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Comment rater ses relations presseComment rater ses relations avec la presse
A quoi peuvent bien servir les relations avec la presse ? Ce livre est fait pour conforter les doutes : non, les relations avec la presse ne servent à rien ! Si ce n'est à développer sa notoriété et sa visibilité, à améliorer la lisibilité de son image et de son positionnement, voire à se faire un peu de publicité.... Lire plus...

Entries in journalisme (5)

lundi
sept.072009

Bruxelles 3C : L’investigation : partie fondamentale du journalisme ou pratique devenue luxueuse ?

3C - Corporate Communications Community vous invite à une conférence-débat entre journalistes et communicateurs le 17 septembre
L’investigation : partie fondamentale du journalisme ou pratique devenue luxueuse ?

Chaque année, le 3C organise une « rencontre avec la presse » qui a pour objectif d’aborder un thème bien précis avec quelques représentants du monde médiatique dans le cadre d’un débat.
Cette année, nous allons toucher aux fondements du journalisme et aborder le journalisme d’investigation.

Si bon nombre de nos membres n’ont jamais été confrontés à une investigation menée par un journaliste sur des dossiers sensibles, nous nous sommes tous au moins, un jour imaginés dans cette situation. Avec cette question qui nous taraude tous. Dois-je participer ? Et dans l’affirmative, sous quelles conditions ?

Parallèlement à cela, force est de constater que le cadre de travail des journalistes a évolué rapidement ces dernières années.

L’évolution des technologies et de la gestion des médias toujours plus orientée vers l’accroissement du rendement ont indubitablement un impact sur cette pratique du journalisme.
D’autre part, des initiatives telles que le Fonds Pascal Decroos et son pendant francophone, sur lequel l’AJP travaille d’arrache-pied entendent stimuler l’investigation dans le journalisme.

Vous l’aurez compris, le thème est passionnel et le débat s’annonce passionnant.

Intervenants :

    * Martine Simonis : secrétaire nationale AGJPB / secrétaire générale AJP
    * Dominique Vosters : directeur de cabinet adjoint de la ministre de la Culture et de l’audiovisuel (Communauté française)
    * Ides Debruyne : directeur du Fonds Pascal Decroos
    * Pierre Marlet : rédacteur en chef de l’émission « Question à la Une » RTBF
    * Wolfgang Riepl :  journaliste au Trends
    * Un journaliste du quotidien Le Soir

Le jeudi 17 septembre de 11h à 14h
Lieu: Roularta Media Group - 1731 Zellik

Programme
Accueil à partir de 10h30
Début : 11h00
Lunch léger et contacts informels à partir de 13h15
Fin à 14h00

Vous êtes intéressé ? Inscrivez-vous par www.3C.be

mercredi
févr.042004

L'émergence des rédactions et agences virtuelles!

La mise en réseau des savoirs, les possibilités offertes par les technologies de créer des passerelles virtuelles et des espaces de collaboration transversaux aux frontières annoncent l'émergence d'une nouvelle façon de faire du journalisme et de communiquer. 

Choix de télé-travailler, proposition de services en mode "freelance/pigistes", autant de concepts apparus dans les années 80 et qui trouvent aujourd'hui leur pertinence personnelle, professionnelle et commerciale.

Cette nouvelle génération de professionnels, en aucune manière concurrente de l'ancienne, permettra un choix supplémentaire en terme de services et résoudra le triangle difficile entre plan de carrière, trajectoire personnelle et offre de services.

Dans les industries de presse, on voit fleurir de nouvelles organisations qui fonctionnent de façon éclatée... Sans rédaction « physique »... Pour les entreprises, c'est la possibilité d'accéder à des prestations personnalisées et permettant un accompagnement dans le temps. Différence du rapport entre le chargé de mission et l'émetteur de la mission, non plus basé sur des modèles économiques liés à une rentabilité par tête et une organisation pyramidale, mais sur une relation unilatérale où les missions ont un visage.

jeudi
janv.292004

Communicants et journalistes, solidaires face à la marchandisation de l'information ?

Autrefois difficile d'accès, voire réservée à une élite, la presse suit le mouvement amorcé avec Internet, puisque de nombreuses sources d'information deviennent libres d'accès (fil d'info AFP ou Reuters). On peut donc écrire qu'aujourd'hui l'accès à l'information est libre et gratuit, à la seule restriction que l'on puisse y accéder directement ou indirectement. 

La diffusion de l'information suit le même chemin, puisqu'il existe de nombreux portails qui permettent aux entreprises de « poster » leurs communiqués de presse en ligne. Conséquence plus récente, la généralisation des journaux gratuits, preuve s'il en est de la pérennisation de ce phénomène.

Les conséquences sont lourdes pour la profession de journaliste, mais aussi sur celle de communicant. Dans la jungle de l'information, les premiers sont fragilisés dans la pratique de leur activité et poussés à offrir toujours plus, toujours plus vite au risque de perdre la notion de qualité nécessaire à la réalisation d'un article ou d'un dossier. Les seconds sont parfois perdus face au nombre important de nouveaux supports et la difficulté à discerner le bon grain de l'ivraie. Le renforcement des attitudes professionnelles et le maintien des relations de bonne intelligence entre la presse et le communicant semble être la garantie d'éviter la marchandisation extrême de l'information et la perte de l'éthique.

On peut regretter qu'il n'existe aucun groupe de réflexion d'envergure internationale, sinon nationale, qui permette aux journalistes et aux communicants de se rencontrer et de mettre en place des règles de fonctionnement permettant d'avancer dans l'avenir dans un meilleur respect du lecteur et de son attente d'une information qui ne soit ni bradée, ni biaisée.

dimanche
avr.062003

Evelyne Pages : le rôle capital des attachés de presse

Dans le monde très fermé de l'audiovisuel, Evelyne Pagès est un cas à part, car ce n'est pas elle qui a choisi la radio, c'est la radio qui l'a choisie . Effectivement, qu'y a-t-il de commun entre " La Carrière" ( Quai d'Orsay ), illustre maison dont elle préparait le concours d'entrée et la radio télévision française, dont elle sera " la voix " pendant plus de 30 ans. A ce compte, la France a perdu un diplomate de choc, mais les média ont gagné un timbre chaleureux et furieusement parisien. Aujourd'hui, Evelyne Pagès partage son temps entre la préparation des interviews de personnalités ( Chirac, Adjani, Guerlain… ) pour le magazine franco-américain " Champs-Elysées " et ses autres activités dictées par la passion et la générosité, deux qualités qu'Evelyne porte depuis la naissance.

En contact depuis ses débuts avec les attachés de Presse, Evelyne apporte un éclairage précieux sur notre profession.

Planète-RP : Vous avez côtoyé beaucoup d'attachés de presse. Que vous évoque ce métier ?

Evelyne Pagès : Pour moi, les attachés de presse ont toujours joué un rôle capital dans mon travail. J'en ai fréquenté tout au long de ma carrière, certains sont même devenus des amis. Je les admire, car depuis quelques années on assiste tout de même à une surmultiplication des média, ce qui ne doit pas rendre leur tâche facile. Je me rappelle m'être rendue au Festival de Cannes plusieurs années de suite pour France 2. Et bien, croyiez moi, en 10 ans, la liste des journalistes à se disputer la moindre interview s'est dramatiquement allongée…les attachés de presse disposent donc aujourd'hui d'un pouvoir important mais dont il leur faut user avec modestie et professionnalisme…la tentation existe toujours de vouloir devenir calife à la place du calife ( sourires ). Dans l'ensemble, je les trouve tout de même professionnels, même si parfois j'ai reçu des appels de jeunes personnes me posant naïvement la question, " Madame Page (SIC), que faites vous à RTL ? ".

PRP : Vous qui avez interviewé des personnalités aux quatre coins de la planète, avez-vous constaté des différences culturelles entre les attachés de presse français et étrangers ?

EP : S'il existe une différence que j'ai pu constater à plusieurs reprises, elle concerne les attachés de presse américains. J'ai toujours été impressionné par leur maniement du chronomètre en interview. Avec les américains c'est " 5 minutes et pas une seconde de plus ".

PRP : Quelle vision portez-vous sur le journalisme aujourd'hui ?

EP : Je pense que l'évolution que je rappelais, concernant les média, se retrouve dans la façon de travailler des journalistes. Ils laissent de plus en plus de côté la phase préparatoire de leur travail, ce qui a pour conséquence de produire un résultat approximatif et de moins bonne qualité. Les journalistes ont tendance à reproduire le contenu des dossiers de presse et d'y puiser les questions de leurs interviews au lieu de chercher à aborder des aspects plus originaux. J'ai à ce sujet une anecdote savoureuse empruntée à Brian de Palma que j'avais rencontré lors du Festival de Deauville. Il avait filmé l'ensemble des interviews de promotion de son film et avait ensuite mis bout à bout les séquences. A l'arrivée on obtenait une série de questions roborative et sans aucune originalité, preuve que les journalistes ne brillent pas toujours par leur imagination…


lundi
mars032003

Bévues de presse et maljournalisme !

Jean-Pierre Tailleur, journaliste de profession a écrit un ouvrage complémentaire au brulôt contre le journal Le Monde. Il attaque d'une manière générale les dérives d'un certain journalisme, baptisé par lui maljournalisme...d'ailleurs il a mis en ligne un site consacré à ce thème, et a publié un ouvrage ( Bévues de Presse )...entretien.

Planète-RP : Pouvez vous me rappeler votre parcours ?
Jean-Pierre Tailleur : Naissance à Buenos Aires, famille franco-argentine, jeunesse à Montpellier, études à Supdeco Lyon. Ensuite, six années de Société Générale dont trois comme expatrié à New York. J'y ai étudié le journalisme, à Columbia University, en changeant de carrière. Après une année de piges diverses pour la presse française et étrangère, notamment pour un magazine paraguayen, je suis retourné en France où durant 4 ans j'ai exercé comme journaliste économique. J'ai participé à la création du mensuel Management, chez Prisma Presse, où je m'occupais des techniques de gestion et des banques, puis j'ai rejoint L'Usine nouvelle qui me proposait de sortir du journalisme financier. J'ai ensuite profité d'une clause de cession pour tenter de m'installer à Barcelone comme pigiste pour les presses française et espagnole, et me lancer dans l'écriture de "Bévues de presse". J'ai pu être publié dans El Pais, mais cela ne me permettait pas de vivre. Au bout de 15 mois, début 2000, quitte à ne pas avoir de revenus, je me suis consacré à fond à l'écriture de ce qui s'est avéré être la critique du journalisme français la plus complète publiée jusqu'à présent. Mon livre devait sortir au Seuil fin 2001, mais ils ont eu peur et c'est finalement Le Félin qui l'a publié, en mars 2002.

Planète-RP : Quel a été le facteur qui a déclenché l'écriture de votre livre ?
JPT: Le fait de trouver parfois dans les grands journaux français un amateurisme dans les enquêtes que je notais moins chez leurs confrères américains. J'ai eu confirmation lorsque j'ai fait mes premières piges, sans aucune vérification des informations que j'envoyais. Ensuite, comme rédacteur économique, j'arrivais à m'éclater dans certains reportages, mais ma passion c'était l'hyperjournalisme, qui consiste à écrire sur les pratiques de sa profession. Depuis 1993, j'accumulais des cas de mauvais ou de bons reportages comme d'autres collectionnent les timbres, et le jour ou j'ai pu en faire la synthèse, j'y suis allé à fond. La question du maljournalisme, centrale pour notre démocratie, n'était pratiquement traitée par personne, et cela me motivait d'autant plus.

Planète-RP : Quel est votre jugement du livre de "Péan et Cohen" et quelles sont les thèmes/argumentaires communs à vos deux livres ?
JPT: Je ne l'ai pas encore lu, mais pour ce que j'en sais à la lecture des bonnes feuilles dans L'Express, il me paraît très percutant et convaincant, et tout a fait complémentaire du mien: Péan et Cohen se sont intéressé aux arrière-cuisines du journal de référence, alors que dans "Bévues de presse", j'ai fait le travail d'un critique gastronomique qui juge à partir des articles servis dans les principaux journaux généralistes. Le Monde reste un grand journal, et ce serait dommage que le débat soit confiné dans les agissements du trio Colombani-Plenel-Minc. Personne n'a noté, curieusement, qu'un des co-auteurs qui les critiquent violemment est un journaliste de Marianne. Or ce magazine se comporte souvent comme une sorte de "NY Post" pour intellectuelloïde, aussi inquiétant sur l'état de notre démocratie que certaines unes malencontreuses du Monde...


Planète-RP : Le site www.maljournalisme.com vous permet de bénéficier d'une vitrine pour votre ouvrage face à la frilosité de vos confrères à le chroniquer. Cette stratégie commence-t-elle à porter ses fruits ?
JPT: Oui, je reçois de plus en plus de messages. Mais tant qu'aucune grande radio ou télé n'aura pas débattu des questions que je soulève, on peut considérer que "Bévues de presse" est boycotté. Même un journaliste prétendument rebelle comme Daniel Mermet ignore mes travaux, parce que critique des journaux "de gauche" comme "de droite". Je soupçonne aussi certains libraires de ne pas avoir joué le jeu, mais heureusement qu'il y a Amazon.fr!

Planète-RP : On reproche souvent aux communicants de servir les intérêts des entreprises et organisations qui les emploient au risque de manquer de l'indispensable rigueur intellectuelle dont font usage les journalistes...qu'en pensez vous ?
JPT: Les communicants sont dans leur rôle quand ils servent les intérêts de leurs employeurs, et ils sont nécessaires dans les grandes institutions. Je ne sais pas si leurs relations avec la presse étaient pires ou meilleure il y a 20 ans. Mais ce qui m'inquiète plus, c'est le manque d'enquêtes en profondeur qui remettent en cause leurs messages. A ma connaissance, face au scandale du Crédit Lyonnais ou au cas Vivendi, il n'y a pas eu, en France, des journalistes qui peuvent se targuer d'avoir démonté le discours officiel. Cela n'a pas été le cas aux Etats-Unis avec Enron, car les agissements de ses dirigeants ont été révélés par quelques journalistes avant l'éclatement du scandale. J'ai mis sur maljournalisme.com un article assez édifiant de la Columbia Journalism Review, sur cette indépendance par rapport aux communiquants que nous avons somme toute moins en France.