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Archive pour janvier, 2004

Communicants et journalistes, solidaires face à la marchandisation de l’information ?

Autrefois difficile d’accès, voire réservée à une élite, la presse suit le mouvement amorcé avec Internet, puisque de nombreuses sources d’information deviennent libres d’accès (fil d’info AFP ou Reuters). On peut donc écrire qu’aujourd’hui l’accès à l’information est libre et gratuit, à la seule restriction que l’on puisse y accéder directement ou indirectement. 

La diffusion de l’information suit le même chemin, puisqu’il existe de nombreux portails qui permettent aux entreprises de « poster » leurs communiqués de presse en ligne. Conséquence plus récente, la généralisation des journaux gratuits, preuve s’il en est de la pérennisation de ce phénomène.

Les conséquences sont lourdes pour la profession de journaliste, mais aussi sur celle de communicant. Dans la jungle de l’information, les premiers sont fragilisés dans la pratique de leur activité et poussés à offrir toujours plus, toujours plus vite au risque de perdre la notion de qualité nécessaire à la réalisation d’un article ou d’un dossier. Les seconds sont parfois perdus face au nombre important de nouveaux supports et la difficulté à discerner le bon grain de l’ivraie. Le renforcement des attitudes professionnelles et le maintien des relations de bonne intelligence entre la presse et le communicant semble être la garantie d’éviter la marchandisation extrême de l’information et la perte de l’éthique.

On peut regretter qu’il n’existe aucun groupe de réflexion d’envergure internationale, sinon nationale, qui permette aux journalistes et aux communicants de se rencontrer et de mettre en place des règles de fonctionnement permettant d’avancer dans l’avenir dans un meilleur respect du lecteur et de son attente d’une information qui ne soit ni bradée, ni biaisée.

Après la tempête, le beau temps

Rumeur Publique élue « Agence de Relations Publiques de l’Année ». C’était il y a quelques semaines. En trois ans, c’est la deuxième fois que l’agence remporte ce prix. Pourtant, tout n’a pas toujours été rose avec un redressement judiciaire en 2001 et un marché high-tech en essoufflement. Christophe Ginisty revient avec nous sur les difficultés rencontrées.

 

Comment avez-vous accueilli ce Prix ?
C’est une belle récompense pour Rumeur Publique car cela prime les agences non pas pour la profitabilité mais pour la forte loyauté envers leurs clients, et que nous avons réussi, après deux années difficiles, à conserver nos clients et les satisfaire. On ressent ça également comme la fin d’une époque qui a été mouvementée.

Dans les difficultés que l’agence a rencontré, il y a le redressement judiciaire de 2001. Comment y avez-vous fait face ?
Lors d’un redressement judiciaire, on croit que c’est la fin d’une entreprise. Or c’est une opportunité de redressement. On ne va pas dire que nous l’avons bien vécu mais nous avons gardé nos portefeuilles clients et continué à avoir des compétitions. Ce qui a été plutôt difficile, c’est la communication. Il n’est pas simple de communiquer là-dessus en France. En avril 2003, le Tribunal de Commerce a validé le plan de continuation, qui repose sur l’intégralité de la dette (d’habitude, cela repose sur 40% ou 50% de la dette). Depuis le 6 mai 2003, l’agence se porte à nouveau bien et fait du profit.

Le marché des high-tech, spécialité de Rumeur Publique, n’était pas dans une situation facile non plus. Une difficulté supplémentaire ?
Le marché des high tech a connu un énorme redressement qui a porté sur une crise de croissance. Mais c’est un marché qui contient encore des éléments de forte croissance. Les gens étaient fous à l’époque. Tout le monde voulait être dedans et tout le monde avait de l’argent à mettre dans ce marché. En 2000 on avait trois ou quatre prospects par jour et il s’agissait parfois de sociétés très exotiques.
Si Rumeur Publique n’a pas disparu, c’est, je pense, pour deux raisons. Notre politique a été de s’appuyer sur de grands noms, tous très malmenés, mais qui existent toujours aujourd’hui. Grâce à cela, nous avons passé la tempête. Et contrairement à d’autres agences, nous avions peu de start-up dans notre portefeuille. Nous avons également passé une certaine taille critique en terme de notoriété et d’activité.

Comment est née votre agence ?
Je créé Rumeur Publique en 1988 d’abord parce que je voulais travailler dans les technologies de l’information, ensuite parce que je voulais défendre des idées.
Rumeur Publique a été une toute petite agence, qui a décollé en 1990 avec le contrat avec Hewlett Packard (qui faisait 50% de notre chiffre d’affaires à l’époque). Cela a duré trois ans. Rumeur Publique a toujours eu une croissance importante. Nous sommes une des 10 plus grosses agences françaises, même si aujourd’hui on ne sait plus très bien où on se situe puisque les agences internationales ne communiquent plus sur les chiffres des filiales françaises. Mais on est probablement une des premières agences de relations publiques spécialisée en high tech et la première agence indépendante.

 

Véronique Durant

 

 

 



 

Wellcom rachète Communicor

l’agence Wellcom poursuit sa stratégie de développement en rachetant l’agence conseil en relations publiques Communicor. Cette agence, qui devient filiale de Wellcom, est spécialisée en industrie et tourisme. 

Wellcom rachète Communicor

l’agence Wellcom poursuit sa stratégie de développement en rachetant l’agence conseil en relations publiques Communicor. Cette agence, qui devient filiale de Wellcom, est spécialisée en industrie et tourisme. 

Une technologie envahissante qui demande qu’on en améliore les usages

Les nouvelles technologies exercent une fascination certaine sur les communicants. L’émail a lui seul semble réaliser les phantasmes de ceux qui prêchent pour une communication totale. Quant au reste de la toile, on n’a de cesse d’y publier et d’y partager informations et savoirs…un rêve pour tout acteur des médias et des métiers périphériques à leurs fonctionnements. 

Après une phase techniciste, avec son cortège d’abus et d’apprentissages, on accède aujourd’hui à une étape plus mature dans la mise en place des nouvelles technologies sur le territoire professionnel.

Certains usages (qualifiés de « netiquette ») sont élevés au rang de règles incontournables, en témoigne la raréfaction des emails directs encore reçus avec des pièces attachées. Reste encore à modifier certaines tendances aux mauvais usages des techniques de marketing direct dans le cadre professionnel quotidien des communicants. L’un des exemples les plus flagrant de ces erreurs est la tendance à la distribution d’emails groupés qui, avec la mise en place de filtres puissants contre les « spammeurs » semblent bientôt condamnés ou du moins appelés à se remettre en question. L’envoi d’emails individuels et a fortiori accompagnés de messages personnalisés semblent retrouver une nouvelle légitimité chez ceux qui ont compris que les journalistes n’accordent plus que peu d’intérêt aux envois non ciblés. Certains possèdent même parfois deux ou trois adresses mails différentes pour contrer les vagues incessantes de messages.

Face à ces tentatives d’encadrer le travail des communicants, il reste tout de même beaucoup de raisons de se satisfaire de l’apport des technologies dans les activités de conseil en communication. Allégement considérable de la logistique (qui voudrait aujourd’hui envoyer sous enveloppe l’ensemble de son mailing de presse), participation active des moteurs de recherches à la mise en place en amont des stratégies de communication.

« Les jeunes ont souvent une image erronée des RP »

La passion de son métier lui a donné envie de partager ses connaissances. Katia Manhajm, créatrice de l’agence de relations publiques Kom Office, organise régulièrement des stages et des formations en relations publiques et relations presse. Destinés aux entreprises, mais également à tout ceux qui désirent en apprendre plus, ces stages n’ont pas, selon Katia Manhajm, le seul objectif de formation. Entretien.

 

Katia Manhajm, à qui s’adressent ces formations ?
Nos formations ciblent deux types de publics. Nous touchons d’abord les individus qui veulent connaître le métier ou se perfectionner. C’est un objectif plus terre-à-terre, plus général. Nous voulons les rendre opérationnels. Mais nous adressons également nos formations aux entreprises. Je pense que toute entreprise qui veut s’étendre doit faire des relations presse. Mais beaucoup d’entre elles ne peuvent pas faire appel à des agences de relations presse pour des raisons de budget. D’où l’idée de les former en interne, sur-mesure.

Le métier évolue sans cesse. Faut-il constamment se former ?
Je ne pense pas que ces formations servent à reformer car le métier est basique et simple. Mais bien souvent, ce genre de séminaire permet de se rencontrer. C’est le cas notamment des free-lance qui n’ont en général aucun feed-back de leur travail. Un client peut être content mais l’attaché de presse peut être en dessous ou un dessus de ce qu’il faut faire. Cela permet de s’assurer de ce qui est bien et également d’améliorer ses connaissances. Ces stages sont également l’occasion de parler de l’évolution du métier d’attaché de presse. Car la télévision, pour prendre un exemple, n’en donne pas toujours une image réelle et correcte. Beaucoup de jeunes se dirigent vers ce métier pour travailler avec les stars. J’ai une grande passion du métier et mon souhait est de transmettre cette passion.

Comment se déroulent ces formations ?
Pour les entreprises, nous organisons ces formations sur-mesure et sur devis. Pour les autres, les stages sont organisés un ou deux lundi par mois. Nous avons aussi des stages sur trois jours, qui allient pratique et théorie. En fonction de l’assemblée, j’adapte bien sûr les besoins.

Véronique Durant

 

Contact :
Katia MANHAJM
KOM OFFICE
Career Management
131 rue Jules Ferry – 92700 Colombes
Tél : +33(0)1 402 502 74
Fax :+33(0)1 402 502 76 

 

Le communicant concentre les savoirs culturels, technologiques et linguistiques

Tout comme le métier de journaliste a revêtu de nouveaux habits avec l’apparition des nouvelles technologies et que, par exemple, les reporters on-line participent pratiquement à l’ensemble des phases précédant la mise en ligne d’un article, le communicant aujourd’hui et demain voit son champ d’action élargi. 

Ainsi, il n’est plus rare de voir un responsable de communication suivre la phase de Publication Assistée par Ordinateur d’un journal Interne ou choisir lui-même les visuels d’illustrations à partir de banques d’images, bref d’avoir un rôle proactif sur l’ensemble de la chaîne de création et logistique des supports dont il a la charge.

Cette mutation n’est pas sans poser des difficultés aux acteurs plus anciens qui doivent apprendre à s’adapter à de nouvelles contraintes. A la clé, une participation plus importante à la vie de l’entreprise ou de l’agence, une satisfaction d’apprendre et de suivre les différentes étapes d’un dossier.

Pour le moment exclus de cette fusion des compétences, les actes purement créatifs, tels la photographie, et bien sûr la publicité, pour laquelle les règles de la création et le corps de la sémiologie protègent encore pour longtemps les prés carrés des Directeurs Artistiques.

L’omniprésence des nouvelles technologies a également pour conséquence d’accentuer le rôle de « médiateur de l’écrit » du communicant. En effet, la qualité de l’expression écrite et orale tend à s’appauvrir et la tendance à l’anglicisation du discours ainsi que l’émergence d’une culture du « SMS » ne vont pas contribuer à renforcer le renforcement des règles orthographiques et grammaticales dans notre société.

Une solution logicielle qui gère vos RP

La société Augure conçoit, développe et commercialise des solutions logicielles de gestion de la communication. Son produit « Augure Relations Presse » se destine tout particulièrement aux attachés de presse et leur permet une gestion complète de leur travail quotidien, à travers différentes fonctionnalités. Présentation avec Gilles André, Directeur Général d’Augure.

 

Gilles André, à quoi sert la solution Augure Relations Presse ?
C’est une application en Intranet sur un serveur et dont l’objectif est de permettre aux attachés de presse de collaborer et optimiser leur travail. Cette solution gère de façon intelligente l’intégration de fichiers (tous les formats) et de contacts, ainsi que leur mise à jour. Mais Augure Relations Presse est également capable de gérer tous les processus pour les opérations de relations presse. La liste de diffusion vers les journalistes peut être paramétrée en fonction de leurs préférences et des processus de relance peuvent être mis en action. La gestion de l’évènementiel est également assurée puisque cette solution permet le suivi des invitations. Enfin, à côté de ces processus majeurs, Augure Relations Presse gère les relations par rapport aux journalistes : distribution des tâches dans l’équipe de l’agence, gestion des rendez-vous, calendriers rédactionnels,… Une formation d’une demi-journée est prévue car si nous apportons un gain de productivité, il faut apprendre à gérer l’outil.

Les agences n’ont pas toutes les mêmes besoins. Comment cette solution logicielle répond-t-elle aux différentes spécificités de vos clients ?
Nous sommes une plate-forme de paramétrage. Nous allons voir nos clients et tout ce que nous allons faire va être rattaché à eux. C’est du sur-mesure. Bien sûr, tous éditeurs de livres, par exemple, auront la même structure car ils ont la même approche et le même genre de besoins. Mais tout est paramétrable par secteur.

Comment est née la société Augure ?
Augure a été créée en décembre 2000 par quatre personnes de l’édition logicielle. Nous avions lancé un produit qui s’est bien vendu et qui a été racheté par un canadien. Aujourd’hui, nous avons de belles références, dont 50% d’agences. Nos autres clients sont des entreprises et des institutions.

Véronique Durant

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