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Archive pour juin, 2003

The Osbournes : Show les RPs !

Il existe un monde où les relations presse se pratiquent sur des sujets entertainment et franchement délirants. C’est le cas de l’agence Britannique Xavier Adam qui s’est particulièrement spécialisée sur les opérations de communication destinées aux programmes télévisés. Dernier projet en date, les relations médias du sulfureux Osbournes Show. Explications !

Planète-RP : Quel est le rôle joué par les RPs dans la stratégie de communication d’un programme télévisé ?

Xavier Adam : J’ai travaillé sur de nombreux programmes télévisées, tels The Osbournes, Big Brother et des programmes siglés MTV comme MTV Video Clash et MTV Live. J’ai enfin des projets en cours avec des sociétés comme MusciState, Firebox et je viens de temriner un projet avec tenten digital pour Channel 4. Le rôle des RP est massif pour un programme télévisé, surtout ci celui-ci est novateur ( Real TV ). C’est un fantastique outil de promotion et également de débat et de discussion entre les téléspectateurs.

De plus, la nouvelle génération des programmes télé font du programme un élement bien identifié d’une stratégie plus globale et qui comprend l’utilisation d’autres médias tels le mobile, l’internet. Toutes ces innovations requièrent un accompagnement RP pour être visible par un maximum de publics. Enfin, les Rps qui peuvent générer des articles dans des titres non liés commercialement aux émissions permet de toucher la cible imperméable au discours publicitaire.

Planète-RP : Pouvez-vous nous expliquer quelques tactiques utilisées pour développer la notoriété d’un show télé ?

XA : Tout d’abord, bien planifier un lancement est le meilleur moyen d’optimiser les retombées. Ensuite tout est dans l’art de distiller les informations qui apparaissent à l’antenne ou qui vont être visibles à l’écran.

Planète-RP : Plus récemment pour les RPs de the Osbournes, avez-vous utilisé certaines de ces tactiques avec succès ?

XA : Le show était déjà très populaire aux US. Nous n’avons pas franchement utilisé de « coups » médiatiques mais par contre le mini-site développé sur Internet pour donner une vitrine permanente au show et engager le dialogue avec l’audience a vraiment très bien marché.

Planète-RP : Internet et le marketing viral sont donc largement usités dans les campagnes télévisées ?

XA : Internet a largement contribué au succès de The Osbournes. Le mini-site dont je parlais mais d’une manière général comme vivier de discussions et relais d’informations, ce qui n’est pas surprenant. Les téléspectateurs du show comptent parmi les populations les plus équipées en informatique et en Internet. Pour The Osbournes, il n’y a pas eu à proprement parler de campagnes officielles de marketing viral mais davantage un marketing viral « naturel » déclenché par les internautes.

http://www.theosbournesonline.com/

Pascal Pierrey veille aux icontenus

Pascal Pierrey est à l’origine d’un guide consacré exclusivement aux contenus en ligne et à ceux qui les produisent ( guide disponible contre 10 Euros / Nous l’avons commandé et le recommandons ). Une position qui lui permet de nous éclairer sur ce marché et les dernières tendances qui guideront son développement.

Planète-RP : Pouvez vous nous rappeler votre parcours et l’activité de votre entreprise ?

Pascal Pierrey : J’ai 44 ans, je suis ingénieur IPSA et diplômé de l’IAE de Paris. J’ai créé ma première entreprise il y a une quinzaine d’années dans le domaine de l’édition électronique, société que j’ai revendue 3 ans plus tard. Puis j’ai rejoint au début des années 90 Questel.Orbit, un des leaders européens dans le domaine de l’information électronique professionnelle, filiale du groupe France Telecom dans lequel je suis resté 5 ans. J’ai ensuite créé en 1997, Press Intelligence, une entreprise pionnière de l’offre de contenus pour réseaux intranets. Une entreprise probablement « un peu trop pionnière » qui n’a pas eu le succès escompté mais qui m’a permis de rencontrer Cedrom-Sni, une entreprise canadienne leader en matière de diffusion d’information presse francophone sur Internet et CD-Roms dont je suis devenu le Directeur Général Europe.

Début 2001 le démon de la création m’a repris et j’ai crée iContenus « le premier salon dédié aux contenus pour l’internet, les intranets et les réseaux mobiles » dont la première édition s’est tenue en novembre 2001 au Cnit Paris La Défense.

En 2002, la seconde édition du salon s’est tenue à nouveau au Cnit et nous avons lancé la même année « le portail des iContenus » (www.icontenus.net), un site dédié à « tout l’univers des iContenus ».
En février 2003, nous avons publié la première édition de l’Annuaire des Contenus en ligne, un outil destiné à répertorier de manière exhaustive les fournisseurs de contenus francophones et les principaux fournisseurs de technologies pour la gestion, la diffusion et la commercialisation des contenus. Notre objectif est d’aider les acheteurs et prescripteurs à mieux choisir les acteurs susceptibles de les accompagner dans la mise en place des solutions pour vendre, communiquer, recruter, fidéliser, informer avec des contenus en ligne.

Planète-RP : Pour quelle(s) raison(s) avoir décidé de doter le marché d’un outil de connaissance des éditeurs de contenus en ligne ?

PP : Tout d’abord si cet annuaire a vu le jour, c’est tout simplement car il répond à un besoin. Le marché B2B des contenus en ligne est un secteur jeune et en pleine évolution qui se caractérise par une grande diversité des offres mais également des besoins, usages, supports, formats et technologies, et dans ce contexte, les besoins en informations, contacts et échanges sont importants.
L’annuaire est ensuite le complément logique du salon iContenus. Le marché des contenus est un secteur d’activité difficile et un bon nombre de nombreux fournisseurs n’ont pas les moyens d’exposer sur un salon. Ce qui était très frustrant pour nous ; nous connaissions de belles entreprises avec des superbes offres mais qui n’avaient pas les moyens de se payer un stand. C’est donc pour palier à cette difficulté que nous avons créé l’annuaire des contenus. Une façon de rassembler l’ensemble de la profession sinon physiquement, du moins dans un ouvrage, et qui sera cette année pour la première fois diffusé sur le salon iContenus du 17 au 19 juin au Palais des Congrès de Paris (www.icontenus.com)

Planète-RP : Vous avez pu étudier le marché des éditeurs de contenu. Quelle est la tendance actuelle ? Quelle(s) modèle(s) économique(s) et évolutions anticipez vous ?

PP : Bonne question ! Tout d’abord comme je viens de le dire, le marché des contenus en ligne est un marché complexe, qui est marqué par la diversité… et le manque d’informations concrètes. Nous venons d’ailleurs de lancer une grande enquête auprès des fournisseurs et des acheteurs pour essayer d’y voir plus clair (n’hésitez pas à participer à l’enquête à l’adresse http://www.icontenus.com/etude.htm).
Globalement on peut dire que c’est encore un marché difficile, surtout pour les « pure players » qui se sont lancés dans l’aventure dans les années 97 à 2000 au moment de la démocratisation du web. Ils sont d’ailleurs assez peu nombreux à avoir survécu sans s’être fait racheter. Aujourd’hui, il me semble que ceux qui se portent bien sont ceux qui ont d’autres revenus que ceux provenant de la seule vente de contenus en ligne. Les secteurs les plus prometteurs me semblent être d’une part les contenus sur mesure réalisés pour la communication et le marketing interactif et d’autres part les contenus pour téléphones mobiles.

Pour revenir sur le marché, si je dis que le marché est  » encore  » difficile c’est parce que je suis persuadé que les choses vont changer prochainement, car les fondamentaux sont bons !

Le nombre d’internautes continu de croître régulièrement en France, 20 millions de personnes sont connectés fin janvier 2003, soit près de 40% des Français âgés de 11 ans et plus. Dans les entreprises et administrations de plus de 500 salariés, 38% des 7,7 millions de collaborateurs qui y travaillent (hors éducation nationale et armée) sont connectés à un intranet. Le nombre de téléphone mobile a dépassé celui des téléphones fixes, le trafic de SMS explose littéralement et les revenus des contenus mobiles décollent littéralement après la mise en place en 2002 de l’offre de SMS surtaxés, du i-mode et à l’arrivée prochaine en force des MMS.

Diablo Conseil : metteurs en scène de stratégie de communication de crise pour les entreprises

Antoine Calendrier est le fondateur du cabinet Diablo Conseil, un cabinet spécialisé en communication préventive et management de crise qui a l’originalité de proposer aux entreprises la mise en place de leur cellule de crise Interne. Parcours et explications.

 

Planète-RP : Pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

Antoine Calendrier : Je suis consultant indépendant en communication préventive et management de crise. A ce titre, j’interviens auprès des entreprises, collectives ou organismes publics en prévention et anticipation des crises mais aussi  » à chaud « , en accompagnement de la cellule de crise.

Mon parcours universitaire et professionnel est marqué par une dominante  » communication « . Après mon diplôme de Sciences Po et plusieurs expériences en gestion de crise au sein d’agences de communication de province, j’ai passé un an en Grande-Bretagne afin d’obtenir un Master de Relations Publiques. Mes recherches dans ce cadre portaient sur la communication politique de crise lors d’attentats terroristes. A l’issue de cette expérience à l’étranger, j’ai intégré le pôle  » Communication Corporate  » de GCI Moreau & Associés où j’ai pu consolider mon approche de la gestion de crise.

A la fin de l’année 2001, grâce à un réseau de contacts bien établis, j’ai créé Diablo Conseil, cabinet spécialisé en communication préventive et management de crise. Après moins d’un an d’existence, Diablo Conseil est présent dans les secteurs de l’agro-alimentaire, de la logistique, de l’environnement et des nouvelles technologies et dispose d’un large réseau de compétences complémentaires qui lui permettent de répondre à des problématiques de gestion de crise globales.

PRP : Vous intervenez sur le marché de la communication de crise. Pouvez-vous nous présenter les contours de ce marché ?

AC : A titre indicatif, la communication de crise représente entre 7 et 10% du chiffre d’affaire d’une grande agence de communication. Au même titre que le lobbying, elle est traditionnellement considérée comme étant l’expertise à plus forte valeur ajoutée pour les clients d’une agence.
Le marché de la communication de crise se structure en France autour de trois types d’acteurs.
Au premier rang se trouvent les agences de communication globale qui disposent d’un pôle spécialisé en communication de crise. Leur envergure internationale et leurs capacités logistiques leur permettent de répondre aux situations de crise que rencontrent les plus grandes entreprises, telles que les compagnies aériennes.
Viennent ensuite des structures plus réduites, les cabinets spécialisés en gestion de crise. Généralement fondés par des spécialistes d’un secteur particulier (santé, agro-alimentaire, …), ces cabinets interviennent principalement auprès des PME, mais également auprès des grands groupes, en complément des agences de communication globale.
Il y a enfin les consultants indépendants en gestion de crise. De l’analyse de risques au coaching de dirigeant, la gamme de leurs prestations est très variable, au même titre que leur portefeuille clients qui peut aller l’entreprise régionale à la multinationale.

PRP : Vous aidez les entreprises à créer leur service de crise en interne. Quelle est la spécificité de votre approche en comparaison des autres approches de votre marché ?

AC : Aujourd’hui, les organisations candidates à l’apprentissage du pilotage des situations de crise ne souhaitent plus disposer uniquement de procédures d’urgence ou de  » plans de communication de crise  » dont la conception et la réalisation serait confiée à un conseil extérieur. Elles veulent pouvoir constituer un pôle interne dédié à la préparation et la conduite d’une gestion de crise. C’est pour répondre à cette demande que nous avons conçu notre offre  » Service de Crise « , qui permet aux entreprises, collectives ou organismes publics d’organiser un dispositif autonome de réponse aux crises.

Notre rôle consiste à accompagner les organisations vers cette autonomie. Nous leur fournissons les outils de gestion et de communication de crise ainsi que la formation nécessaire pour diffuser au sein de l’entreprise une véritable  » culture de crise « .

PRP : Quelles sont les grandes étapes de votre intervention ?

AC : Notre intervention repose sur le principe de la proximité et de la disponibilité maximales.

Nous intervenons en amont de la crise pour mener l’analyse des risques, mettre en place les mesures préventives et organiser le dispositif de réponse. Nous intervenons également en situation de crise, pour constituer et orienter la cellule dans ses actions  » à chaud  » et nous pouvons mettre en place après une crise des séminaires de  » retour d’expérience  » afin d’optimiser l’ensemble du dispositif de crise.

Pour prendre l’exemple de notre offre  » Service de crise « , notre intervention a lieu en amont des crises et s’organise autour de trois phases : 1/ L’immersion, qui permet de constituer le groupe et de le mettre en situation de crise fictive 2/ L’audit, qui permet d’établir le  » profil de crise  » d’une organisation 3/ La préparation, qui consiste en la mise en place des stratégies de réponse et des procédures de crise.

En plus de ces outils  » classiques  » de gestion de crise, nous avons élaboré une gamme d’outils innovants comme la préparation à la surprise, la gestion du stress ou la communication de crise on-line qui permettent de répondre au caractère de plus en plus inédit des crises actuelles.

PRP : Y a-t-il une différence entre la gestion interne/préparation anticipée de sa crise et l’appel aux cellules externes ?

AC : Plus l’entreprise aura mis en place, en amont, un management de crise intégré, plus elle sera réactive et efficace en situation.

PRP : D’après vous, quels sont les freins qui expliquent que beaucoup d’entreprises n’intègrent toujours pas les problématiques de crise dans leurs stratégies de communication ?

AC : Il me semble simplement que les entreprises n’intègrent pas ou très peu la notion de crise dans leur stratégie globale. Par conséquent, les stratégies de communication ne peuvent que faire l’impasse sur cet aspect.

On peut avancer plusieurs explications à cela. Tout d’abord, on peut de noter que la formation des managers en France n’aborde pas les techniques de gestion de crise. Le cursus des futurs dirigeants portera plus volontiers sur la gestion des risques (financiers, qualité, …), discipline plus  » balisée  » que la gestion de crise. Ce déficit de  » culture de crise « , bien plus marqué en France qu’en Grande-Bretagne ou en Allemagne, est en partie responsable du manque d’attention de nos entreprises aux problématiques de crise.

Par ailleurs, il ne faut sans doute pas sous-estimer l’effet  » anxiogène  » que la préparation aux crises – voire parfois la simple évocation des crises ! – provoque au sein d’une entreprise. Initier un travail de fond sur la crise signifie (re)connaître ses faiblesses et accepter de progresser en concertation avec des acteurs internes et externes avec lesquels l’entreprise n’a traditionnellement pas de liens étroits.

Enfin, on peut ajouter que la communication de crise, à la différence de la gestion des risques ou des relations presse, n’est pas une discipline stabilisée, avec ses règles et son corpus théorique, mais une aire d’étude en pleine évolution comme en témoignent les avancées de la recherche sur ce sujet.

PRP : Pouvez-vous nous citer un exemple d’intervention ?
Nous avons récemment mis en place, en partenariat avec une agence de communication, le dispositif de gestion de crise d’une grande entreprise de transport, aux activités très décentralisées. L’enjeu était de pouvoir faire remonter rapidement les alertes du  » terrain  » et de mobiliser la cellule de crise en cas de risque majeur. Nos méthodes d’analyse et nos outils d’alerte ont permis d’organiser un dispositif simple qui va être prochainement testé en situation.

 

 

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