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Lobbying, mode d’emploi

Thierry Brétecher est lobbyiste, membre de l’AFCL (Association Française des Conseils en Lobbying, www.afcl.net). Il a exercé son métier de conseil auprès des entreprises dans leurs relations avec les pouvoirs publics : institutions internationales et communautaires, administration française, gouvernement, Parlement, collectivités locales.

Planète-RP : Quel est votre parcours ?

Thierry Bretécher : Après un cursus universitaire en sciences politiques et en droit communautaire, j’ai effectué toute ma carrière en cabinet conseil, successivement comme collaborateur de Bernard Le Grelle et de Thierry Lefébure. Début 2000, j’ai rejoint Jérôme Lascombe pour monter le département Public affairs d’Hopscotch, l’agence de communication corporate qu’il venait de lancer. L’euphorie Internet appartenant désormais au passé, j’interviens depuis lors comme chargé de mission pour un cabinet conseil en stratégie.

PRP : Existe-il un cursus type pour réussir dans les métiers du lobbying ?

TB : IEP/Droit reste la meilleure formation de base. A compléter si l’on veut se spécialiser dans les affaires réglementaires d’un secteur d’activité ou sur un enjeu de société tel que l’environnement. Par ailleurs, les débouchés sont variés selon si l’on souhaite intégrer un cabinet conseil, une entreprise ou une organisation issue de la société civile.

PRP : Votre métier connaît-il des évolutions ?

TB : Toute activité de conseil est en évolution permanente. Prenons le cas d’un lobbyiste qui conseillerait une entreprise française du secteur des télécoms. Cela suppose d’être à Bruxelles pour surveiller les projets de directives du « paquet télécoms II », d’intervenir auprès de la Commission européenne et des eurodéputés afin de leur soumettre une série de propositions juridiques qui aient été préalablement justifiées par la position de l’OCDE en la matière et celle du gouvernement français. Une fois adoptées, ces directives devront être transposées en droit français faisant l’objet d’un projet de loi portant DDOC (diverses dispositions d’ordre communautaire). Il conviendra, dès lors, d’intervenir auprès des parlementaires pour leur donner la position de l’entreprise concernée et de suivre la rédaction des décrets d’application.

Ceci pour démontrer que le jeu d’influence suit la décision politique. Aujourd’hui, celle-ci se situe à Bruxelles et à Genève. Paris ne conservant qu’une marge de manœuvre relativement étroite sur des secteurs réglementés où la souveraineté nationale prime encore.

PRP : Quels sont les grands volets de vos interventions ?

TB : Pour mettre en œuvre une stratégie de lobbying, il convient d’appliquer la méthodologie suivante :
– Etude contextuelle visant à identifier les menaces et opportunités pour l’entreprise ;
– Identification des interlocuteurs politiques et des relais d’opinion ;
– Elaboration de l’argumentaire et intervention auprès des interlocuteurs ad hoc
Suivi des positions et mis en place des outils tactiques permettant d’appuyer la stratégie d’influence (relations presse, colloques, constitution et animation d’associations ad hoc ; etc).

PRP : A quelle éthique répond votre métier ?

TB : J’applique en tout point la Charte relative à l’exercice de la profession de conseil en lobbying que vous pouvez lire sur le site de l’association.

PRP : Un attaché de presse peut-il évoluer vers cette activité ?

TB : S’il dispose d’un relationnel-réseau efficace dans les milieux concernés, il peut envisager d’évoluer vers un poste d’attaché parlementaire d’un grand groupe.

PRP : Comment est organisé le marché français ?

TB : Selon si l’on intervient en amont ou en aval d’une stratégie de lobbying, on trouve des généralistes, en l’occurrence les cabinets conseil en lobbying et les agences de communication corporate, et des spécialistes tels que les cabinets d’intelligence économique, les cabinets d’avocats d’affaires et les cabinets conseil en stratégie. Sans oublier les lobbyistes intégrés au sein des entreprises et des organisations professionnelles.

PRP : Aujourd’hui, on constate que de grandes entreprises mettent en place des campagnes de communication qui impliquent l’opinion publique ? Comment se positionne le lobbyiste face à cela ?

TB : Dès lors qu’il y a concertation préalable sur l’évaluation du risque d’opinion entre le directeur de la communication et le conseil, les dirigeants peuvent prendre leur décision en toute connaissance de cause.

Au demeurant, la tendance actuelle est la recherche de consensus entre l’entreprise et les parties prenantes dont l’opinion publique. Géré de manière subtile, ce qui résulte d’un consensus peut s’avérer être un outil de communication pertinent et un outil d’influence efficace.

Par ailleurs, en collaboration avec un cabinet conseil basé à Genève, j’ai élaboré un produit ‘Le consensus building’ qui puisse répondre à cette nouvelle problématique de communication. Des secteurs jugés sensibles par les ONG et par l’opinion m’ont déjà manifesté leur intérêt à la méthodologie proposée. Ce qui indique que nous sommes bien dans une tendance lourde et comme toujours, il appartient aux communicants de faire preuve de créativité conceptuelle.

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Commentaires (1)

  • Avatar

    Michael Ramon

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    Je suis heureux de te trouver aussi facilement sur internet. Je désire en premier te féliciter du travail que tu as pu effectué lorsque tu as travaillé pour l’Association Française de Chiropratique.
    Je m’excuse du coup de fil que tu as reçu de l’ancien président Sylvain Parny, après ta bonne prestation devant le CA.
    Je cherche à faire sortir les faits de ton travail effectué auprès du cabinet Kroucnner avant qu’il parte au Kosovo.
    Peux tu me faire parvenir une preuve écrite ou m’appeler au 0671722576.
    Merci
    Amicalement
    Michael Ramon

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