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Se lancer dans les relations presse en période de crise : des créateurs témoignent !

Jeunes créateurs d’entreprise en relations publiques ( première partie ). Nathalie Weinryb a décidé de franchir le pas et de lancer sa propre activité. Avec franchise et humour elle nous explique les raisonspour lesquelles il existe toujours des « mines d’or » à prospecter. La semaine prochaine, une seconde agence…

Planète-RP : Pouvez-vous nous rappeler votre parcours ?

Nathalie Weinryb : De 1987 à 1997 J’exerçais la profession de chef de publicité dans la presse arts plastiques : Art Programme, Artistes, Art Press…
En 1997, je deviens attachée de presse du Musée Maillol et de Gaumont Multimédia au sein de l’agence Information et Entreprise. Parallèlement, je participais activement à l’organisation d’évènements, comme les 20 ans de Transpac (4000 personnes sur 2 soirées au Museum d’Histoire Naturelle) ou encore l’inauguration du cinéma Gaumont à Disneyland. Depuis 1998 j’évolue dans le milieu high-tech, avec comme première référence IBM. J’ai notamment travaillé dans deux agences spécialisées en relations presse high-tech : Yucatan puis GBC Conseil.

Planète-RP : Quelles ont été les motivations qui ont amené la création de votre agence ?

NW : Autour de la quarantaine, en dehors de quelques exceptions, il n’y a plus d’attachées de presse high-tech : soit elles ont intégré un service communication, soit elles sont devenues directrices associés de l’agence où elles exercent, soit…elles ont crée leur propre agence. Mon parcours professionnel et mon caractère me fermaient la porte des grands groupes où les services de communication recrutent encore. La crise qui a affecté le secteur informatique m’a fermé les portes d’une évolution que j’espérais dans l’agence où je travaillais auparavant. Et surtout, entourée de chefs d’entreprises et d’indépendants…cela faisait quelques années que l’idée de créér ma propre activité cheminait. Par ailleurs, lorsque je suis revenue de mon congé maternité en mai 2002, les 35h étaient passées et nous étions en pleine crise du secteur high-tech. Je n’ai pas voulu être « contaminée » par le nouvel état d’esprit de beaucoup, devenu des plus moroses et démotivés. Car je restais – et le bon démarrage de Parme Communication me le confirme – convaincue que pour les gens travailleurs, ambitieux et enthousiastes, le business fonctionne bien. Certes c’est dur mais de multiples PMEs affichent une belle santé financière et une croissance régulière. Parme Communication s’adresse à ce type d’entreprises.

Planète-RP : Dans un marché déjà très atomisé, comment se différencier d’une offre de services pléthoriques et quelles valeurs et services avez vous décidé de défendre ?

NW : Parme Communication s’adresse aux PME-PMI qui souhaitent être accompagnées dans leur communication. Bien souvent les clients et prospects de Parme sont des entreprises solides n’ayant jamais fait de relations presse et n’ayant pas les moyens de faire appel à différentes agences (relations presse, publicité, événementielle…). Parme Communication leur propose des programmes de relations presse mais également de les accompagner sur leurs autres actions de communication. Pour cela Parme s’appuie sur ses expertises passées et sur un réseau de partenaires. Je dirai que l’éthique de Parme Communication c’est de l’enthousiasme et du dynamisme bordé par une méthodologie efficace pour réussir la communication de ses clients. Nous leur apportons les avantages d’une petite structure : écoute, conseil, disponibilité, réactivité et force de propositions. Notre méthodologie nous permet de nous engager sur les actions à mener et de donner une visibilité permanente à nos clients sur le programme mis en oeuvre.

Planète-RP : Vous démarrez vos activités et êtes donc confronté au marché. Quelle est l’impression actuelle vis à vis des opportunités d’affaires et l’état de santé des métiers de la communication ?

NW : Je dirai que les grosses entreprises communiquent beaucoup lorsque le marché les porte alors que les petites et moyennes entreprises communiquent lorsque leur marché est morose. Parme Communication s’adresse aux PME-PMI qui s’interrogent sur la pertinence d’un programme de relations presse et d’actions de communication auprès de leurs clients. Dès le moment où les dirigeants de ces entreprises sont rassurés sur le retour sur investissement de leurs actions de communication, ils franchissent le pas. Or en France, je n’ai plus les chiffres du marché, mais je crois savoir que plus de 50% des entreprises sont des PME ou PMI. Pour Parme Communication, le type de clients change mais…il y a beaucoup de clients potentiels.
Concernant les métiers de la communication, je suis persuadée que les petites structures vont très bien évoluer à court et à moyen terme car elles sont souvent beaucoup plus réactives et attentionnées à leurs clients. La difficulté pour elles sera de se développer en bonne harmonie. De leur côté, les plus grosses structures doivent encore gérer l’impact des 35h, d’une démotivation générale due au gel des salaires etc…Mais une fois ces changements intégrés, elles ont toutes les qualités et compétences pour assurer leur développement.

Je reste persuadée que les deux types d’entreprises sont complémentaires car par nature les PME-PMI préfèrent travailler avec des petites ou moyennes structures et les grands comptes avec des sociétés prestigieuses.

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