Ce que je pense de la communication de crise de Buffalo Grill
lundi, janvier 27, 2003 at 3:11 PM Ce que je pense de la communication de crise de Buffalo Grill par Véronique Skrotzky ( Attachée de Presse )
Toute grosse chaîne de restauration se doit d'avoir un service de communication performant et une attachée de presse digne de ce nom. La gestion de crise par les temps qui courent est indispensable en restauration, tant du point de vue des problèmes qui frappent la filière agro-alimentaire que les crise qui éclatent sur le terrain du social.
Dans une crise comme celle qu'a traversé cette chaîne de restauration, revenons sur la communication qui en a été faite, démontons la part de vrai et de faux et n'hésitons pas à évoquer l'hypothèse d'une attaque en règle avec pour objectif de faire chuter le titre et de mener un raid sur une enseigne que son propriétaire, trop vieux, pourrait céder pour une bouchée de pain.
Au moment de la crise, la réaction a été très mauvaise, car l'attaque n'était semble-t'il pas prévue; Les interviews du président en réponse : "de fadaises" sont des réactions à la Papon, ou de personnes agées. Il semble ne pas avoir été bien conseillé ou ne pas avoir écouté ses conseillers. Aucune mise en place de stratégie de crise ne semble avoir été installée pour soutenir les différentes enseignes réparties à travers la France; la seule communication qui soit passée semble être celle que les médias ont généré..
Si l'enseigne était vierge de toute faille, elle aurait dù avoir une stratégie de crise prête à être appliquée pour soutenir ses adhérents; Une charte de qualité et une tracabilité sans faute, par exemple. Une qualité irréprochable surtout quand la promesse de la marque est de faire déguster uniquement de la viande. Donc une communication prête à répondre à toutes attaques: "nous ouvrons nos portes, nous n'avons rien à cacher, nous avons mis en place des procédures. Nous connaissons nos produits, et ils ont été analysés etc..."
Si elle est susceptible d'être coupable de ce qu'on lui reproche, elle n'est même plus digne d'exister. Le consommateur veut bien s'emballer pour des nouveaux produits, accepter jusqu'à un certain point de manger des aliments modifiés ou reconditionnés mais en toute connaissance de cause. Jouer aux apprentis-sorciers, c'est courir le risque que la lame du couteau se retourne sur le boucher...




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