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Après la tempête, le beau temps

Rumeur Publique élue « Agence de Relations Publiques de l’Année ». C’était il y a quelques semaines. En trois ans, c’est la deuxième fois que l’agence remporte ce prix. Pourtant, tout n’a pas toujours été rose avec un redressement judiciaire en 2001 et un marché high-tech en essoufflement. Christophe Ginisty revient avec nous sur les difficultés rencontrées.

 

Comment avez-vous accueilli ce Prix ?
C’est une belle récompense pour Rumeur Publique car cela prime les agences non pas pour la profitabilité mais pour la forte loyauté envers leurs clients, et que nous avons réussi, après deux années difficiles, à conserver nos clients et les satisfaire. On ressent ça également comme la fin d’une époque qui a été mouvementée.

Dans les difficultés que l’agence a rencontré, il y a le redressement judiciaire de 2001. Comment y avez-vous fait face ?
Lors d’un redressement judiciaire, on croit que c’est la fin d’une entreprise. Or c’est une opportunité de redressement. On ne va pas dire que nous l’avons bien vécu mais nous avons gardé nos portefeuilles clients et continué à avoir des compétitions. Ce qui a été plutôt difficile, c’est la communication. Il n’est pas simple de communiquer là-dessus en France. En avril 2003, le Tribunal de Commerce a validé le plan de continuation, qui repose sur l’intégralité de la dette (d’habitude, cela repose sur 40% ou 50% de la dette). Depuis le 6 mai 2003, l’agence se porte à nouveau bien et fait du profit.

Le marché des high-tech, spécialité de Rumeur Publique, n’était pas dans une situation facile non plus. Une difficulté supplémentaire ?
Le marché des high tech a connu un énorme redressement qui a porté sur une crise de croissance. Mais c’est un marché qui contient encore des éléments de forte croissance. Les gens étaient fous à l’époque. Tout le monde voulait être dedans et tout le monde avait de l’argent à mettre dans ce marché. En 2000 on avait trois ou quatre prospects par jour et il s’agissait parfois de sociétés très exotiques.
Si Rumeur Publique n’a pas disparu, c’est, je pense, pour deux raisons. Notre politique a été de s’appuyer sur de grands noms, tous très malmenés, mais qui existent toujours aujourd’hui. Grâce à cela, nous avons passé la tempête. Et contrairement à d’autres agences, nous avions peu de start-up dans notre portefeuille. Nous avons également passé une certaine taille critique en terme de notoriété et d’activité.

Comment est née votre agence ?
Je créé Rumeur Publique en 1988 d’abord parce que je voulais travailler dans les technologies de l’information, ensuite parce que je voulais défendre des idées.
Rumeur Publique a été une toute petite agence, qui a décollé en 1990 avec le contrat avec Hewlett Packard (qui faisait 50% de notre chiffre d’affaires à l’époque). Cela a duré trois ans. Rumeur Publique a toujours eu une croissance importante. Nous sommes une des 10 plus grosses agences françaises, même si aujourd’hui on ne sait plus très bien où on se situe puisque les agences internationales ne communiquent plus sur les chiffres des filiales françaises. Mais on est probablement une des premières agences de relations publiques spécialisée en high tech et la première agence indépendante.

 

Véronique Durant

 

 

 



 

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