Il était une fois un appel d’offre…

C’est l’histoire d’une entreprise qui cherchait une agence de relations presse…ou plutôt l’histoire de 400 agences de relations presse (si mes derniers comptes sont bons) qui cherchaient des clients à la fin de l’année 2003.

L’entreprise Lambda contacte quelques agences (de tailles et de profils différents) et convoque tout le monde le jour J pour une «prise de brief». Certaines s’étonnent de l’absence de document de présentation, mais flattées sans doute par le fait d’être l’une des trois sélectionnées, elles s’exécutent tout de même et se présentent au rendez-vous.

Le PDG « qui a fait de la com’ par le passé » parmi beaucoup d’autres talents (c’est simple, il s’écoute parler pendant une heure), vous rejoue la scène du 5 et …vous reconduit à la porte sans aucun document reprenant ses objectifs marketing et communication, tout en vous disant tout le bien qu’il pense de vous et de votre société. Il vous donne rendez-vous une semaine plus tard pour défendre votre projet.

Vous travailliez sur une proposition qui sans être l’étalon du genre a le mérite de répondre individuellement, concrètement et sincèrement au brief, car vous avez compris qu’il ne faudrait pas commettre l’erreur d’épouser l’excentricité de ce PDG…la planète est déjà suffisamment trop petite pour lui tout seul.

Le jour de la présentation arrive. Bizarrement, l’individu qui semblait vouloir vous sauter au cou sept jours auparavant est pris d’une brusque poussée d’agressivité. Il critique à tout va et vous pousse dans les derniers retranchements de votre bonne éducation. Pas de verre d’eau ou de café proposé en une heure et demie…la dégringolade est à la hauteur du personnage.

Vous communiquez moult références client pour que votre entreprise ne soit pas évaluée uniquement à l’aune de l’équipe en charge de défendre son projet. Las, vous êtes recontacté dès le lendemain par le PDG farceur pour apprendre que vous n’êtes
«pas du tout» retenu…et sans service après vente. D’ailleurs, c’est bien simple, rien ne cloche dans votre proposition ou dans les profils de vos consultants et d’ailleurs,
«j’aime beaucoup votre idée de lancement et si nous la retenons, vous avez ma parole que nous vous rémunèrerons». Dernière information qui vaut son pesant d’or, la compétition s’est finalement élargie…de 3 nous étions passés à 6 agences…

Les faits rapportés ainsi que les personnages évoqués n’ont jamais existé mais constituent la synthèse des «aventures » qui arrivent régulièrement aux agences de relations presse. Loin de chercher à dresser une «liste noire» des entreprises qui contreviennent aux règles les plus simples des compétitions, on est en droit de s’interroger sur l’hygiène des relations entre les entreprises et les agences, si on en arrive à des situations aussi ubuesques.

Si vous avez des « histoires » similaires, envoyez les à la rédaction…

Editorial signé par
LAURENT DURGEAT
www.prformance.com

Laisser un commentaire