier de son expérience au sein de la junior pour lancer son cabinet

Coaching : deux visions pour une passion (partie 2 )

Avis à ceux qui se demandent encore ce que coacher veut dire, Danielle Lecharpentier, coach et membre de la Société Française de coaching nous fait partager sa vision du métier. Connaissance des problématiques RH de l’entreprise, recul et maturité professionnels, humilité et…vocation. Quand une philosophie devient une attitude.

Planète-RP : Coach indépendant, vous êtes initialement psychologue du travail en entreprise. Quelle est votre formation ?

Danielle Lecharpentier : J’ai débuté en milieu hospitalier, une maîtrise de psychologie clinique en poche. Je me suis finalement tournée vers l’entreprise, tout en conservant ce côté  » panseur « . J’ai complété ma formation initiale par un DESS de psychologie industrielle à Paris V-Sorbonne. Autant dire que je me suis appliquée – et m’applique toujours-, par déontologie, les méthodes d’auto évaluation professionnelles, je balaie devant ma porte. Je suis membre titulaire de la Société Française de coaching , et tout en exerçant, je continue de me perfectionner, au contact d’autres professionnels notamment dans le cadre de Transformance, un programme sur un an de l’Ecole de Vincent Lenhardt, reconnu comme étant l’un des meilleurs de notre profession.

PRP : Quelle expérience avez-vous des problématiques de l’Entreprise ?

DL : J’ai évolué dans le monde de l’entreprise pendant 17 ans. En tant que chargée du recrutement durant 2 ans aux NMPP, puis pendant 10 ans chez France Loisirs où j’ai créé la fonction recrutement et gestion des carrières. Enfin, pendant 5 ans en tant qu’adjointe DRH au sein du Groupe Expansion (presse économique et financière) en charge du recrutement, de la formation et de la gestion des carrières. Le coaché a toutes les chances de porter toutes les problématiques de l’entreprise. L’expérience des fonctions RH en entreprise me semble être un atout pour exercer ce métier. Ce fil conducteur de rôle permanent d’évaluation, d’aide à l’orientation et d’humanisation du métier que j’ai développé m’a conduite  » naturellement  » vers le coaching. Aujourd’hui, ma mission est d’élever la personne, lui donner les moyens de grandir , de l’aider à libérer son potentiel.

PRP : Comment vient-on à vous ?

DL : Bien sûr, le réseau relationnel joue un grand rôle. On entend souvent,  » on a les clients qui nous ressemblent « . Dans mon cas c’est le  » bouche à oreille « , les collaborations fructueuses et constructives pour différents cabinets ou entreprises.

PRP : Dans quel cadre les entreprises font-elles appel à vos compétences ?

DL : Le coaching peut être le prolongement ou le renforcement d’autres prestations de ressources humaines : le recrutement, les évaluations de potentiel, la formation, les bilans de compétence. Il peut s’agir de coaching soutien, de performance, de transition, de crise, de difficultés relationnelles…ou bien de  » team-building  » (fédérer les énergies) ou d’animation de groupes de progrès. En général, cela s’inscrit dans une démarche heureuse de développement durable de l’environnement social de l’entreprise . Il s’agit de  » s’envisager au lieu de se dévisager « , déclencher le processus des comment , des pourquoi, des  » pour quoi  » et non des quoi. Mais il n’y a pas que des entreprises, PME, PMI, ou grands groupes. Les particuliers sont de plus en plus demandeurs, de leur propre initiative. C’est l’avenir de notre profession.

PRP : Justement, quelle est votre déontologie ?

DL : Neutralité, bienveillance, confidentialité, pas de thérapie. Notre mission s’articule entre le business et la psychologie. Toutefois, si le besoin s’en fait ressentir, je peux suggérer que l’intéressé s’adresse à un thérapeute. Ce métier s’exerce avec beaucoup d’humilité. Imaginez, nous travaillons avec l’humain, loin de toute  » mécanique scientifique « . On peut trouver un début de solution et finalement, tout autre chose sera mis en place. C’est ce que j’appelle l’intelligence de situation qui demande d’être à l’écoute, de nous adapter en permanence.

PRP : Coach interne-coach externe, sont-ils complémentaires ?

DL : Je pense qu’à l’avenir, ils travailleront plus ensemble. Le coach interne est présent dans les grands groupes et en connaît parfaitement la culture, il est en harmonie avec elle. Jusqu’où peut-il être garant de neutralité ? Et puis, il y a également le manager qui devient coach de son équipe. Très proche de l’opérationnel, il met rapidement en œuvre de nouveaux moyens : le middle management est plus sujet de croissance qu’objet de production… Le coach externe a généralement entre 40 et 50 ans en moyenne, autant dire une certaine maturité personnelle et professionnelle. L’avantage est qu’il se perfectionne constamment au contact d’horizons très différents. Il peut lui-même être issu d’horizons très divers : la finance, le sport de haut niveau… Notre champ d’action exclut le court terme, notre intervention laisse une empreinte dans la durée.

Ubiqus reporting : garder une trace écrite…

Que faire quand on est en même temps occupé par un client qui doit parler en public et que son discours devra faire l’objet d’une diffusion rapide aux médias ( entre autre dans le cas où des journalistes ne puissent se déplacer pour écouter une allocution ? On peut faire appel aux professionnels de la prise de note et du compte-rendu de réunion. Ubiqus domine ce marché et nous explique le fonctionnement de son service par la voix de sa responsable commerciale, Sophie Picouleau.

Planète-RP : Quelle est l’histoire de la société Ubiqus ?

Sophie Picouleau : UBIQUS (ex Hors Ligne) est née en 1990 avec à sa tête deux étudiants d’HEC, Antoine Bello et François Lamotte, qui sont toujours aujourd’hui co-présidents de l’Entreprise. Au début de la société, ils assistaient à des réunions et proposaient aux clients des synthèses en temps réel, c’est-à-dire rendues quelques minutes après la fin de la réunion.
Au fil des années, les missions se sont multipliées grâce au bouche-à-oreille, ce qui a conduit l’entreprise à embaucher des rédacteurs permanents. Les premiers commerciaux sont arrivés et l’offre a été définie suivant deux grandes familles de documents : les comptes rendus et les synthèses. En avril 1999, la société s’introduit sur le marché libre de la bourse de Paris avant d’être transférée au nouveau marché en octobre 2000. Aujourd’hui, la société est implantée dans trois pays – la France, l’Angleterre et les Etats-Unis – compte au total 180 salariés et réalise un chiffre d’affaires de 16 millions d’euros.


PRP : Quels sont les services que vous proposez aujourd’hui aux entreprises ?


SP : Ubiqus a fait de la rédaction de comptes rendus et de synthèses son métier. Nous garantissons à nos clients des documents parfaitement rédigés, immédiatement exploitables et conçus sur mesure, dans des délais de remise réduits à l’extrême. Notre prestation la plus spectaculaire est la rédaction de synthèses en temps réel qui sont rendues 3 minutes après la fin de la réunion.


PRP : Constatez-vous une évolution dans l’utilisation du verbatim dans les supports de communication ?


SP: Le verbatim est toujours utilisé. Dans la plupart des cas, il sert à l’archivage ou à la rédaction d’un document plus synthétique. Le verbatim, peu souvent exploitable en l’état, laisse peu à peu la place à des documents plus courts et plus communicants.


PRP : Quels sont les enseignements et tendances qui ressortent de votre longue expérience des prises de notes ?


SP : Il est particulièrement difficile de répondre à cette question, chaque réunion étant par définition unique. Ainsi, des dirigeants évoquant la création d’un nouveau produit ne le présenteront pas de la même façon à leurs salariés et à la presse. Les supports visuels doivent venir en complément du discours, et non l’inverse. A contrario, seuls les écrits restent. C’est pourquoi la rédaction d’un compte rendu ou d’une synthèse distribué aux participants à l’issue de la réunion est un atout majeur dans la communication des entreprises.


PRP : Quelles évolutions liées au Net ont et auront des conséquences sur votre activité ?


SP : Face à l’arrivée de nouveaux supports de diffusion comme les sites Web (Internet ou Intranet), notre offre a évolué vers des documents longs de référence et des documents plus courts, tels les abstracts, pour une communication plus rapide et plus efficace. De même, nous retrouvons de plus en plus souvent les documents que nous rédigeons sur les sites Internet de nos clients. Enfin, pour mieux répondre à ces derniers, nous avons créé une entité, Ubiqus Content. Expert du contenu et de sa gestion, sa vocation est de définir une politique éditoriale on line déclinée de la stratégie de communication des entreprises.

www.ubiqus.com

Marielle Bricman, Corporate Press Relations Manager pour Gemplus

Marielle Bricman est Corporate Press Relations Manager pour l’équipementier électronique français Gemplus, l’un des flambeaux industriels français à l’étranger. Retour sur son parcours professionnel et un environnement propice à une pratique complète des techniques de communication.

Planète-RP : Quel est votre parcours ?

Marielle Bricman : 2 années d’Université (LEA – Anglais / Chinois) et 2 ans d’école de communication spécialisation RP. Puis je suis rentrée dans une agence de communication spécialisée dans les nouvelles technologies et je n’ai pas quitté ce milieu des nouvelles technologies naviguant d’agence en annonceur et entre Paris, Londres et Marseille. Je suis arrivée chez Gemplus il y a 2 ans environ. Je travaille dans ce milieu depuis 8 ans .

PRP : Vous êtes PR manager pour Gemplus (à l’international ou seulement en France ?), pouvez-vous nous dire à quel type de presse vous vous adressez et pour couvrir quels objectifs ?

MB : Je suis Corporate PR Manager de Gemplus à l’International. Nous nous adressons à la presse économique et Financière puisque nous sommes cotés en bourse. La presse Bancaire et télécom puisqu’il s’agit ici de nos 2 principaux secteurs d’activité. La presse spécialisée carte à puce (il y a environ une dizaine de titre). La presse électronique et Informatique et enfin la PQN et Presse régionale Gemplus est une société très importante dans la région Marseillaise. Nous entretenons des rapports très proches avec les quotidiens régionaux et les correspondants des grands titres nationaux.

PRP : Quels outils utilisez-vous au quotidien pour vous informer ?

MB : Nous avons acquis un outil très performant qui s’appelle Factiva.
C’est une revue de presse électronique internationale que nous pouvons partager avec tous les employés par le biais de notre intranet. En grande partie je m’informe grâce à Internet les sites de news mais également les forums professionnels télécoms, bancaires et RP

PRP : Vous travaillez avec des agences de RP, pouvez-vous expliquer le pourquoi de cette collaboration et la manière dont elle se déroule ?

MB : Nous travaillons avec 2 agences : Edelman pour la partie technologie et Citygate pour la partie financière. Edelman a des bureaux dans le monde entier et nous fonctionnons grâceà une très bonne coordination. Nous construisons un message ou une campagne au niveau Corporate et il est déclinéen région par les correspondants d’Edelman et par l’équipe interne de Gemplus. Il est adapté à chaque fois aux besoins et à la culture du pays visé tout en reproduisant nos objectifs et notre stratégie de communication.

PRP : L’action de Gemplus a été côtée le 11 décembre 2000 pour la première fois sur le Premier marché et sur le Nasdaq américain ? Comment avez-vous géré cette communication financière avec votre agence de communication financière ?

MB : Nous avons été assistés pas un grand nombre d’agences de communication financière, car nous n’avons pas de spécialiste dans ce domaine en interne (appel à candidature 😉
Notre agence aujourd’hui est Citygate qui rédige et distribue les communiqués financiers.
Nous tenons également au courant les magazines financiers, les sites boursiers et les analystes des nouvelles technologiques par le biais d’Edelman.


PRP : Une des particularités de votre métier sont les relations presse en cas de crise ? Pouvez-vous nous donner un exemple concret passé et la façon dont vous l’avez géré ?

MB : Il fut un temps où la presse était informée de la situation interne de la société par le biais des syndicats, avant que le service de communication n’ait le temps de préparer les messages. Et l’information était toujours présentée de manière négative pour la société. Nous étions en mode réactif. Aujourd’hui nous avons réussi à anticiper les réactions des syndicats après avoir crée des liens avec eux. Nous nous sommes mis d’accord sur le fait que la mauvaise communication était nuisible pour la société. Nous avons créé des liens étroits avec la presse. Nous arrivons aujourd’hui à être proactif et à prévoir les articles à paraître sur Gemplus.

PRP : Entretenez-vous des relations étroites avec le service RP de France Télécom mobiles France Télécom Mobiles avec qui Gemplus collabore depuis plusieurs années ?

MB : Nous faisons des actions de partenariat avec des sociétés comme le GIE Cartes Bancaires ou France Télécom sans pour autant entretenir des relations étroites. Nous avons plutôt tendance à entretenir de bonnes relations avec le service communication de nos concurrents. Nous avons des objectifs communs comme ceux d’éduquer la population sur les réelles possibilités offertes par la carte à puce.

PRP : Enfin, pensez-vous que le métier de responsable relation presse en entreprise est en évolution ? Si oui, pour quelles raisons ?

MB : Aujourd’hui le Responsable de relation presse en entreprise est directement en relation avec la direction générale. C’est un métier avec de fortes responsabilités étant donné l’influence des média sur l’image de l’entreprise ou sur le cours de la bourse.
La stratégie et la tactique prennent une place de plus en plus prépondérante dans ce métier. Il ne suffit plus simplement d’avoir un carnet d’adresse bien rempli. Il faut connaître les enjeux économiques et le secteur d’activité de l’entreprise de manière à trouver les meilleurs stratégies.

www.gemplus.com

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