Le droit d'auteur et les revues de presse
mardi, avril 16, 2002 at 11:39 AM PRP : Que représente
la pige des sites Internet dans le volume des supports de communication que
vous pigez ?
DF : Le
contenu exclusivement Internet représente à peu près 20-25%
des informations traitées par PressIndex, ce qui représente à
peu près 500 sites en France ( et également en Grance-Bretagne
où PressIndex a ouvert une filiale ).
PRP : Comment s'effectue
la sélection des sites ?
DF : Nous
nous intéressons au contenu purement informationnel. Nous nous livrons
donc à un audit de chaque site autant sur sa forme que sur son fond.
Par exemple, un site commercial ne sera pas sélectionné dans notre
panel, si il ne propose pas un contenu à caractère informatif.
Nos clients sont également moteurs dans l'évolution de la liste
des sites surveillés. Ils nous avertissent de l'existence de nouveaux
sites et attribuent indirectement un facteur d'importance en faisant remonter
ces informations jusqu'à nous.
PRP : Cette approche
exclut-elle les sites de diffusion de communiqués de presse ?
DF : Non, car
nos clients souhaitent connaître les sites où sont repris leurs
communiqués officiels. Et ces sites ( ex : Yahoo ! Finance ) disposent
parfois d'une meilleure audience que beaucoup de médias plus élaborés.
PRP: En parlant d'audience comment, quid de la mesure
des audiences sur ces sites ?
DF : Comme vous ne
le savez, l'une des plus grandes difficultés sur Internet concerne la
mesure de l'audience. Des instituts comme médiamétrie, avec leur
outil Cybermétrie s'efforcent de fournir des informations les plus justes
possibles. Ils surveillent aujourd'hui plus de 75 sites, en grande partie liés
à des titres de la presse imprimée.
PRP : Quelle est
la situation actuelle en France concernant les droits d'auteurs appliqués
aux contenus numérisés et électroniques ?
DF : La situation n'a
pas beaucoup évolué depuis un an... il est en interdit de mettre
en ligne ou de publier sur un Intranet, et même d'afficher sur un écran
d'ordinateur, quelque contenu intellectuel que ce soit, à moins d'en
avoir obtenu l'autorisation par l'éditeur et d'avoir acquitté
les droits liés à cette reproduction . Dans le cas des piges de
presse cela réduit considérablement la marge de manoeuvre pour
la constitution de panorama de presse...et je ne parle pas des archives de presse
qu'il faut théoriquement détruire après une période
d'utilisation. Reste la solution ( bancale, je l'admets ) de l'impression des
fichiers numériques sans les visualiser au préalable. Cette solution
décharge de l'obligation de demander des autorisations, mais pas de celle
de payer les droits liés à la copie au CFC.
Pour informatoion, le service extranet PressIndex propose d'externaliser les
panoramas de presse en respectant les droits d'auteur ( dans la limite où
on n'affiche pas les fichiers mais on les imprime seulement ), en gérant
les droits liés à la copie.
PRP : Les
entreprises sont-elles conscientes de leurs devoirs ?
DF : Malheureusement
pas toujours. Dans leur esprit la confusion se fait toujour entre la copie à
usage privé ( permise mais concernant l'individu en dehors de tout contexte
professionnel ) et la copie à usage collectif ( c'est le cas des entreprises
) qui est réglementée.
PRP : Comment se
calculent ces droits ?
DF : Il existe un formulaire
à demander auprès du CFC et que l'on doit remplir en fonction
du nombre de copie effectuée. Le barème diverge selon le titre
et l'audience du média. Cela va de 5 cents d'Euros à 1 euro par
copie...ce barème est dégressif...
PRP : N'y a-t-il
pas moyen d'automatiser ces procédures ?
DF : Si, bien sûr,
les technologies sont là pour ça. Soit vous disposer d'une équipe
informatique et vous investissez dans un outil permettant d'automatiser l'enregistrement
des impressions de fichiers numérisés, soit si vous êtes
par exemple client de PressIndex, vous pouvez souscrire à une option
de notre contrat qui vous permet d'être équipé d'une application
spécialement conçue pour gérer la totalité de la
procédure. 30% de nos clients l'utilisent déjà.
PRP : Nous sommes
restés dans le cadre français. PressIndex est implanté
dans d'autres pays européens ( ex : Grande-Bretagne ). Quelle est la
situation chez nos voisins européens ?
DF : Chaque
pays a sa manière bien lui de regarder midi à sa porte...en Angleterre
par exemple, il existe deux sociétés d'enregistrements des droits
liés à la copie, en Italie le système est complètement
dérégularisé et le système des droits d'auteurs
est donc neutralisé, en Espagne ce sont les agences de RPs qui proposent
les services de pige de presse, en Belgique les éditeurs de sont regroupés
en syndicat pour gérer les droits...bref rien n'est simple !
PRP : Quid des contenus
électroniques ?
DF : Le
CFC s'y attelle et devrait proposer de modes de rémunération aux
auteurs concernés par la duplication électronique. Le CFC pourrait
donc devenir un organisme collecteur répartiteur des droits électroniques.
En savoir plus sur les copyrights :




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