L’Europe a aussi ses attachés de presse

Michel Claessens est le « Press and Information Officer » de la Direction Générale de la Recherche (DGR) de la Commission Eupopéenne. Au sein de l’unité Information et Communication, composée d’environ 18 personnes, il gère les relations presse et les relations publiques de la DGR, qui représente le troisième budget de l’Union. Avec modestie et simplicité, il nous présente son métier et les enjeux actuels de la communication à l’échelle européenne.

 

Michel Claessens, pouvez-vous nous retracer votre parcours ?
A l’origine, je suis chimiste. J’ai travaillé tant dans la recherche universitaire que dans le privé. Mais j’ai toujours eu deux centres d’intérêt : la science et l’écriture. J’ai d’ailleurs beaucoup écrit, à titre complémentaire, pour de grands médias. En 1993, j’ai participé à un concours de la Commission Européenne qui cherchait des rédacteurs scientifiques. Je correspondais au profil et j’ai donc été engagé.

Comment fonctionne une unité d’information et de communication pour une institution aussi importante que la Commission Européenne ?
La recherche est un cas particulier car nous touchons les pays de l’Union Européenne, mais également les futurs membres et tous les pays qui ont accès aux programmes de recherche européens. Nous devons donc avoir une vision très large.
Notre première action consiste à être en relation avec la presse. A côté de l’envoi de nos communiqués de presse vers une liste de 2.800 journalistes (ce nombre dépend des thèmes abordés), nous organisons une fois par semaine des actions pour les journalistes. Puisque notre but est d’être un porte-parole de la recherche européenne, nous devons montrer quels sont les résultats des actions de la DGR. Notre seconde action, les relations avec le public, se fait par l’intermédiaire de notre site Internet et de nos publications.

Travaillez-vous en relation avec les unités d’information et la communication des autres Directions Générales ?
Il existait des réunions régulières, auparavant, mais cela a été supprimé. Ce genre de réunions reprennent timidement, mais restent encore trop institutionnelles. Nous préférons le terrain et l’échange de contacts. Par contre, en interne, nous nous réunissons régulièrement de manière informelle.

Quels sont les grands enjeux actuels de la « communication » européenne ?
Il est vrai que nos actions, dans un domaine aussi complexe que la recherche, visent les milieux industriels et scientifiques. Le citoyen européen n’est pas toujours au courant que l’Union Européenne est active dans le domaine de la recherche. Même s’il y a eu un grand tournant il y a 5 ans, avec le développement du site Internet par exemple, il y a encore énormément de choses à faire. Je pense qu’il faut oublier de tout faire à Bruxelles. Nous devons également travailler au maximum avec des relais comme les médias.

Véronique Durant

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