L’éthique introuvable de la communication de crise
mardi, novembre 7, 2006 at 12:37 PM La gestion de crise entretient une relation ambiguë avec l’éthique. Par son objet même, elle est souvent assimilée à la préservation d’intérêt privé de nature économique ou financière, au détriment d’une opinion publique qu’il faudrait rassurer.
A fortiori, les exemples du sang contaminé, de la vache folle, de l'amiante, de Tchernobyl, fonctionnent comme des illustrations où il s'agit moins de mauvaise gestion de crise que de défaillances morales.
Le débat entre la moral et l'éthique semble trop complexe : « On parle d'éthique lorsqu'on a perdu le moral ». Plus intéressant est de partir du constat de l'absence de toute éthique formalisée pour la communication de crise. Toutes les professions de la communication possèdent leur code déontologique.
Nous commémorons cette année – avec une certaine discrétion, il est vrai – le centenaire des relations publiques et de la fameuse déclaration des principes affirmés par Ivy Lee, reconnu comme son père fondateur. D'autres règles furent formalisées pour les relations publiques avec le code d'Athènes (1965) et de Lisbonne (1978). Les directeurs de la communication disposent de leur code rédigé en novembre 1997 ; le marketing direct, la presse, tout est formalisé, sauf pour la discipline perçue justement comme navigant en permanence aux confins du cynisme, celle qui est souvent la porte d'entrée aux critiques sur le caractère manipulatoire de la communication : la communication de crise. Lire la suite sur Communication-sensible.com




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