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Archive pour juillet, 2003

Alain Pajot : veille et gestion de crise au chevet des entreprises attaquées !

Alain Pajot compte parmi les professionnels engagés dans une double démarche « métier » et pédagogique et s’est particulièrement spécialisé sur les thèmes de la veille économique et de la gestion de crise. Planète-RP lui a demandé son avis sur les enjeux de la communication de crise avant la rentrée 2003.

Planète-RP : Pouvez vous nous présenter votre activité actuelle ?

Je suis Directeur associé de Datops Consulting, société spécialisée dans les systèmes de veille, d’analyse et d’alertes pour les entreprises. Datops apporte une expertise croisée unique sur le marché français en matière de veille de l’information et de gestion de crise…j’enseigne sur le thème de la communication de crise à Sciences Po Paris et j’assure également de nombreuses formations professionnelles sur ce sujet.

Planète-RP : Qu’apporte Internet aujourd’hui à la communication de crise ?

Tout d’abord une forte réactivité qui permet de répondre aux publics concernés en temps réel et d’échapper aux contraintes des heures de bouclage des journaux. D’assurer également une communication Internationale et de permettre une bonne information des réseaux associatifs. Il permet également de détecter très en amont des crises potentielles. Nous conseillons par exemple des sociétés du secteur agro-alimentaire dont les crises ont été identifiées au préalable dans des forums de discussion scientifiques et alternatifs. Internet permet d’intégrer des photos et des vidéos dans le dispositif de communication d’entreprise.

Planète-RP : Comment évoluent les mentalités professionnelles vis-à-vis des problématiques de veille économique et à fortiori de gestion de crise ?

Aujourd’hui tout le monde est convaincu dans les discours, mais une véritable intégration de l’outil Internet dans la gestion de crise reste malheureusement encore trop théorique dans de trop nombreuses circonstances. Par exemple, un constructeur automobile européen faisant face à un rappel produit important n’a mis aucune information sur ses sites Internet y compris celui dédiée à la sécurité.

La crise économique actuelle accroît les demandes d’information sur les concurrents et sur les marchés. Le segment veille économique est donc plutôt en croissance.

De nombreuses entreprises intègrent des cellules de veille dans leur entreprise et demandent à des prestataires externes des compléments d’information plus techniques ou sur des langues qu’elles ne maîtrisent pas. Elles recherchent alors des outils logiciels leur permettant d’assurer seules leur veille.

Planète-RP : Quel serait le kit de survie que vous conseilleriez au communicant pour bien intégrer le média internet à sa communication de crise ?

Le kit de survie serait composé d’un dispositif de veille permanent et discret des forums et des sites Internet, la capacité de mettre une page html en ligne sur son site sans faire appel à sa web agency ( certains outils d’administration de pages le permettent pour le débutant ), un appareil photo numérique pour illustrer la crise et accompagner la réponse à la crise…enfin, disposer d’argumentaires et de schémas explicites préparés à l’avance. Internet permet parfois des animations très pédagogiques.

En conclusion, n’oublions pas, Internet est un outil d’information externe et également le premier média d’information de l’Internet en cas de crise.

Georges-Antoine Gary : il faut arrêter de tromper le client

Georges-Antoine Gary, 35 ans, est directeur de Rescue Team Communications, une agence de communication. Tout son parcours s’est déroulé dans des agences RP et il a décidé de lancer son agence, avec sa vision des choses. Rencontre avec ce dirigeant qui «aime les choses simples»…

Quelle est l’originalité de Rescue Team?
Je pense que je suis un guichet unique. Je ne connais pas d’agence qui affiche ses tarifs comme nous le faisons. Il faut arrêter de tromper le client, lui promettre la première page du Figaro dès la première communication. J’aime les choses simples. Il faut parler franchement et honnêtement. Nous sommes un réseau de compétences prêt à agir en toutes circonstances.

Qu’est ce qui vous a amené à offrir ce type de service?
J’aime ce métier et je voulais créer une agence proche de ma vision des choses. C’est-à-dire une agence en contact avec son client. Rescue Team reconnaît ses erreurs et justifie toujours ses décisions.

Qui compose votre clientèle?
Nous ne nous occupons pas du secteur de la publicité. Rescue Team s’adresse surtout aux PME, aux entreprises qui ont des choses à dire mais pas toute l’année. Nous sommes aussi là pour les agences et pour ceux qui veulent entrer sur le marché français. Nous ne cherchons pas des entreprises comme Cisco ou Microsoft. Nous voulons être proches de nos clients. Avec nous, le client sent qu’on s’occupe de lui. Nous ne refusons évidemment pas les grands clients mais alors nous travaillons avec eux pendant un temps et puis nous leur conseillons une agence plus apte à les assister. Nous supervisons le travail en offrant toujours une garantie.

Une garantie?
Oui. Si notre client n’est pas satisfait de l’agence que nous lui avons conseillé, nous nous engageons à reprendre le travail et à lui trouver une aide plus efficace.

Vous cherchez des partenaires en Belgique?
Oui mais je n’ai pas encore eu de réponse. Je cherche trois types de partenaires : des agences individuelles pour traiter des «petits clients», des agences de taille moyenne et des grandes agences vers qui je peux renvoyer des clients que nous ne pouvons pas gérer. La Belgique est très importante pour nous simplement parce qu’elle se trouve au centre de l’Europe. Toutes les grandes institutions internationales y sont regroupées.

Comment voyez-vous Rescue Team dans 2 ans?
J’espère que Rescue Team emploiera 5 à 10 personnes mais pas plus. Nous n’avons pas besoin d’être plus pour le travail que nous faisons. Nous aimerions aussi développer des spécialisations.

Michael Timmermans

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