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Archive pour mars, 2005

Public(s) : le mariage du territoire et de la communication

En 1999, Jean-Louis Laure s’est lancé le pari de réunir les notions de territoire et de communication à travers une lettre professionnelle baptisée Public(s). Diffusé par abonnement, ce magazine de 16 pages propose tous les mois des actualités et informations pratiques à tous les communicants de la sphère territorial ( collectivités locales, administrations et services publics,..). Entretien.

Quelle est l’histoire du magazine Public(s) ?
Public(s) a cinq ans. Deux lettres sur la communication territoriale existaient auparavant en France mais elles ont disparu. A l’époque, il y avait beaucoup d’initiatives et Publi(s) s’est placé sur ce créneau « communication ». A la différence par exemple de la Gazette des Communes, qui ne traite pas spécialement de communication, ou de Stratégies, qui aborde très rarement la communication locale, Public(s) souhaitait recouvrir ces deux champs. Mais le terme territoire n’est pas à réduire à celui de commune. Il recouvre aussi les notions de pays, de projets (quand des gens se mettent ensemble pour faire quelque chose), de décentralisation, d’organismes, de parcs naturels, de chambres consulaires,… Public(s) est une lettre professionnelle qui résulte d’une envie de construire un vrai projet, dans un esprit artisanal et pas industriel. De 10 pages en texte noir et blanc au départ, c’est devenu une publication qui a la vocation de se développer encore. C’est une véritable aventure puisque nous avançons sur un terrain qui n’est pas gagné d’avance.

Quel est l’objectif de Public(s) ?
Notre pari, notre réflexion il y a cinq ans, était d’abord de poursuivre les initiatives en matière de communication territoriale. Mais également de mettre l’accent sur la communication décentralisée et la communication en réseaux.

Quelle est l’évolution et l’importance de la communication territoriale aujourd’hui ?
Dans les années 80, la communication territoriale a été très inspirée par la communication d’entreprise, c’est-à-dire visible, excessive. On a assisté à un rejet de cette forme de communication dans les années 90. J’ai le sentiment qu’à ce moment là, la communication publique liée au territoire a véritablement pris son autonomie. Les acteurs publics se sont réintéressés à la co-communication, où les intérêts publics et privés sont associés. Et puis il y a eu aussi une reconnaissance des métiers de la communication territoriale, ce que démontrent les enquêtes de ressources humaines. Bien sûr, elle a besoin d’être renforcée, puisque la communication recouvre des tas de métiers différents : création, relations presse, animation, évènementiel.

 
Site Internet : www.public-s.fr

Actu RP : nouveau budget, éthique d’entreprise!

L’agence de relations publiques Hopscotch a reçu la confiance de Grand Marnier pour la gestion de ses relations presse. La mise en oeuvre de l’ensemble de la stratégie de relations presse et relations publiques de la  marque de spiritueux sera gérée par Hopscotch. 
Tél : 01.58.65.00.13 –  Web : http://www.hopscotch.fr

 

L’agence de communication et RP Beau Fixe, avec l’Institut Louis-Harris, lance une grande enquête sur l’éthique, l’entreprise et les Français. L’objectif : évaluer les attentes des Français en matière d’éthique d’entreprise.
Agence Beau Fixe : Caroline Richter –  Tél : 01.53.53.41.71- 

 

Des relations presse dédiées au sport et aux loisirs

Créée il y a dix ans, l’agence lilloise RP Carrées donne aujourd’hui naissance à RP Carrées Sport, un département entièrement dédié aux secteurs du sport et des loisirs, et qui occupe deux attachées de presse, l’une basée à Lille et l’autre à Paris. Catherine Richard, directrice générale de l’agence, nous explique  les raisons de ce lancement. (Crédit Photo : Barbara Grossman)

 

Comment a été créée RP Carrées ? 
L’agence RP Carrées a été lancée en 1995. A cette époque, on travaillait surtout sur le secteur de l’agroalimentaire et les produits de grande consommation. Nous travaillons par exemple encore aujourd’hui avec Bonduelle, l’un de nos premiers clients. Ce fut le pivot de la création de l’agence, qui compte aujourd’hui de grandes références. Depuis le départ, nous avons concentré nos activités sur les relations presse, ce qui était rare pour une agence en région. A l’époque, il fallait faire un peu de tout : la communication, les RP, l’édition,… Nous sommes rapidement passés de 2 à 3 personnes, pour arriver à une équipe de 15 attachés de presse aujourd’hui.

Pourquoi avoir créé un département Sport au sein de votre agence ?
Il y a eu un épisode important il y a quelques années puisque nous avons pris en charge les relations presse de la candidature de Lille aux Jeux Olympiques de 2004. Un événement comme celui-là vous permet de rencontrer les plus grands noms du sport. Je suis moi-même passionnée par le sport. Les collaborations dans ce domaine ont continué ponctuellement (la Transjurassienne et les Meetings d’athlétisme de Liévin et de Villeneuve d’Ascq notamment) et cette expérience nous a permis de créer RP Carrées Sport.  Nous travaillons sur des produits, des entreprises, des évènements et des sportifs.

Comment gère-t-on les relations presse de personnalités sportives ?
Il n’y a pas de grande différence avec la mise en avant d’un produit, d’une entreprise ou d’un événement : on met en exergue la personnalité et les points forts du sportif. Nous avons par exemple en charge les relations presse de Dominic Vittet ainsi que son sponsor pour la saison Figaro 2005. Nous mettons en avant ce qu’il aime, la relation de confiance avec son sponsor, ses traits de caractère,…

La presse sportive a-t-elle ses particularités ?
Ce qui intéresse avant tout les médias sportifs, ce sont les résultats. La difficulté, c’est de valoriser l’entreprise. Mais le sport n’est pas une exclusivité de la presse sportive. Nous nous adressons toujours à différents secteurs de presse, comme la presse grand public.

Contact : 
RP Carrées
Tél. : 03.28.52.00.50
http://www.rp-carrees.com

Presse magazine : objectif com’

Beaucoup de magazines se consacrent au secteur de la communication (relations presse, communication publique, évènementiel, communication globale, publicité,…). Quels sont-ils ? De quoi traitent-ils ? Voici une petite sélection de certains d’entre eux. Si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à écrire à la  rédaction ( [email protected]).

 

PUBLIC(S) : 
Parution mensuelle nationale disponible par abonnement. 
Ce titre de presse lancé en 1999 et diffusé à 2.000 exemplaires est destiné à un large public de professionnels de la communication territoriale, allant des directeurs et chargés de communication aux attachés de presse, étudiants … Les thèmes qui y sont principalement développés concernent l’aménagement du territoire, les médias, la presse, les services publics…  

BEDOUK MAGAZINE : 
Titre de presse bimestriel à diffusion nationale. 
Cette parution spécialisée dans l’évènementiel cible les organisateurs de séminaires, conférences, congrès… Disponible par abonnement payant et tiré à près de 16.000 exemplaires sa vocation est l’accompagnement des professionnels dans la réussite sur le terrain de leurs évènements. Il propose à ce titre des conseils sur les différents types d’évènements et des adresses utiles. Plus d’informations sur www.bedouk.fr

CB NEWS : 
Hebdomadaire national disponible en kiosque ou par abonnement. 
Ce magazine spécialisé dans la publicité et les médias en général est le conçu à destination des professionnels de la communication et du marketing avec près de 20.000 exemplaires vendus tous les mois. La reprise de CB News par Christian Blachas en janvier 2005 entraîne le remaniement du titre avec une nouvelle formule articulée en deux parties, « Actualités » et « Décryptage ». Site Internet : www.toutsurlacom.com.

CB NEWS RP : 
Presse trimestrielle nationale payante disponible en kiosque ou par abonnement. 
CB News Editions complète sa collection de titres spécialisés dans la communication avec cette parution destinée aux 20-59 ans, professionnels des relations presse et relations publique. Ce titre couvre principalement le domaine des médias avec un éclairage plus particulier sur la presse. 

STRATEGIES : 
Hebdomadaire national payant disponible en kiosque ou par abonnement.
Parution du groupe Reed Business Information, Stratégies est avec CB News l’autre titre de presse phare de la communication. Avec plus de 10.000 exemplaires tirés chaque mois, ce magazine spécialisé dans la communication, la publicité et les médias est destiné aux professionnels et apporte un éclairage sur l’économie du secteur. Site Internet :www.strategies.fr.

INFLUENCIA : 
Newsletter web bimestrielle payante disponible par abonnement (PDF).
Ce site d’information spécialisé dans la communication s’intéresse principalement à l’influence des médias et la capacité d’une marque à développer celle-ci, que ce soit par le lobbying, les relations presse… Avec un contenu rédactionnel en trois temps, Influencia propose l’avis de professionnels sur un sujet de réflexion précis, des études de cas de communication et des enquêtes sur des sujets pointus. Site Internet : http://www.influencia.net

L’EXPRESSION :
Mensuel national payant disponible en kiosque ou par abonnement.
Destiné aux professionnels de la communication et plus particulièrement aux directeurs des services marketing, communication et ressources humaines, cette parution s’intéresse principalement au management de la communication. A travers des thèmes allant d’Internet à la communication interne en passant par l’image des marques le titre propose également des gros plans sur les outils de communication. Site Internet : www.topcom.fr.
  
ENTREPRESSE : 
Presse trimestrielle nationale disponible par abonnement.
Géré par l’association de l’Union des Journalistes et Journaux d’Entreprises Françaises, ce titre traite principalement de la presse d’entreprise en abordant divers thèmes allant de la création graphique aux relations des entreprises avec les agences de communication. Avec un tirage à 4.000 exemplaires, il s’adresse essentiellement aux managers de la communication. Site Internet : www.ujjef.com.

LA CORRESPONDANCE DE LA PUBLICITE :
Presse quotidienne nationale disponible par abonnement.
Diffusé à 6.000 exemplaires, ce quotidien aborde plus particulièrement la communication publicitaire en traitant des médias, du marketing et des campagnes du moment. Edité par le groupe SG Presse situé à Paris le titre fait également la part belle aux dirigeants de la communication et propose des analyses sur les dilemmes du métier.

EURO PV : 
Magazine bimestriel national payant disponible par abonnement.
Avec 8.000 tirages et 8 numéros par an, EURO PV est spécialisé dans la publicité sur le lieu de vente (PLV-ILV), la publicité par l’objet et la promotion des ventes ; son lectorat étant essentiellement composé de communicants des secteurs de l’agro-alimentaire, des biens d’équipements et  de la cosmétologie. Le titre créé en 1966 passe au crible cette spécialité à travers des enquêtes, des statistiques, une rubrique sur la législation… Site Internet :www.europv.com.

GLOBAL COMMUNICATION :
Presse trimestrielle nationale payante disponible en kiosque ou par abonnement.
Edité par l’ISCOM (Institut Supérieur de Communication et de Publicité) de Paris et tiré à 55.000 exemplaires, ce titre rassemble dans sa rédaction professionnels et étudiants en communication. Global Communication s’intéresse de manière générale aux médias, à la publicité et au marketing. Site Internet : www.iscom.fr

L’EVENEMENTIEL :
Presse mensuelle nationale payante disponible par abonnement.
Ce titre de presse spécialisé dans la communication par l’événement s’adresse essentiellement aux professionnels de cette spécialité, agences de communication événementielle, prestataires d’événements et cible plus directement les grandes entreprises. Tiré à 6.500 exemplaires il propose entre autre un agenda des manifestations, des conseils et exemples d’organisation, des reportages sur les foires et salons… Site Internet : www.evenementiel.fr.

Top 30 des agences du Grand Ouest, nouveaux budgets RP,…

Le Centre de Communication de l’Ouest a annoncé le lancement d’un Top 30 des agences du Grand Ouest. Il s’agit, par ce classement, de faire le point sur le marché de la communication dans cette région (activités, géographie,  marge brute,…). Les modalités de participation seront téléchargeables dans quelques semaines sur le site http://www.les1000delouest.com
 

 

Le réseau d’agences Eurocom Worldwide, réseau global d’agences de relations publiques, représenté en France par Nazca-Hardcom, a remporté le budget de communication et de relations presse de DNV (organisation mondiale de certification). Neuf agences de l’Europe centrale et l’Europe du sud partenaires d’Eurocom travailleront sur ce budget. 
Contact Agence Nazca HardCom – Tél : 01.41.92.10.02 –  – Web :www.eurocompr.com

Internet Assurland a confié ses relations presse à l’agence Hopscotch, qui se concentrera sur la presse audiovisuelle. La filiale HDL Communication s’occupera quant à elle de la presse économique et financière.
Contact Hopscotch – Tél : 01.58.65.00.13 –  

L’agence gopublic a remporté deux nouveaux budgets. Elle s’occupera des relations presse d’intuitucapital, société de conseil en fusions-acquisitions et corporate finance ainsi que de la relance de la communication du personnage Charlotte aux Fraises pour le compte de Copyright Promotions.
Contact gopublic : Tél : 01.40.20.16.69 –  

Alchimie gagne cinq budgets. L’agence gère désormais les relations presse de Velecta Paramount, de Serax et du Syndicat National des Personnels Contractuels de l’éducation  et prend en charge le lancement presse de la créatrice de bijoux Louise Gos et de la gamme de produits d’Oriental Beauty Institut.
Contact alchimie : Tél : 01.42.33.01.13 –  

L’agence De Facto a remporté le budget communication de la Fédération des Industries Nautiques pour assurer la présence de la France au salon Nautique de Shanghai du 8 au 11 avril 2005.
Contact : Tél : 04.26.29.08.08 –  

 

« Au FIGRA, on défend une vraie cause »

Raphaël A, en troisième année à l’EFAP Lille, est le stagiaire assistant de Roxane Grioche, chargée des relations presse du FIGRA. A l’écoute des journalistes, Raphaël est prêt à répondre à leurs désirs, demandes, caprices ou impatiences durant toute la durée du festival. Entretien.

Comment l’aventure FIGRA a t-elle démarré pour vous ?
L’année passée déjà, j’avais fais le nécessaire pour y participer en tant que stagiaire mais j’avais du décommander à la dernière minute. Cette année, le FIGRA était ma priorité. Roxane Grioche, qui fait un travail remarquable, a géré toutes les relations presse du festival en amont. Moi je suis arrivé au Touquet 4 jours avant pour terminer les relances.

Quel est votre rôle dans ce festival ?
Je m’occupe des relances et de la rédaction des communiqués de presse. Je travaille essentiellement sur la presse régionale. Je m’occupe également de l’accueil des journalistes ici au Palais de l’Europe.

Quelle est la plus grande difficulté que vous avez rencontré ?
Le plus difficile, je pense, est de mémoriser le programme. L’attaché de presse doit connaître son sujet sur le bout des doigts. Ma lacune, c’est vraiment la mémorisation des films projetés, des noms des personnes présentes, et également de pouvoir mettre un visage sur ces noms.

Gérer les RP d’un festival comme le FIGRA, c’est un bon tremplin ?
Pendant une semaine, c’est extrêmement épuisant, mais c’est certain que ça me permet d’étendre mon réseau. Sur le coup, on ne se rend pas compte qu’il s’agit d’un bon tremplin, mais par après, tu revois les gens que tu as rencontré, tu étends tes contacts…

Quels sont vos projets ?
Le principal, c’est de trouver sa voie et d’aller le plus loin possible. Moi ce que j’apprécie énormément ici au FIGRA, c’est l’impression de vendre une vraie cause et pas un produit. Ca aide à défendre le projet. Et puis l’équipe est formidable, personne ne se monte la tête et il y a une grande humilité de la part de chacun. 
Sinon, pour projet, j’ai aussi l’envie de voir comment ça se passe à l’étranger et découvrir d’autres horizons et d’autres façons de communiquer.

De France 3 à la communication du FIGRA

Après avoir étudié à l’Ecole du Louvres l’art océanien ainsi que l’architecture et les décors des grandes demeures, Roxane Grioche fait l’EFAP. Elle travaille comme attachée de presse dans des agences de relations  presse, s’occupe, à Roissy, de l’accueil des sportifs lors de la coupe de monde de football. Elle étudie également le journalisme à l’ESJ de Lille et fait un stage à France 3. On lui propose alors de présenter une nouvelle émission. On lui confie ensuite un poste de JRI politique pour la chaîne du Sénat, en même temps que la prise en charge de la communication pour le FIGRA. Son choix est fait, ce sera le FIGRA.

 

Comment l’aventure FIGRA a-t-elle commencé pour vous ?
En 2003, j’ai décidé d’assister au FIGRA et j’ai donc demandé une accréditation. J’avais indiqué sur le formulaire que j’étais présentatrice à France 3. Les organisateurs du festival cherchaient alors quelqu’un pour co-présenter une émission et ils m’ont proposé de le faire, ce que j’ai accepté avec plaisir. En 2004, j’ai participé uniquement à la soirée de clôture. C’est cette année que Catherine Souchet et Georges Marque-Bouaret m’ont proposé de reprendre la communication et les partenariats. J’ai évidemment dit oui sans hésiter parce que c’est un festival qui me tient vraiment à coeur et qui n’a pas d’égal.

Comment vous y êtes-vous prise pour reprendre cet événement ?
J’ai démarré par les partenariats médias. J’ai attaqué ensuite l’aspect relations presse. J’ai également repris contact avec des personnes priviligiées ayant déjà participé au festival. J’ai ensuite constitué mon propre fichier presse. La communication se passe en trois phases. Il y a d’abord l’annonce, ensuite la couverture du festival proprement dit, et enfin l’annonce du palmarès. Je me suis rendu compte en prenant mes contacts qu’il y avait un problème de connaissance du festival. Les gens ne savent pas toujours exactement ce que c’est ou ne savent pas que c’est ouvert à tous. C’est un festival grand public. Les rédactions sont très souvent interessées mais n’ont pas toujours les moyens humains d’envoyer quelqu’un pour couvrir l’événement.

Que pensez-vous de la programmation 2005 ?
Les films sont excellents et meilleurs chaque année. Ils sont aussi de plus en plus longs. Ce n’est pas un mal dans la mesure où il s’agit de documentaires plus approfondis.

Un coup de coeur ?
J’ai beaucoup aimé « Koursk : un sous-marin en eaux troubles », « USA le blues des médias », et « Tiken Jah Fakoly : mon pays va mal », pour ne citer que ceux-là.

Que retiendrez-vous du FIGRA 2005 ?
Je tiens à souligner le travail énorme effectué avant l’ouverture du FIGRA. Cela représente des heures de visionnement, la création puis la validation de tous les supports de communication, ainsi que toute la logistique. Catherine Souchet et Georges Marque-Bouaret portent cet événement à bras le corps avec énormément de passion et en font ce qu’il est. Ils ont aussi cette capacité à s’entourer de gens très compétents. Je pense que le documentaire à de beaux jours devant lui. De nombreux jeunes assistent au festival et on sent un réel intérêt pour ce type d’information. Ils posent beaucoup de questions et font des commentaires très pertinents. Il suffit également de voir les succès de documentaires tels que « La marche de l’empereur ». 

 

Nuit de la com à l’EFAP Bordeaux

Lionel Stosse et Laure Chantereau sont tous deux étudiants à l’EFAP de Bordeaux. Ils ont choisi cette année de reprendre le concept lancé il y a trois ans par leur homologue de Lyon et déjà repris par l’EFAP de Lille en organisant « La Nuit de la Com » tout en y apportant leur « touche personnelle ».  Lionel Stosse nous en dit un peu plus.

 

En quoi consiste la « Nuit de la Com » ?
C’est une soirée qui se passe en deux phases. Il y a d’abord un repas et ensuite tout le monde part faire la fête sur une péniche. Le but de la soirée est de faire se rencontrer des professionnels de la communication et les étudiants de l’EFAP de Bordeaux. Au cours du repas, les tables seront organisées en fonction des demandes formulées par les étudiants. Ces derniers ont eu la possibilité de guider les organisateurs vers des domaines d’activité ou des personnes qu’ils souhaitaient rencontrer. Les professionnels auront donc l’occasion de prodiguer leurs conseils et d’informer les étudiants sur leur profession et le marché dans lequel ils évoluent. Ariane Massenet, ancienne complice de Marc-Olivier Fogiel, sera présente afin de faire partager son expérience. Vers minuit, une soirée est prévue sur une péniche. Tous les étudiants de Bordeaux sont alors invités à nous y rejoindre.

 

Avez-vous eu des échos des Nuits organisées par vos homologues de Lille et Lyon ?
On sait en tout cas que la formule a bien pris à Lille. Les étudiants étaient très satisfaits et les professionnels ont réagi très positivement à cette initiative.

Les professionnels vous suivent ?
De façon générale, leur accueil est bon et ils trouvent l’initiative intéressante. Beaucoup ont répondu très positivement à nos invitations. On espère encore convaincre Jean-Pierre Papin qui a une grande expérience du milieu du sport et qui pourrait guider les étudiants souhaitant faire carrière dans ce milieu.

Contact :
Lionel Stosse
06.80.90.42.72

 

Enjeux et dimensions de la communication politique de crise

L’affaire née du logement de fonction d’Hervé Gaymard constitue l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire en termes d’information et de communication. Elle permet aussi de rappeler les phénomènes qui accélèrent les crises politiques et de s’interroger sur une possible théorisation des données observées empiriquement.  Comment gérer au mieux une crise produite par des éléments factuels ? Pourquoi un incident est-il transformé en crise ? Quel comportement faut-il adopter à l’endroit des médias ? Quelle leçon convient-il de tirer des démissions consécutives à un scandale ? Une crise politique peut-elle générer des aspects positifs ? Autant de questions auxquelles l’actualité incite à réfléchir.

 

Moment crucial et décisif de la vie d’un homme politique ou d’un parti, la crise n’est pourtant pas, a priori, ingérable. Ses conséquences peuvent même devenir positives, encore convient-il d’en connaître parfaitement les mécanismes.

La prévention et la contre-attaque en constituent des armes redoutables. Il n’est pas rare qu’une communication de crise, prévenue, élaborée et administrée avec efficacité, permette de minimiser la portée d’événements fâcheux. Pour n’évoquer que les amis politiques du ministre démissionnaire, Jacques Chirac et Charles Pasqua démontrent ainsi, depuis vingt cinq ans, leur formidable capacité de résistance. Jean et Xavière Tibéri détiennent une belle longévité politique, encore que non jugés pour l’affaire des faux-électeurs du Ve arrondissement de Paris. Quant à Jacques Toubon, il siège aujourd’hui au parlement européen et se félicite chaque jour des vertus du scrutin proportionnel.

L’éphémère ministre de l’Economie du gouvernement Raffarin n’a point, lui, bénéficié des effets d’une bonne gestion de crise. Il a démissionné comme nombre de ministres tels Charles Hernu (non poursuivi), Bernard Tapie et Michel Roussin qui bénéficièrent pourtant d’un non-lieu, Dominique Strauss-Khan (non condamné), Gérard Longuet (mis en examen), Alain Carrignon (sévèrement condamné) et Pierre Bédier (pas encore jugé).

Jusqu’à la crise

Le cas Hernu mis à part, car il touchait à la Défense de notre pays, seule la démission d’Olivier Stirn concerne des faits – comme dans l’affaire Gaymard -, de nature non délictuelle. Ses collaborateurs, à l’époque, avaient recruté des figurants lors d’un colloque afin d’éviter au ministre de discourir devant une salle vide ! La situation au regard du droit est la même pour l’ancien protégé du président de la République et semblable pour ce qui touche à la conception même du métier d’homme politique. La différence réside dans le fait que la première se situait dans le registre du grotesque. La seconde trouve sa place dans celui du symbolique. Au final, ces registres contribuent à transformer rapidement un incident en véritable crise. De plus, l’image non altérée d’Hervé Gaymard, a contrario, l’a défavorisée. En effet, les faits reprochés se situaient précisément à l’inverse de cette représentation perçue par les journalistes et le public. Réussite familiale et politique mais modestie, rapport prégnant à la religion catholique et bon sens paysan mais tempérament moralisateur en constituaient les éléments. Son manque de charisme et sa rhétorique peu convaincante ont, par ailleurs, constitué un lourd handicap pendant la tempête médiatique.

Outre ces données factuelles, sa méconnaissance des médias et celle des phénomènes constitutifs d’une crise n’ont visiblement pas préparé l’ex-espoir de la chiraquie à ce type d’exercice. Ainsi a-t-il accordé un entretien téléphonique à une journaliste de Paris-Match sans exiger de lire la copie de l’article à paraître ! Il convient pourtant de ne jamais oublier que les crises font vendre des journaux. Elles offrent aussi aux journalistes la possibilité d’effectuer un véritable travail d’investigation et de passer ainsi des rôles d’observateurs et de médiateurs à celui d’acteurs. Elles permettent surtout au public de mieux comprendre des fonctionnements opaques.

A la recherche du scoop

De plus en plus nombreux et concurrentiels, les médias se battent pour obtenir l’exclusivité et le scoop. Ainsi, la cassette Méry a-t-elle permis au Monde d’engendrer plus de 30 % des ventes. Le Canard Enchaîné a, derrière lui, une vieille tradition de découvreur de scandales. Dans le dossier Gaymard, Libération a porté le coup de grâce alors que Paris-Match venait de servir d’accélérateur. Par malchance pour Hervé Gaymard, l’actualité nationale et internationale, peu dense, permettait aux radios et aux télévisions de « positionner » en belle place les informations relatives à son dossier. Cette affaire, tombée sur les téléscripteurs la première semaine de la guerre en Irak, le jour de l’annonce de la mort de Yasser Arafat ou le lendemain du tremblement de terre en Asie du Sud-Est eut-elle bénéficié de retombées médiatiques identiques ? Et de la même sanction politique ?

Probablement passée inaperçue il y a quinze ans, elle se déroule dans un contexte politique et sociétal nouveau. En effet, à l’image des salariés qui n’hésitent plus à dénoncer les coups tordus, il semble qu’une partie du personnel politique et administratif alimente les médias, fabriquant ainsi de manière endogène le discrédit qui touche la classe politique. De leur côté, les Français semblent ne plus s’accommoder des libertés prises avec la morale.

L’internet, quant à lui, permet d’accélérer la diffusion des nouvelles dirigées à l’endroit d’un public qui a de la mémoire : Raimbow Warrior, sang contaminé, amiante, vache folle, nuage de Tchernobyl, Erika. Mais, à chaque fois, le discours d’évitement minimise les faits et cette répétition entraîne la méfiance. A l’arrivée, le personnel politique « bénéficie » d’une présomption de culpabilité.

Faut-il rappeler toutefois qu’il devient difficile de prendre le pouls de l’opinion et que le « tous pourris » se trouve battu en brèche par des réélections inattendues ? Ainsi est-il très difficile de théoriser sur la crise en politique, pour preuve, le parcours des ministres démissionnaires pour cause de scandale. Elle demeure un domaine d’étude embryonnaire et de nombreuses questions restent sans réponse. Il n’existe aucune recette miracle et la longue liste des crises mal gérées rappelle en permanence la fragilité des sacro-saints principes.

Gérer la crise

Il faut s’attacher bien évidement à prévenir le danger en amont, ce que savent faire toutes les organisations publiques et privées à risques. Naturellement, l’institution intéressée et l’homme politique devront traiter la crise eux-mêmes et désigner un porte-parole unique, ce, afin d’éviter les déclarations contradictoires, mises en évidence dans le dossier concernant l’élu savoyard. Inutile de préciser qu’il est recommandé, dans tous les cas, de dire toute la vérité, de ne rien omettre.

Mais il convient aussi de revaloriser l’aval, période où il devient possible de tirer quelques bénéfices de la crise. Dans l’affaire Gaymard, grâce à la presse, la démocratie française semble avoir gagné en crédibilité. En effet, une partie de la classe politique, contrairement à celle des pays d’Europe du Nord, possède une éthique et des pratiques qui entraînent une forte méfiance de l’opinion. A l’arrivée, les enjeux concernent le taux d’abstentionnistes, donc la survie de notre vie démocratique.

Par la morale que les politiques ne manqueront pas de tirer de cette histoire fâcheuse, les Français y verront probablement un élément de nature à reprendre confiance dans nos institutions.

Freddy ROY
Consultant en communication publique
Chargé de cours en communication politique en master à l’université de Versailles et à l’ISEG Nantes

 

Presse+ dépose le bilan

La société Presse+, fournisseur de revues de presse aux entreprises, a déposé son bilan devant le tribunal de Nanterre la semaine dernière. Un plan de continuation devrait permettre à la société de poursuivre son activité avec des effectifs allégés. Par ailleurs, d’après Servicedepresse.com, la société aurait reçu diverses offres de rachat émanant de grands groupes.  

Contact : 
Tél. : +33.(0)1.41.40.58.58

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