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Communiquer le recentrage des marques Tiscali

Martial Delpuech nous explique le fonctionnement d’une campagne de fond destinée à positionner la nouvelle image du groupe Italien Tiscali sur les marchés des nouvelles technologies.Planète-RP : Quel enchaînement d’événements a conduit le groupe Tiscali à opérer ce recentrage ?

Martial Delpuech : Tiscali France est né du rachat de Liberty Surf par le groupe Italien Tiscali. Ce rachat s’est fait en même temps que d’autres investissement dans des activités toutes liées aux nouvelles technologies. Au total plus d’une dizaine de société ont été agrégés à la holding transalpine. Mais même si les sociétés en question avaient pour point commun d’appartenir au monde des NTIC, elles n’avaient pas le même positionnement, ni le même public. On trouvait 4 fournisseurs d’accès ( LibertySurf, Fressbee, WorldOnline ), des sites de contenu et de communauté ( chez.com, Respublica , Nomade, Monsieurcinema ), de shopping ( Toobo ), des fournisseurs de services télécom filaires et IP, pour des audiences professionnelles et résidentielles, ainsi que du prépayé ( Intercall ) et du service.

PRP : Comment s’est opéré le recentrage ?

MD : Le groupe Liberty Surf a été racheté par Tiscali en Janvier 2002. Les 6 premiers mois, nous avons vécu une période transitoire. Nous avons ensuite procédé à une campagne d’information auprès des communautés de journalistes économiques et financiers et analystes pour les informer de la nouvelle organisation et des gains à en attendre.Nous avons procédé à une première harmonisation, en procédant à la mise en place de quatre marques distinctes, en tenant compte des points de forces de chacune de marques existantes ( co-branding ). Cela a donné lieu à un positionnement différent selon que l’on parlait à une cible grand public ou que l’on restait sur un marché plus Business to business, où la marque est secondaire par rapport au service. La tâche ne fut pas simple compte tenu des capitaux de marque ( Intercall et Nomade étaient pionniers chacun dans leur marché ), de statuts boursiers hétérogènes ( cotation au premier et second marché, bourse de Paris et de Milan ).

Les véritables opérations d’envergure avec la presse ont débuté en juin 2001 et l’organisation en juillet 2001 d’une conférence de presse ainsi que d’une campagne promotionnelle et de marketing. La conférence de presse a présenté la nouvelle organisation ainsi que les 6 pôles issus de la réorganisation ( Pôles FAI, médias, télécoms, services aux entreprises, accès Internet et relation clientèle ). Cette conférence se fit en présence du PDG de Tiscali France, Rafi Kouyoumdjian, qui avait déjà participé à la montée en puissance de Libertysurf qui l’avait nommé directeur général en octobre 2000, puis PDG en février 2001.

PRP : Et ensuite … ?

MD :Ensuite, nous avons rencontré individuellement et lors de petits déjeuners de presse l’ensemble de la communauté des journalistes intéressée à développer les messages présentés lors de la conférence et, compte tenu des interrogations de la presse quotidienne généraliste lors de l’annonce de la réorganisation, nous avons organisé une seconde conférence de presse en septembre. La presse quotidienne grand public restait convaincu que le rapprochement des activités allait se faire sur le dos des clients et que la qualité des services allait être sacrifiée sur l’autel du profit. Nous nous sommes efforcés de démontrer que c’était en fait tout le contraire qui allait se dérouler. Nous avons retenu le meilleur de chaque offre historique pour bâtir les nouvelles. En octobre 2001, l’ensemble des portails des FAI du groupe Tiscali en France sont passés au graphisme Tiscali. Cette étape s’est appelée l’harmonisation des portails.

PRP :Quels ont été les raisons du succès de la reprise de votre discours ?

MD : Avoir joué la transparence complète y a sûrement été pour beaucoup. Nous avons une tradition de communication claire et accessible. Même lors des premiers plans de licenciement chez Freesbee, suite au rachat par LibertySurf, nous avons communiqué main dans la main avec les représentants syndicaux.

PRP : Comment va évoluer votre communication en 2002 ?

MD : Après une année 2001 baptisée l’année de l’industrialisation, nous ouvrons l’année 2002 sur le thème des services et allons communiquer autour de ceux-ci.

PRP : Comment sont organisées les relations presse chez Tiscali ?

MD : Dans l’organigramme, je suis rattaché directement au Président. Je connaissais bien la maison pour avoir fait partie de l’aventure Freesbee avant de rejoindre LibertySurf suite au rachat de ma société. Ila fallu créer en interne une conscience des devoirs à remplir pour servir les objectifs des relations presse de la société. J’ai pu m’appuyer sur l’agence EuroRSCG Corporate, et depuis janvier de cette année sur l’agence EuroRSCG Passerelles. Au plan international, je reporte à une cellule basée à Milan. Nous travaillions également pour la communication financière avec l’agence anglaise Smithfield.

www.tiscali.fr

 

 

Pascal Minguet, passion pigiste !

Ingénieur en électronique de formation, Pascal Minguet travaille depuis plus de 10 ans dans la presse informatique. Chef de rubrique chez PC expert, puis rédacteur en chef adjoint en 1991, il devient pigiste spécialisé sur le marché du numérique depuis 1994. Il assure également de nombreuses animations de tables rondes, séminaires, formation : média-training…Planète RP lui a posé des questions sur le statut de pigiste et ses relations avec le monde de la com’.

Planète RP : Quelle place occupent les chargés de com / attachés de presse dans votre travail ?

Pascal Minguet : Une place importante, puisque la communication d’une entreprise vers le journaliste (sur notre domaine high-tech) passe en général par un relais ou un facilitateur : le chargé de com. Un pigiste, comme un journaliste n’a pas de secrétariat, travaille seul et le savoir-faire des chargés de com fait gagner un temps fou.

PRP : Quelles doivent être selon vous les qualités professionnelles requises pour réussir à travailler avec un journaliste ?

PM : La patience, l’humilité, le sourire… Sans prendre la brosse à reluire, je pense que chaque journaliste est un cas à part, à ses manies, son caractère, certains même frôlent le caractériel ou l’invivable. (ne comptez pas sur moi pour vous donner des noms)

PRP : Comment devient on pigiste ?

PM : Je n’ai pas de grande recette. Dans mon cas c’est par choix, après avoir occupé des postes de chef de rubrique, de rédacteur en chef. J’avais déjà beaucoup travaillé dans des sociétés de service, donc assez indépendant et adaptable. De plus, ce statut me satisfait car je gère mon temps, mes activités comme j’en ai envie. Le passage par des rédactions (et différent média presse, radio, TV) aide à devenir pigiste et me paraît indispensable. Le statut de pigiste me permet aussi de choisir, de sélectionner encore plus facilement les sujets à traiter et surtout de passer d’une rubrique à l’autre ou d’un public à l’autre très facilement, ce qui est impossible dans une rédaction où le cloisonnement règne. Un pigiste passe plus de temps sur les articles qu’un journaliste bien assis dans une rédaction qui se perd en  » guéguerre  » interne et lutte de pouvoir.

PRP : Le statut du pigiste a-t-il évolué ? comment bien faire ce métier aujourd’hui ?

PM : Oui sans doute, mais pas énormément pour moi. Pour bien le faire il suffit d’être connu, reconnu, entretenir son carnet d’adresses. Mais ça me semble valable pour beaucoup de métiers  » indépendants « .

PRP : Pensez vous que le métier d’attaché de presse ait évolué ?

PM : L’évolution me paraît plus rapide. Tout d’abord grâce à Internet qui rend l’information plus facilement accessible. Il est bien loin le temps où les marques lançaient un produit aux Etats-Unis et venaient quelques fois 3 à 6 mois en Europe pour nous le présenter comme la grande nouveauté. Internet permet d’avoir une documentation à jour en permanence et facile à utiliser. Les chargés de com ne sont plus des spécialistes des photocopies, de la mise sous plis et de la relance téléphonique. Ils doivent de mieux connaître les sociétés, les marques, les produits, le marché… et deviennent de véritables consultants. Enfin j’espère que c’est l’avis général mais j’en doute encore. D’ailleurs j’ai l’impression que l’on voit certains journalistes arriver dans des agences de RP. Est-ce un hasard ? Je ne le pense pas. Mais heureusement pour les bons chargés de com, tous les journalistes ne feraient pas de bon RP… Pour que tout le monde soit content, l’inverse est vrai aussi.

PRP : Des exceptions ?

PM : Certaines agences n’ont pas vraiment changé. Le portrait type du/de la chargée de com est alors : jeune fille sortant de l’EFAP et bombardée en 3 mois du statut de junior à senior, sans aucune base marché, produit…

www.tmhc.info

Un chasseur de tête juge le marché de la com’

Michel Marie, PDG du cabinet Marie-Team ( spécialisé dans la recherche de cadres et de dirigeants pour les métiers de la Communication ) nous livre son analyse du marché.

Planète RP : Pensez-vous que la situation géopolitique et économique ait une influence sur le marché du recrutement dans les métiers de la communication ?

Michel Marie : Au-delà du grand débat sur les systèmes de valeurs comparés des civilisations qu’entraînent inévitablement (cette fois) les attentats du 11 septembre 2001 qualifiés à l’avance de « sans précédent » par les auteurs présumés ; Si l’on replonge dans « l’aquarium des industries et métiers de la communication » en France, tout se passe comme si le mélangeur de la douche passait automatiquement du tiède au froid.

La première observation, que l’on pouvait déjà faire en avril-mai 2001, tient aux attitudes et comportements d’un grand nombre de managers qui, électrisés et souvent aveuglés par des résultats exceptionnels en 2000, se sont contentés (dans leur tour d’ivoire le plus souvent) de projeter des objectifs fous du type 2001 = 2000 + 20 %. Les troupes n’ont pas compris et n’ont pas pu suivre. Les managers se retrouvent face à leurs hiérarchies et/ou actionnaires. La conjoncture n’arrange rien.

PRP : Quand prévoyiez vous un retour à la normale ?

MM : Sur fond de taux de croissance sans cesse revisité à la baisse, d’une Bourse qui plonge, d’une guerre d’un nouveau type (cnn titrait : New War) d’élections présidentielles en France en mai 2002 qui, comme toujours, vont provoquer de l’attentisme on ne voit pas très bien comment le baromètre pourrait revenir au beau temps avant une bonne dizaine de mois, (sans parler de l’Euro, des indicateurs inversés de l’emploi et de la vigueur des plans sociaux…). Dans ce contexte, les valeurs de la publicité sont en première ligne, le secteur de la communication est frontalement concerné par le report de la reprise : tous les analystes sont pour une fois d’accord. Le théorème de base étant, en terme de métier, que la consommation si elle fléchit, paupérise les emplois liés aux activités de soutien à la consommation, donc la com. C.Q.F.D. C’est presque trop simple… Dire qu’il y a un an on parlait de pénurie de compétences…C’est pour cette raison qu’un groupe comme Havas Advertising lance actuellement le claim de « l’ère des 4 R » = Résister, Recentraliser, Renforcer, Relancer (et pas Recruter…).Pour relativiser et ne pas sombrer corps et âmes dans la sinistrose, il faut observer que le nombre d’offres et de CV en ligne (on line) sur les sites ont augmenté respectivement en un an de 48 % et 116 % et le secteur de la com. y progresse très vite. (source APPEI : Association des Professionnels pour la Promotion de l’Emploi sur Internet, octobre 2001).
PRP : Cette crise engendrera-t-elle des mutations dans l’organisation des entreprises et les profils des cadres ?

MM : Le grand marché de la communication, deux études récentes le confirment (Top et Conseil & Annonceurs associés, octobre 2001), a des attentes précises et bien hiérarchisées qui s’appliquent aux prestations comme aux individus qui composent les structures :
· sens de l’écoute,
· compréhension des problèmes de plus en plus complexes,
· connaissance de la concurrence,
· réactivité,
· anticipation, prévision des évolutions (marchés, technologies, etc…),
· la créativité, ce qui suppose de « savoir déranger ». Les annonceurs ne sont pas si frileux qu’ils en ont l’air…

Ces valeurs émergent d’autant plus que la crise et sa perception sont fortes. Au moment où on « revisse les boulons » un peu partout et où on restructure, les dirigeants et managers devraient anticiper sur l’image de leur propre entreprise de communication (tant en interne qu’en externe) en mettant en œuvre, par exemple, les techniques d’outplacement. Histoire d’être humain…

www.marie-team.com

Pierre Chappaz, CEO de Kelkoo : les RPs, c’est du marketing…

Pierre Chappaz est CEO de Kelkoo, le leader européen des moteurs de shopping sur Internet, présent dans 8 pays. Planète RP lui a demandé de livrer son sentiment sur les relations publiques et leur rôle dans la naissance d’une société.

Planète RP : Quel rôle ont joué les relations presse dans la communication sur le site Kelkoo en France et dans le reste du monde ?

Pierre Chappaz : Les RP nous ont permis lors du lancement l’année dernière d’obtenir un nombre d’articles très important sous les angles les plus divers: phénomène start-up, nouveauté du service (moteur de shopping et de comparaison de prix), levées de fonds, acquisitions, people, et même la mode des noms en KK 00… Etre l’agence RP de Kelkoo n’était d’ailleurs pas facile, étant donné le rythme exceptionnel des événements.

PRP : Avez vous appris au contact des attachés de presse sur le travail avec les médias et la manière de communiquer les informations d’une société ?

PC : Personnellement cela fait 12 ans que je pratique les agences puisqu’avant de fonder Kelkoo j’ai dirigé la communication de plusieurs grandes marques dont Toshiba et IBM. Oui, j’ai beaucoup appris au contact des attaché(e)s de presse et surtout des meilleurs d’entre eux. J’ai aussi forgé quelques idées personnelles sur la question!

PRP : D’après vous, quelles qualités doivent posséder les attachés de presse pour valoriser leur activités auprès de leurs clients ?

PC : Je pense qu’il faut faire un gros effort pour comprendre le mieux possible le métier et le marché du client, car les RPs c’est du marketing pas de la simple mise en contact. C’est une exigence qui concerne toutes les disciplines de la communication, mais les RPs encore plus que les autres, car il s’agit d’intéresser chaque journaliste en fonction de ses centres d’intérêt, mais aussi de sa propre compréhension du sujet. Il faut fournir de l’information à valeur ajoutée!

PRP : Comment pensez vous va évoluer cette profession ?

PC :Je ne serai pas le meilleur oracle pour vous répondre. Demandez-moi plutôt comment va évoluer Internet, là je vous répondrai!

LD.

La survie de la communication passera par l’alliance avec l’informatique et le marketing

Les historiens d’Internet rapportent souvent une anecdote qui résume à elle seule le défi auquel est confronté le communicant dans la pratique de son activité en entreprise.

Etats-Unis, 1990. Un responsable marketing se trouve à son domicile et ses enfants viennent lui annoncer qu’ils se sont connectés au site Internet de son entreprise. Nous sommes au début des années 90 et autant dire que peu d’entreprises disposent encore d’un système de messagerie globale et encore moins d’un site Internet.

Petit à petit les départements marketing et communication vont reprendre le contrôle des sites Internet corporatif arguant de la nécessité de respecter la charte graphique de l’entreprise, une obligation moins évidente aux yeux des directions informatiques.

Directions marketing et communication vont faire front un temps contre les velléités technicistes et imposer des cahiers des charges nécessaires au développement des projets de communication externes

Mais, petit à petit, avec la montée en charge des techniques issues de la relation client et la lourdeur des projets informations liés aux opérations de communication externe ( sites Internet multimédia ) et Interne ( Intranet communiquant ), le rapport de force aura tendance à s’inverser.

Dernier invité à la messe, le directeur marketing et son approche de la communication par le biais des bases de données et donc du marketing direct.

Au-delà de sa signification politique, cette alliance démontre l’obligation de communicant à s’adapter ( tout comme le journaliste ) à cette nouvelle donne au risque de ne plus pouvoir peser dans certains processus. Or, ce dernier peut énormément contribuer à apporter une cohérence aux nombreux messages véhiculés par son entreprise sur ces nouveaux supports, les adapter aux contraintes informatiques.

Cet effort suppose une remise en cause des savoirs et une plongée dans de nouveaux territoires. A la clé, une meilleure communication avec les techniques et les mercatiques.

par Laurent Durgeat

Le meilleur service de presse, c’est le référencement

Plusieurs enquêtes menées auprès de journalistes ont fait ressortir qu’ils se servaient en premier lieu des moteurs de recherche lors de la phase de documentation qui précède l’écriture d’un article. Sur ce point les journalistes ne diffèrent d’ailleurs pas du comportement de n’importe quel professionnel à la quête d’une information. Les Yahoo et autres Altavista sont encore pour longtemps les sésames qui ouvrent les portes du net.

Le référencement de votre site Internet sur les principales bases de recherche est donc une priorité. Lors de l’élaboration du cahier des charges d’un site Internet, cette fonction est prise en compte, mais parfois l’entreprise oublie tout simplement de procéder à sa mise à jour.

Selon la taille de votre société, le référencement sera la chasse gardée du service Informatique ou même du département marketing. Dans quelques (rares) cas, la Direction de la Communication aura son mot à dire.

Avant de vous lancer dans un programme de référencement, voici quelques conseils pratiques :

Interrogez les moteurs de recherche les plus courants grâce à des mots clés et vérifier la présence de votre société au sein de son marché sur les moteurs de recherche les plus utilisés en France comme yahoo.fr ou altavista.fr.

Entrez par exemple le mot clé  » pompes de refroidissement  » si c’est l’activité de votre entreprise et découvrez ensuite les réponses et la place qu’occupe votre société dans ce classement. Cette expérience fournira un bon indicateur du travail à effectuer.

La phase de référencement suit une méthodologie marketing. Il vous faudra déterminer la cible que votre site souhaite atteindre, choisir les mots clés qui permettront d’assurer la visibilité de votre site lors des requêtes effectuées auprès des moteurs. Des techniques existent pour vous aider à franchir avec succès toutes ces étapes( voir liens ).

Des sociétés spécialisées dans le référencement existent et peuvent prendre en charge ces opérations pour des tarifs qui ne dépassent généralement par quelques milliers de francs par mois.

Site utiles à connaître :

www.referencement.com
www.nebooster.com
www.polepositioning.com
www.1ere-position.com

Planete-RP.com rentre dans le réseau Categorynet.com

[image|greg.gif|LEFT] Si vous avez suivi les épisodes précédents, vous savez maintenant que Planète-RP va bénéficier du renfort d’une équipe éditoriale menée tambour battant par Greg Manset…une présentation de notre rédacteur en chef s’imposait. Portrait

Planète-RP : Quel est votre parcours ?

Greg Manset : J’ai une formation en communication et journalisme, mais mon profil relève plus de l’entrepreneur autodidacte que du jeune diplômé. J’ai créé, il y a plus de 4 ans, avec une journaliste indépendante, l’agence de presse Categorynet. Entre-temps, j’ai participé activement au développement de la ligne éditoriale du portail belge de Microsoft, MSN. Je signe également différents articles dans la presse spécialisée. A l’heure actuelle, mon agenda est partagé entre l’administration de l’agence Categorynet et de nos sites Internet ainsi que le suivi de nos budgets clients.

PRP : Pouvez vous nous parler plus précisément de Categorynet et de ses activités ?

GM : Créée il y a quelques années sous le statut d’agence de presse écrite, l’agence Categorynet a aujourd’hui étendu son offre de services. A l’époque, nous concentrions nos efforts essentiellement sur la réalisation et l’écriture de reportages et d’articles de presse à destination de publications belges et étrangères. Nos différents collaborateurs, tous journalistes, écrivaient des articles relayés dans de nombreuses publications de renom. Avec le succès du web, nous avons aussi proposé l’animation de contenu web. Notre expérience et le talent rédactionnel de nos journalistes ont séduit plus d’un client.

Outre notre clientèle cible, la presse grand public, nous avons tenté de nous rapprocher d’une cible plus commerciale : celle des entreprises privées. Nous assistons donc différentes sociétés dans leur communication grand public. A cet effet, nous nous chargeons pour certaines entreprises de l’animation de leur site web ou de leur newsletter. A ce titre, notre meilleur portfolio reste notre site web : www.categorynet.com. Aujourd’hui très populaire auprès du milieu journalistique (2000 visiteurs au quotidien et 7000 abonnés à nos newsletters), le site de notre entreprise est plus un portail de services qu’une simple vitrine commerciale. En effet, Categorynet.com offre différents outils pratiques à destination des professionnels de la communication et de la presse. Nos visiteurs peuvent consulter gratuitement nos revues de presse d’emploi, participer à des débats, parcourir notre banque de liens, etc. Ce positionnement sur le web nous a également poussé à offrir des services complémentaires à nos partenaires et clients. Par l’intermédiaire de notre site, nous sommes aujourd’hui capables d’offrir des services de conseil en recrutement pour les secteurs de la presse et de la communication. Nous proposons également des services logistiques aux attachés de presse et agences de relations presse, comme par exemple la diffusion de communiqués de presse via notre portail ou encore l’envoi de mails à des cibles particulières.

PRP : Que comptez vous mettre en place sur la nouvelle version du site Planete-rp ?

GM : Aujourd’hui grâce à Categorynet.com, Planete-RP et Dircomchannel.com, ainsi que quelques autres sous-sites (sirpresse.com, etc), la communauté virtuelle de Categorynet s’avère être un acteur incontournable de la communication et de la presse sur le web.

Nous comptons en premier lieu revoir le look de Planete-RP afin de l’adapter à celui de notre réseau. Planete-RP sera dotée de nouvelles fonctionnalités comme un moteur de recherche, etc. La gestion de Planete-RP par notre équipe se traduira également par une rigueur accrue dans le déroulement des interviews. Désormais, chaque article publié sera le fruit d’une concertation et d’une étroite collaboration entre Prformance et Categorynet. Planete-RP va aussi se voir dotée des  » services  » les plus populaires de son grand frère Categorynet.com. Aux rubriques actuelles vont venir s’ajouter un carnet d’adresse, un forum très puissant et fort actif, une banque de données de plus de 1000 liens, une revue de presse quotidienne des offres d’emploi et de stages dans les relations presse, et bien d’autres surprises

PRP : Comment allez vous assurer la partie économique du projet ? Le site va-t-il proposer de l’achat d’espace publicitaire ?

GM : Nos sites web sont plus des démonstrations de nos savoir-faire et l’impartialité de nos contenus sont des gages de qualité et la preuve de l’intégrité de nos journalistes. Il est évident que nous nous devons d’offrir des solutions économiques à PRFormance afin de pouvoir assurer un suivi sur le long terme de ce projet. Dans ce cadre, nous ouvrirons certainement l’ensemble du réseau Categorynet à la publicité. Le tout sera confié à une régie interne. Enfin, nous allons multiplier les partenariats dans le cadre de Planete-RP

www.categorynet.com

Internet, un irremplacable outil de recherche et de veille

Les disciplines marketing sont très consommatrices en informations. Véritable nerf de la guerre, elles permettent de se positionner, de faire évoluer sa stratégie.

Avec l’irruption d’Internet, le triangle formé par les coûts, le temps et la pertinence, a enfin trouvé sa résolution :

– le temps passé à rechercher l’information s’est considérablement réduit. Agents intelligents, méta-moteurs, bases de données en ligne sont devenus les compagnons de route inséparables du bon communicant.

– les coûts ont fondu à mesure que le réseau a étendu sa toile. L’information autrefois conservée jalousement par ses émetteurs s’ouvre de plus en plus à l’internaute  » éclairé « . Tout est ici une question de stratégie de recherche et d’accès aux bons outils et aux méthodes les plus efficaces.

– La pertinence s’améliore au fur et mesure que les moteurs de recherche étendent le volume des pages visitées et qu’ils proposent des modules de recherche de plus en plus sophistiqués.

Pour parvenir à faire un usage optimal d’Internet lors de vos recherches, voici quelques conseils stratégiques :

1. Définissez clairement ce que vous cherchez à apprendre. Est-ce la couverture média de votre concurrent ? ses dernières annonces ? L’itinéraire d’un journaliste avec lequel vous souhaitez engager une relation professionnelle ? Une tendance du marché qui intéresse l’opinion ? Les réponses à ces questions seront vos axes de recherche.

2. Choisissez l’outil le plus adapté. Par exemple, un agent intelligent sera plus adapté à des surveillances à moyen et long terme. Quant aux forums de discussion, ils ne fourniront qu’une vision partielle et éphémère du sujet que vous souhaitez étudier.

3. Réalisez un document cadre qui reprendra les problématiques, les questions que vous souhaitez renseigner, les outils utilisés et sous quels paramètres ceux-ci interviendront (jour, durée, limite de la recherche…).

Alors, êtes vous prêt ?

Etre « attaché » parlementaire…

Marie-Christine Méchet est assistante parlementaire du député Pierre-Christophe Baguet. Elle nous explique le quotidien de son travail à l’assemblée, un travail qui est fait de recherches en amont et de contacst avec l’extèrieur.

Planète-RP : Quel est votre parcours ?

Marie-Christine Méchet : J’ai fait des études de droit public (maîtrise de droit public interne, Sciences-po Paris – section  » service public  » et 3ème cycle universitaire de Défense à Toulon). Parallèlement la politique m’a toujours passionné (en 1984 j’ai été secrétaire des jeunes du Club 89), bien que je ne sois pas une  » militante « , je n’ai jamais adhéré à un parti politique craignant de m’y sentir trop à l’étroit. Après une première expérience dans une société de services informatiques comme cadre administratif en province, j’ai arrêté de travailler pendant 7 ans pour m’occuper de mes enfants. De retour à Paris, j’ai souhaité devenir assistante parlementaire. J’ai commencé à travailler avec un premier député à l’Assemblée nationale en janvier 1994.

PRP : Quel est le rôle d’un assistant parlementaire ?

MCM : Le rôle de l’assistant parlementaire est différent selon que son activité est à l’Assemblée nationale ou en circonscription. Je parlerai de ce que je connais le mieux : l’assistant parlementaire à l’Assemblée nationale.

Dans le domaine législatif, c’est un rôle en amont du travail du député. J’ai l’habitude de dire dans une boutade que  » le travail de l’assistant s’arrête là où commence celui du député  » et c’est très bien ainsi. Nous sommes là pour aider le député à intervenir sur les textes. Evidemment, les députés n’interviennent pas sur tous les textes… ils les choisissent selon leurs centres d’intérêt et leur commission.

Le travail de l’assistant parlementaire commence alors, il étudie minutieusement les dispositions présentées, rédige et dépose des amendements, prépare les interventions et le dossier de séance…Nous ne pouvons pas aller en commission à la place du député, ni dans l’hémicycle bien sûr…Les collaborateurs des groupes politiques, auxquels appartiennent la plupart des députés, nous aident beaucoup dans cette fonction, les textes sont généralement assez complexes…En revanche, quand le député est le rapporteur d’un texte, il est aidé par les fonctionnaires de l’Assemblée affectés à la commission devant laquelle le texte a été renvoyé, le rôle de son assistant est alors très minoré.

Mais notre travail ne s’arrête pas à l’étude des textes, nous traitons également le courrier parlementaire en rapport avec le travail législatif. Les députés sont régulièrement saisis par leurs administrés sur des sujets extrêmement variés, dans lesquels il leur est parfois demandé de véritables consultations juridiques… Le Service des études de l’Assemblée est là pour nous aider à leur répondre. L’assistant peut alors rédiger, au nom de son député, des questions écrites à adresser au ministre ainsi que des propositions de loi. L’assistant parlementaire rédige également les courriers par lesquels le député peut interpeller le gouvernement sur les problèmes rencontrés dans l’application des lois. Il rédige aussi les courriers de saisine du Médiateur de la République pour aider, en dernier recours, les personnes contestant en vain une décision ou un comportement de l’administration.

Le député a également une mission d’information envers ses administrés. Cette mission est assurée par son assistant qui transmet les projets de loi et les propositions de loi, les textes votés, les rapports d’information, les rapports des commissions d’enquête ou des missions de contrôle, toutes informations ayant trait au travail parlementaire.

L’assistant a également un rôle essentiel de tri de l’information. Le député reçoit énormément de documentations, de rapports, de courriers, de revues des presse. A nous de constituer des dossiers le plus à jour possible sur ses différents centres d’intérêt afin de lui permettre de trouver rapidement l’information quand un sujet se présente à lui.

PRP : Quel est votre statut ?

MCM : Actuellement, il n’existe pas, à l’Assemblée nationale, de statut de l’assistant parlementaire. Mieux, notre profession n’est pas reconnue officiellement, nous n’avons pas de convention collective, aucune condition de diplôme n’est exigée, aucune grille de salaire n’est imposée, l’ancienneté n’est pas reconnue et nous bénéficions du droit minimum accordé par le code du travail. Nous sommes tous des  » collaborateurs de député « , du chauffeur à l’assistant en passant par la secrétaire. Nos contrats sont des contrats de droit privé, mais nous sommes payés sur fonds publics, la fin du mandat du député rompt ipso facto le CDI, nous sommes gérés par les services de l’Assemblée nationale qui, par ailleurs, ne veulent pas nous connaître individuellement…Nous essayons depuis des années de sortir de ces contradictions pour que notre métier soit enfin reconnu mais nous sommes ballottés entre les députés, qui n’ont pas été élus pour gérer du personnel, et les services de l’Assemblée qui veulent entendre parler de nous le moins possible…C’est parfois ubuesque !

La situation au Sénat est un peu différente, la condition des assistants est meilleure qu’à l’Assemblée et bien qu’il n’existe pas en tant que tel un  » statut « , leur métier est beaucoup mieux reconnu et identifié. Des conditions de diplôme déterminent les différents métiers, y sont attachées le statut de cadre, des grilles de salaire, l’ancienneté est reconnue…autant d’avancées qui permettent de proposer une progression de carrière à l’assistant parlementaire.

PRP : Cette responsabilité vous a t-elle été proposée par votre député ou l’avez-vous sollicité ?

MCM : Le marché du travail des assistants parlementaires est un marché  » caché « . Il n’existe pas de centralisation des CVs, pas de journal de petites annonces, pas de lieu de rencontre. C’est un peu le  » système D  » et la circulation des candidatures se fait beaucoup par les assistants eux-mêmes. Le travail parlementaire ne s’apprend pas vraiment dans les livres mais beaucoup sur  » le terrain « , dans la pratique. Le député avec lequel je travaille depuis quatre ans était alors un nouvel élu et il cherchait quelqu’un qui connaissait bien l’Assemblée et le travail parlementaire, il avait envie de s’investir dans le travail législatif.


PRP : Est-il nécessaire d’avoir la même sensibilité politique que son député ?

MCM : Evidemment oui. Même si dans notre grande majorité nous ne sommes pas des militants, nous sommes des collaborateurs  » politiques  » et avons des convictions. Ici, à l’Assemblée, nous représentons notre parlementaire et comme nous préparons son travail législatif, je pense qu’il est indispensable d’avoir des convictions politiques identiques aux siennes.
Quelles sont les qualités requises pour être un bon assistant parlementaire ?

Il faut être réactif, travailler rapidement, connaître parfaitement les arcanes du travail législatif. Il faut se tenir constamment informé, beaucoup lire, être organisé et ordonné. Il faut savoir comment  » fonctionne  » son député pour l’aider au maximum à exercer son métier de législateur.


PRP : Etes-vous amenés à travailler avec la presse, si oui quelle type de presse et quels sont vos rapports ?

MCM : Non, je ne m’occupe pas des relations avec la presse, c’est le domaine réservé de mon collègue de circonscription qui est en contact avec la presse locale.


PRP : Avez-vous des contacts avec les autres assistants parlementaires à l’AN et plus particulièrement est-ce que la profession est organisée ?

MCM : Oui, bien sûr, nous avons beaucoup de contacts et de relations d’amitié entre nous. Certains assistants sont présents à l’Assemblée depuis de nombreuses années. Nous travaillons souvent ensemble sur les dossiers, afin de préparer des amendements sur les textes, de répondre aux courriers-type et aux multiples pétitions que le député reçoit. Les bureaux des députés étant attribué selon l’étiquette politique, nous restons souvent  » entre nous  » et n’avons que peu de contact avec les assistants des autres députés. La vie ici est très politisée et nous fonctionnons ainsi sans même nous en rendre compte.

Il existe plusieurs associations d’assistants de droite et de gauche. Je suis moi-même secrétaire général adjoint de l’Association Française des Collaborateurs Parlementaires, la plus ancienne des associations, créée 1979. Un syndicat de gauche a même été créé il y a quelques années. Néanmoins, nous travaillons tous ensemble afin que notre métier soit mieux reconnu et qu’un statut lui soit enfin conféré, le chemin est long et les Législatures trop courtes. Mais la permanence des structures mises en place permet une action à plus long terme et nous avons de bons espoirs d’avoir un jour un statut à la mesure de notre métier et une véritable reconnaissance.

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