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Entries in Bernard Béguin (2)

mardi
déc.282004

L'Aprocop rapproche les communicants publics

Pour tracer les contours de la profession de communicant public, de son éthique, sa déontologie, son avenir, Bernard Béguin se lance dans le projet Aprocop (Association des Professionnels de la Communication Publique). Entretien. 

Pourquoi vouloir fonder l'Aprocop ?
En tant que responsable, avec d'autres personnes, du Cap Com', je suis en contact avec pas mal de professionnels de la communication publique. De ces rencontres est né entre autres un constat : le manque d'organisation et de définition de la profession. En effet, il n'existe pas encore d'association qui soit capable de nous représenter auprès de nos employeurs, des institutions qui nous recrutent, lors de salons professionnels ou d'événements nationaux.

Aprocop serait-elle une forme de syndicat des communicants publics ?
Le but n'est pas de créer un syndicat des communicants publics mais plutôt de proposer un lieu de rencontre et de réflexion pour les professionnels de la communication publique et qui nous permette de définir les contours de notre profession. A ce titre, il me semble nécessaire que les communicants publics se dotent d'un organe de représentation qui ait une certaine légitimité pour jouer un rôle de médiateur dans les conflits qui peuvent opposer les communicants publics à leurs employeurs. Maintenant, il ne faut pas non plus se voiler la face, le lobbying sera sûrement un des axes de cette association pour atteindre ses objectifs.

Concrètement, à qui se destine l'Aprocop ? 
Aux responsables de communication, d'abord : dircoms, enseignants, chargés ou responsables de com', chargés d'édition, attachés de presse ou photographes et maquettistes, voire webmasters. Mais on veut également s'ouvrir aux personnes externes comme les chômeurs et les étudiants car s'ils sont en quelque sorte en dehors du système, ils sont également concernés indirectement par l'évolution du secteur. A terme, on envisagera peut-être de faire des regroupements avec d'autres partenaires européens en Belgique et en Italie avec qui je suis déjà en contact. En effet, demain, c'est une communication publique européenne qu'il nous faudra penser collectivement.

Aujourd'hui, cette association n'est encore qu'un projet. Quand sera-t-elle opérationnelle ?
Mon objectif est de composer d'ici le mois de mars un noyau dur de 15 à 20 personnes qui pourraient s'occuper de l'association. C'est un pari difficile étant donné que le métier de communicant public est très prenant et il n'est pas toujours évident de trouver des personnes ayant du temps à consacrer à côté du boulot. Mais ce projet correspond à un réel besoin et devrait donc voir le jour prochainement.


 

Plus d'infos ?
Contact Bernard Béguin : 
Tél : +33.(0)6.25.16.01.70
Mail : bbeguin@cap-com.org
Site web : http://aprocop.over-blog.com/

mercredi
nov.192003

15ème édition du forum annuel de Cap’Com les 26-27-28 novembre 2003

Pour la 15ème édition du Forum annuel de la communication publique, Cap’Com a choisi le Palais des Congrès de Bordeaux. Cet événement, qui rassemble chaque année 600 participants, permet aux professionnels de la communication publique de réfléchir et d’échanger des expériences sur leur métier. Entretien avec Bernard Béguin, directeur de la communication de Villeneuve d’Ascq et membre actif de Cap’Com.

 

Le thème de la 15ème édition du Forum de la Communication Publique est les «Nouveaux territoires de [en] Communication». Quels sont ces nouveaux territoires ?
On peut entendre la notion de territoire comme «territoire physique». La décentralisation a fait éclater la structure classique territoriale française, avec les intercommunicalités par exemple. Ces nouveaux territoires engendrent des bouleversements dans la profession. On assiste à des transferts de compétences, puisque les échelles changent.
Mais le débat aujourd’hui tourne surtout sur la notion de «territoire virtuel». Le titre « Les nouveaux territoires de [en] communication » illustre cet état de fait : on peut très bien se parler sans se comprendre. Comme le dit Dominique Wolton, directeur de recherche au CNRS, les moyens de communication permettent aujourd’hui aux gens, éloignés géographiquement, de communiquer, mais les cultures restent différentes.

Quel est l’objectif de ce Forum et quels seront les moments forts de cette manifestation ?
Le Forum annuel de la communication publique n’est ni un salon ni une foire. C’est un lieu de réflexion qui accueille 600 personnes qui travaillent dans le domaine de la communication publique et qui viennent sur un mode de formation. Cette année, les moments forts seront les plénières. Des politiques seront présents, comme Alain Juppé. C’est très rare. Souvent, les élus n’aiment pas se frotter à leurs communicants. Une nouveauté cette année par raport aux éditions précédentes : le Village de la Communication, au sein duquel seront proposées différentes activités (stands, boutiques, cyber-station...).

Pouvez-vous nous présenter Cap’Com ?
Avant, Cap’Com était un salon de prestataires de services. C’est aujourd’hui une S.A.R.L dont le but est de réunir les professionnels de la communication publique. Cap’Com aimerait créer une Fédération nationale des communicants publics, suite à la création de la première charte déontologique adoptée l'année dernière. La création de cette Fédération est nécessaire puisque Cap’Com est une société commerciale.

Véronique Durant

En savoir plus :
Visiter le site de Cap'Com